Lundi 17 août 2009
« C'est merveilleux. J'ai grandi autour de gays toute ma vie, au fond, ça explique peut-être pourquoi je suis de parti pris et que certaines personnes pensent que je suis homo lorsque je les rencontre... ce que je trouve génial. C'est toujours bien de les laisser se demander [rires]. Je ne vais pas sur les blogs ou les chats ou quoi que ce soit, mais mes amis adorent ça et, apparemment, quelqu'un a dit : "Daniel Radcliffe est homo. Il a une tête d'homo !" [Rires] Je ne sais vraiment pas ce qu'est une tête d'homo. Mais je trouve super que Dumbledore s'avère être gay... Une partie de moi pense que J.K. Rowling a fait ça pour voir si elle pouvait énerver la droite, mais je ne suis pas sûr que ce soit pour ça. Je crois qu'elle l'avait prévu, je crois qu'elle a toujours su qu'il était gay. »
« Je suis très content de commencer à soutenir le Trevor Project qui sauve des vies tous les jours. [Daniel vient de faire une grosse donation dont le montant est tenu secret par l'association. Note de Daniel C. Hall] C'est très triste de savoir qu'en 2009 le suicide est une des trois causes principales de décès chez les jeunes, et c'est vraiment dramatique d'apprendre que les jeunes homosexuels (LGBTQ) sont jusqu'à quatre fois plus susceptibles de tenter de se suicider que les jeunes hétérosexuels. J'espère profondément que mon soutien donnera plus de visibilité à l'organisation pour que plus de jeunes découragés apprennent l'existence des conseillers expérimentés de la Trevor Helpline et de ses nombreuses autres ressources. Il est extrêmement important que les jeunes comprennent qu'ils ne sont pas seuls, et peut-être encore plus important, que leurs jeunes vies ont une vraie valeur. »
Daniel Radcliffe, acteur incarnant Harry Potter, interviews 2009.

ANOTHER GAY SEQUEL : GAYS GONE WILD ! (USA – 2008)

 

Fiche technique :

Avec Jonah Blechman, Jake Mosser, Aaron Michael Davies, Jimmy Clabots, Euriamis Losada, Mario Lavandeira, RuPaul, Scott Thompson, The Lady Bunny, Will Wikle, Brandon Lim, Isaac Webster, Brent Corrigan, John Epperson et Amanda Lepore. Réalisation : Todd Stephens. Scénario : Todd Stephens, d’après une histoire d’Eric Eisenbrey. Directeur de la photographie : Carl Bartels. Compositeur : Marty

Résumé :

Andy, Nico, Jarod et Griff sont de retour ! En vacances à Fort Lauderdale pour les vacances mythiques du Spring Break, ils participent au concours Gays Gone Wild, qui doit déterminer lequel d'entre eux peut avoir le plus de partenaires sexuels possibles...

 

 


L’avis de Frédéric Mignard :

La suite de la parodie gay d’American Pie est un délire trash nettement supérieur au segment originel.

Chose singulière dans la production gay indépendante américaine, Another gay sequel, comme son titre l’indique, est une suite. L’évidence commerciale imposait ce nouvel opus après le carton communautaire du premier titre, d’autant plus qu’il s’agissait d’une parodie camp d’American Pie, un genre de teen movie fécond en conneries crasses déclinées sur plusieurs numéros.

 

 

Le réalisateur Todd Stephens, qui vient pourtant de passer la quarantaine, revient aux pitreries décérébrées et dénudées pour finalement installer sa franchise dans une escalade (de moyens, de gags et de caméos) qui lui sied bien. Si l’on pouvait avoir d’énormes réserves vis-à-vis du premier segment (trop fauché pour nous faire avaler ses godes et couleuvres), le second est un vrai feu d’artifices de gags, certes complètement cons, mais d’une efficacité imparable. Osant à peu près tout, y compris de se débarrasser du casting originel (trois des quatre acteurs principaux ont été éjectés), le cinéaste parodie les Porky’s des années 80, les films de zombies sanglants, avec par moment des scènes ultra gore, et détourne les comédies musicales pour permettre à des morpions suceurs d’entonner la chansonnette ou pour vanter les mérites des golden showers.

 

 

De plus, il affiche la nudité à tous les coins de plan avec une jovialité qui, malgré l’extrême mauvais goût du récit et sa grossièreté patente, ne transforme jamais son film en monstre de vulgarité. Le côté arty(ficiel) de la réalisation, qui fait des allers-retours constants entre le réel, le fantasme, le rêve et le fantastique et s’installe au croisement des couleurs les plus improbables, fait de cette drôle de petite production un objet soigné, bien plus esthétique que le cinéma de John Waters, qui reste pourtant le maître étalon du réalisateur.

 

 

Dans le clin d’œil permanent, Todd Stephens s’est acoquiné des vedettes les plus gays de la planète pour des seconds rôles et des apparitions toujours savoureuses. Perez Hilton, la plus grande commère du net, est de toutes les imbécilités ; Rupaul, méconnaissable, se la joue bourgeoise avec délectation ; Amanda Lepore, transsexuel iconique, interprète une hôtesse de l’air et en profite pour déballer une fois de plus ses gros lolos, et pour les spécialistes du hard, l’on note bon nombre d’apparitions de hardeurs, jeunes (Brent Corrigan) ou plus âgés (Matthew Rush). Bref, un film somme qui marque l’avènement du trash gay contemporain dont on se félicite qu’il ne soit pas du goût de tout le monde.

 

 


L’avis de Voisin Blogueur :

Comme son titre l’indique, Another Gay Sequel n’est autre que la suite de la comédie Another Gay Movie qui prenait un malin plaisir à détourner American Pie en version queer et trash. J’avais trouvé le premier volet « sympa sans plus » et ne m’attendais donc pas à grand-chose. Agréable surprise, l’humour de ce nouvel opus m’ayant nettement plus fait marrer de bon cœur.

 

 

L’intrigue est assez simpliste : nous retrouvons les mêmes personnages (mais pas les même acteurs, excepté le personnage de la folle : Nico) et nous suivons leurs nouvelles aventures, dans un camp d’été où est organisé le concours de celui qui couchera avec le plus de monde. Le grand prix ? Une nuit coquine avec un apollon. Très vite des rivalités s’instaurent entre les amis d’Another Gay Movie et les Jasper, une bande de gays particulièrement cruels. Qui finira par gagner ? Est-ce qu’au final l’amour ou l’amitié prendront le dessus face au sexe ?

 

 


Another Gay Sequel n’a peur de rien, joue avec tous les clichés et les poussent à l’extrême. Si les vingt premières minutes laissent un peu perplexe en ressemblant à une sitcom fauchée, la suite est plus réjouissante. La tentation quand on est en couple, le choix entre plan cul et romance naissante, les relations père-fils, la galère de ne pas être un gay musclé et sexy…

 

 

Tous ces tracas sont abordés avec une certaine folie douce et colorée. Et ô surprise, le personnage de Nico (qui m’avait un poil insupporté dans le premier film) se révèle ici être le personnage le plus attachant de par sa condition de garçon très efféminé qui ne plait à personne. Complètement décalé, le film aborde aussi le sujet des MST et des pratiques extrêmes (fist, uro). Cela donne lieu à des scènes improbables et complètement jouissives tel un hymne aux « Golden Showers », une chanson avec passages animés sur les morpions ou une parodie du clip Thriller avec des zombies adeptes du Fist…

 

 

Un très bon moment de détente en dépit d’un casting, il faut bien l’admettre, un peu moins sympathique que le précédent.

Pour plus d’informations :

Site officiel : http://www.anothergaymovie.com/

C’est un gay qui rend visite à un médecin. Le médecin prend son stéthoscope, écoute le cœur et demande au gay de dire : « 33 ».
Le gay dit : « 33 ».
Le médecin utilise de nouveau son stéthoscope pour écouter les poumons et
demande au gay de dire « 33 ».
Le gay répète : « 33 ».
Le médecin fait installer le gay pour un toucher rectal,
introduit un doigt dans son anus et lui demande à nouveau de dire : « 33 ».
Et le gay d'obéir : « 0... 1... 2... 3... 4... 5... 6… »

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Fiche technique :
Avec  Michael Carbonaro, Jonathan Chase, Jonah Blechman, Mitch Morris, Scott Thompson, Graham Norton, Ashlie Atkinson, Stephanie McVay, John Epperson, Megan Saraceni, Darryl Stephens, Matthew Rush, Richard Hatch, Angela Oh, Alyshia Ochse, George Macy… Réalisation : Todd Stephens. Scénario : Todd Stephens & Tim Kaltenecker. Directeur de la photographie : Carl Bartels. Compositeur : Marty Beller.

Durée : 92 mn. Disponible en VO, VOST et VF.



Résumé :
Andy Wilson (Michael Carbonnaro) a tout du jeune gay américain type. Il a 17 ans, mais il est encore vierge. Et comme tout le monde, il compte bien remédier à ce problème. Totalement décomplexé, et chaud comme la braise, ce jeune et naïf lycéen est pris dans ce curieux vortex entre l’enfance et l’âge adulte. Au grand désarroi de sa mère, Mme Wilson (Lypsinka) – qui se demande pourquoi ses carottes et concombres disparaissent – Andy passe son temps libre à se préparer au grand moment quand, enfin, il fera le grand saut. Andy n’est pas seul. Il est flanqué de ses trois meilleurs amis, tous plein de testostérone : Jarod (Mitch Morris) qui est un fana de blagues de potaches, Griff (Jonathan Chase) qui lui est le romantique musclé et Nico (Jonah Blechman) qui est l’expert en cinéma gay. Ils ont tous une chose en commun, ils sont tous parfaitement vierges. Muffler, (Ashlie Atkinson) leur « virile » copine lesbienne, une vraie Casanova, s’amuse à titiller les garçons. C’est un véritable aimant à pom-pom girl qui accumule les sauteries. La goutte d’eau qui fait déborder le vase vient lors de la fête de fin d’année de Muffler, qui se transforme en partie de jambes en l’air... sauf pour eux. Cette nuit-là, ils se promettent de se faire dépuceler d’ici à la fin de l’été. Ce qui suit va n’être qu’une longue route parsemée d’embûches vers le dépucelage. Le film est une satire non seulement d’American Pie, mais aussi de films gays comme The Broken Hearts Club ou Edge of seventeen.


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L’avis de Bernard Alapetite :

On peut considérer que tourner la parodie d’un film navrant, American Pie, est au choix (du point de vue artistique) suicidaire ou au contraire courageux. En l’espèce, je pencherais pour la deuxième solution. Il faut immédiatement préciser qu’Another Gay Movie est le summum du mauvais goût (assumé), à placer à côté des opus de John Waters ou des films autobiographiques de Kitano.

Le tout est de supporter la première demi heure ; ensuite on commence à rire des fines plaisanteries, parfois scatologiques, de la troupe. Les spécimens qui apparaissent à l’écran sont tellement grotesques que l’on pourrait même y voir une charge homophobe ! Tous les sous genres de la « gaytitude » sont ridiculisés. On y voit des bears style méchant grizzli roulant des yeux comme au temps du muet, un prêtre suçant un scout (rassurez-vous le scout doit avoir au moins quarante ans) dans des toilettes, un professeur sado maso uro scato draguant via Internet : la réalisation n'évite aucun lieu commun.


Another Gay Movie est une avalanche de gags mais malheureusement beaucoup ne sont pas efficaces en raison du manque de rythme du film. Si Todd Stephen s’est avéré un bon cinéaste de films sérieux (ses deux autres réalisations, Edge of Seventeen et Gypsie 83, l’ont prouvé), il ne possède pas le tempo des réalisateurs de comédie. Il passe trop vite sur un gag ou alors l’étire plus que de raison. L’autre défaut est que certaines idées et certains personnages sont abandonnés en cours de route.

C'est suite à plusieurs refus de distributeurs de diffuser son magnifique second film Gypsy 83, que Todd Stephens décide d'écrire un « Scary Movie gay ». En effet, les distributeurs trouvaient que Gypsy 83 n'était pas assez gay ! C'est ainsi qu'il commence à écrire le film qu’il veut le plus gay jamais réalisé ; un film qui serait la parodie du cinéma d'adolescents tel que American Pie mais aussi des longs-métrages gays tels que Le Club des cœurs brisés ou encore son propre film Edge of Seventeen. Les clins d’œil à ses deux premiers films seront nombreux, à commencer par leur affiche que l’on voit bien dans Another Gay Movie.


Another Gay Movie est un film volontairement provoquant et à contre-courant, défiant la censure. Todd Stephens cite G. W. Bush et Jerry Falwell (un télévangéliste américain homophobe) dans ses sources d'inspiration : « Je dois remercier George W. Bush pour l'inspiration qu'il m'a procurée. J'étais parfaitement écœuré par le programme politique de son parti, j'ai alors décidé que j'allais secouer tout ça (...) J'ai enfin réussi à faire le film que je voulais faire étant adolescent, le film que Jerry Falwell voudrait absolument bannir. »

Le cinéaste a été très influencé à l'adolescence par Mae West, qui lui apparut comme sa première icône gay. Il affirme s'être inspiré d'elle pour son film Another Gay Movie : « J'ai toujours apprécié la façon dont elle a révélé sa sexualité. J'ai voulu faire un film dans l'esprit de Mae où l'homosexualité pouvait être à la fois mise en valeur et drôle, et comme Mae mon but principal était de faire rire. »


Todd Stephens ne voulait pas faire jouer que des comédiens gays. Il a finalement choisi Michael Carbonaro, Mitch Morris, Jonathan Chase et Jonah Blechman. « Ma plus grande joie fut de travailler avec des comédiens aussi talentueux et intrépides. J'ai pris un temps fou à trouver les quatre acteurs principaux, mais une fois le tournage commencé, je n'ai eu qu'à m'asseoir et les regarder improviser et améliorer mon scénario. » Au vu du film, on peut tout de même penser qu’il aurait dû se lever et diriger un peu plus ses comédiens. D’autant qu’il n’avait pas affaire à des débutants. À l’instar de Jonah Blechman, la folle hystérique de la bande, un habitué des films gay, déjà vu en particulier dans le bon Luster, ou encore du binoclard du groupe, Mitch Morris, qui a tenu un rôle secondaire dans quatre épisode de Queer as Folk US, ou enfin du beau black Darryl Stephens que l’on avait déjà vu dans Boy Culture et vedette de la série gay et black Noah’s Arc. Comme on le voit, la distribution n’est peut-être pas si hétéro que cela. Todd Stephens aurait mieux fait, au lieu de se focaliser sur la sexualité de ses comédiens, de prendre l’âge comme critère de sélection car engager des acteurs dont l’âge tourne autour de 25 ans pour interpréter des rôles de garçons de 17 ans n’est ni particulièrement judicieux ni courageux !


Leur jeu outré, certes voulu, se situe entre le jeu de boulevard de seconde zone, style Jacques Balutin, et un festival de grimaces dans la droite ligne du jeu « subtil » d’un Eddy Murphy…

La très bonne idée du casting a été de choisir un homme pour jouer la mère du héros. Malheureusement, comme beaucoup d’autres, cette idée (et ce personnage) n’est pas exploitée.

La bande originale du film Another Gay Sunshine Day écrite par Marty Beller et Todd Stephens est interprétée par une de ses idoles, Nancy Sinatra. Ce fut, selon les mots du réalisateur, « la cerise sur le gâteau ».



Il faut saluer le remarquable travail réalisé par le costumier et le maquilleur sur le personnage interprété par Jonah Blechman. Les décors et les accessoires sont très soignés et participent au comique du film.

Sous leurs accoutrements se cachent de bien jolis garçons dont on ne nous cache rien des postérieurs (sans malheureusement nous montrer beaucoup d’autres choses…)

Todd Stephens a déjà tourné une suite, Another Gay Sequel: Gays Gone Wild, qui commence là où le premier film s’arrêtait.


L’avis de Frédéric Mignard :
Todd Stephens avait su se montrer juste de sensibilité avec Edge of seventeen, petite production gay indépendante, qu’il avait écrite en 98, sur un ado assumant ses penchants homosexuels dans l’Amérique des années 80. Le retrouver aux commandes de Another gay movie surprend donc. Cette comédie outrancière, véritable hymne au politiquement incorrect, qui se complaît dans les gags les plus excessifs, est à des années-lumière de son premier script. Un virage dans l’humour trash scato-anal d’un mauvais goût absolu, réalisé cependant avec des moyens dérisoires qui le réduisent à un film amateur bancal qui s’aliènera tout autre public que celui de la communauté homosexuelle.

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Le jeu improbable des comédiens que l’on croirait tous échappés de Foon et l’absence de toute mise en scène rendent l’accumulation de gags énormes d’une lourdeur indigeste. Certes Stephens met un grand coup de pied dans les conventions morales hollywoodiennes en s’acharnant à décrire les pratiques sexuelles les plus insolites pour ce type de production. Another gay movie va loin, très loin même, affichant kikis à gogo, gadgets sexuels de toutes tailles et de toutes formes, multipliant les scènes de masturbation à base de quiche lorraine et de légumes incongrus, et se permettant même de s’achever sur une double pénétration. Alors oui, c’est osé et avec un minimum de talent l’entreprise aurait pu être hilarante, mais ici tout est tellement mal ficelé et intrinsèquement laid qu’il est bien difficile de se prendre au jeu de cette parodie rose du teen movie à la American pie et autre Sex academy, un peu trop fière de sa vulgarité et de son immaturité crasse.

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L’avis de Lucile :
Loin, très loin même, des parodies faciles et autres caricatures, Another Gay Movie offre plutôt une relecture du teen movie à la sauce gay. La recette d'American Pie traîne dans un coin et certaines scènes où personnages lui sont même carrément empruntés, mais le résultat est tellement original, déjanté et hilarant qu'on en oublierait presque les quelques vulgarités ici et là. 
Car au niveau de l'humour, ils ne se refusent rien, repoussant toujours plus les limites du trash, au plus grand plaisir du spectateur qui apprécie grandement d'être enfin étonné par ce genre de film. Et du hamster au SM scato, il y en a vraiment pour tous les goûts. À titre d'exemple, le Stiffler de la bande est ici une lesbienne hypra masculine et vulgaire qui dévergonde tout le voisinage et qui porte le doux nom de Muffler.

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Derrière les blagues grasses, aussi bonnes soient-elles, le film qui se veut léger soulève tout même le problème du dépucelage des homosexuels en province. Comme l'avait déjà évoqué à sa manière Dorian Blues, il paraît encore très compliqué de s'épanouir en tant que gay sans prendre des risques : celui de la réaction de l'autre ou d'autres plus graves comme les rencontres par Internet et les clubs louches.
Mais il ne faut pas faire preuve de trop de sérieux : Another gay movie est une comédie. Tout finit bien pour les quatre amis et on attend avec impatience la suite de leurs aventures hautes en couleurs, pour l'instant sous la forme de projet au titre alléchant : Another gay movie 2 : Gays gone wild !!

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L’avis de Psykokwak :
À quelques jours de la nécessaire Marche des fiertés, le cinéma propose une parodie des films pour ados version gay. Another gay
movie, du scénariste de Edge of seventeen, met en scène quatre potaches – plus queer tu meurs – désireux de perdre leur virginité avant d'entrer à l'université. Cette unique obsession tient lieu de scénario ! Tout est bon pour qu'ils réalisent leur souhait. Todd Stephens prend le parti du burlesque le plus grotesque pour mieux dézinguer ce genre de films pour ados. Il suffit pour le réalisateur de convertir la drague hétéro en baizouillage gay pour donner une caricature. Donc quatre « choupinous » (pour au moins deux d'entre eux) s'escriment à essayer des stratégies pour réussir leur défi. L'occasion est trop belle pour déballer des exemples d'approches propres au monde gay et tenter de nous faire rire. On aura compris que la finesse du propos se situe au niveau rectal.
À ne consommer qu'avec des copines pour rigoler gayement.

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L’avis de Pitch22 :
Très bon moment de détente devant ce film très « série déjantée ». Avec ses multiples situations cocasses hautes en couleur, c'est vraiment plus marrant et piquant que les American Pie, malgré quelques baisses de rythme (dans l'ensemble soutenu) et surtout plus sexe (on en voit, du cul et de la bi..)! Plus loufoque aussi. Tout y passe (enfin presque), des clichés à la pelle bien sûr mais sur un mode très fun (et foune...). Une scène avec Mr Puckov aka Gode-zilla (Graham Norton), grotesquissime, a quand même fait fuir de la salle un couple de gays (c'est dire !..) Donc nous avons nos quatre « puceaux » gays (18 ans) qui cherchent désespérément à connaître leur première vraie relation sex en bonne et due forme : en gros, un qui fait hétéro (et ne se croit qu'actif), une caricature fardée de la tapiole modasse (affublé d'une sœur non-voyante), une crevette timide (pas tant que ça) et un minet sexy (joué par Michael Carbonaro aka Andy, une révélation !)

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Tout ça sous les encouragements (et l'excitation ad libidum) de la « grosse touffe » ou Muffler (actrice apparue dans Inside Man), gouine partouzeuse ultravertie entourée de mini-touffes (mini-muffs) cheerleaders ce qui vaut son poids de mordant. Les parents sont bien sûr plus que gay-friendly (génial Scott Thompson, le père Wilson, entre autres one man shower hors pair)... Quelques beaux spéci…mens, tel Darryl Stephen (Angel), qu'on a pu voir dans Boy Culture (et Noah's Arc pour les abos à Pink TV). Pour les bears, apparition de Richard Hatch en personne, naturiste patenté et vainqueur de Survivor saison 1 (en outre condamné pour ne pas avoir payé ses impôts là-dessus). Les acteurs sont pour beaucoup issus de séries US : Queer as Folk (quelques références narguantes), Dawson, Veronica Mars, DOS, Providence, Rescue Me, etc. Gayissime et très kitch, beaux décors, beaux culs... Belle réussite pour Todd Stephen, le réalisateur.

Pour plus d’informations :

anotherplanche.jpg Pour agrandir, cliquez sur l'image.
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Lundi 17 août 2009
Deux gars sont en train de discuter et l’un d’entre eux demande :
— Si la fin du monde arrive dans 15 minutes, qu’est-ce que tu fais ?
— Moi ? Je baise tout ce qui bouge ! Et toi ?
— Moi ? Bah... Je ne bouge pas...

Les acteurs porno échangent leurs slips

Par Rédaction samedi 15 août 2009, à 10h31 | 5073 vues
Plus de: internet, Falcon, porno

Le petit jeu proposé par le studio Falcon et une marque de sous-vêtements est aussi sexy qu'absurde. Mais c'est l'été !

 

 

Est-ce un effet de la crise? Le troc est furieusement tendance sur le web, en tout cas pour les campagnes de pub. Souvenez-vous, en avril dernier, nous vous avions signalé le site d'Adidas, où les joueurs de rugby de votre choix échangeaient sur commande leur t-shirt, pour promouvoir la dernière collection de maillots.

Eh bien Falcon, la célèbre écurie américaine de porno gay, a décidé de s'y mettre aussi. Evidemment, c'est un peu plus explicite. Sur Undieswap, ce sont les acteurs de Dripping Wet 2 (l'une des dernières productions maison) qui échangent slips et boxers. Il suffit de cliquer sur les deux protagonistes de son choix, et les voilà qui se déshabillent et se passent leur kangourou. Les séquences sont un peu moins bien réalisées que sur le site Adidas, mais les fétichistes vont s'amuser.

Une opération en partenariat avec Baskit, marque américaine de sous-vêtements, qui essaie visiblement de se faire une place dans l'univers fantasmatique du porno gay, comme Calvin Klein en d'autres temps. D'ailleurs les acteurs servent aussi d'hommes sandwich pour la marque dans Dripping Wet 2, en arborant ostensiblement leur lingerie siglée Baskit. Marketing, quand tu nous tiens!

 

Vidéo: regardez les capotes qui protègent votre été !

Par Rédaction samedi 15 août 2009, à 16h41 | 1791 vues

Une vidéo exceptionnelle en images de synthèses qui vous dévoile avec humour les coulisses du tiroir de votre table de chevet, juste avant que vous n'en sortiez une capote.

 

 

Il y a la capote à la fraise, la grosse qui prend du Viagra, celle qui est déjà pleine, l'intello qui veut en apprendre plus sur ses collègues préservatifs à-travers le monde, et leur petit toutou, un adorable caleçon à pattes… Dans l'intimité du placard de votre table de chevet, elles attendent patiemment que vous en sortiez une. Et pendant ce temps, chacune vaque à ses occupation, en espérant être la prochaine que vous allez utiliser. Mais qui sera l'heureuse élue?

Un aveugle entre dans un bar lesbien par erreur. Il trouve son chemin vers le comptoir et commande un verre. Au bout d'un moment, il crie à la serveuse :
 — Eh, tu veux que je te raconte une blague sur les blondes ?
Le bar devient silencieux, et avec une profonde voix rauque, la lesbienne à sa gauche lui dit :
— Avant que tu racontes ton histoire, tu dois savoir des choses : la serveuse est blonde, la fille à l'entrée est blonde, la fille à ma gauche est une blonde et elle soulève des poids, la fille à votre droite est une blonde qui est catcheuse professionnelle et moi, je suis une blonde d'1m80 et de 100 kg avec une ceinture noire de karaté. Alors pensez-y sérieusement monsieur... Vous voulez toujours raconter votre blague ?
— Non non merci, répond l'aveugle, sinon je vais devoir l'expliquer cinq fois !

 

Des Polonais protestent contre le concert de Madonna ce 15 août

Par Rédaction vendredi 14 août 2009, à 14h19 | 2492 vues

Madonna trop «perverse» pour un jour d'Assomption? La chanteuse, qui doit se produire à Varsovie ce samedi 15 août, s'attire les foudres d'un groupuscule ultracatholique de Pologne. Avec un soutien de taille: Lech Walesa, icône anticommuniste.

 

 

La Madonne, trop scandaleuse pour un 15 août ? C'est ce que pense un groupe d'ultracatholiques polonais, qui prient contre l'organisation d'un concert de la chanteuse à Varsovie, ce samedi 15 août, jour de l'Assomption –soit la célébration de la montée au ciel de la Vierge.

«Madonna, la chanteuse, est perverse», affirme Marian Brudzynski, chef de Pro Polonia, «Comité de défense de la foi et de la tradition». «Elle cherche à scandaliser, afficher son corps, son érotisme. On peut s'attendre à tout lors du concert. Elle peut aussi bien se masturber en scène si elle est sous l'effet de stupéfiants», a-t-il ajouté, réclamant «l'annulation» du «concert scandaleux» par la municipalité de Varsovie. Il a envoyé également une lettre au président Lech Kaczynski lui demandant d'intervenir pour annuler ou reporter d'un jour le concert.

Lech Walesa comme seul soutien
Ni l'Eglise catholique, ni les partis politiques de droite, ni même l'ultracatholique Radio Maryja n'ont soutenu l'initiative du groupuscule de Marian Brudzynski. Seul Lech Walesa, chef historique du syndicat Solidarité et lui même très croyant, s'est dit critique quant aux choix de la date du concert. «En ce jour de grande fête dans la religion des Polonais, il ne devrait pas y avoir ce genre de confrontations», a-t-il récemment déclaré. «Je ne voudrais pas que quelqu'un m'empêche de prier ce jour. Madonna, je l'aime bien en tant que chanteuse, mais ce jour-là, je voudrais pouvoir me recueillir, prier».

Pour rappel, Lech Walesa, prix Nobel de la Paix en 1983, a multiplié ces dernières années les déclarations homophobes. En 2005, il a condamné les gays prides comme une volonté du milieu homosexuel d'imposer sa volonté à la majorité, tandis que selon lui, la démocratie, «c’est le pouvoir de la majorité où les minorités doivent connaître leur place». M. Walesa, souvent perçu en Europe de l’Ouest comme un symbole de la révolte contre l'Union soviétique, est connu en Pologne pour ses convictions conservatrices.

Vendredi: Peter Berlin, la «Garbo du porno» sur PinkTV

Par Louis Maury jeudi 13 août 2009, à 13h06 | 2920 vues

Présenté à la Berlinale en 2005, ce documentaire signé par Jim Tushinski retrouve la trace de Peter Berlin, cinéaste, photographe, modèle et objet de libido absolu dans les années 70.

 

 

De son vrai nom Armin Hagen Freiherr von Hoyningen-Huene, un noble prussien pur jus, baron de son état, né en Pologne, n'était pas appelé à devenir une icône. Mais ce blond angélique devint dans les années 70 un fantasme sexuel absolu inspirant encore aujourd'hui Thierry Mugler, Jean-Paul Gaultier ou des photographes comme David LaChapelle. Surnommé «la Greta Garbo du porno», ou la «Mae West PD», Peter Berlin avec sa gueule d’ange, ses cheveux mi-long blonds et ses pantalons outrageusement anatomiques marqua le Berlin 70's, puis les USA, avec son homosexualité vécue librement.

Ressemblant à un modèle Tom of Finland, il a traversé l'univers du porno avec morgue et celui de la photo érotique avec encore plus de détachement. «Quand les gens me disaient: "Peter c’est génial, vous êtes superbe!" Je répondais: "Je sais. Dites-moi quelque chose que j’ignore"», confie-t-il dans ce documentaire américain à sa dévotion. Karl Lagerfeld ne ferait pas mieux aujourd'hui!
 
That man, Peter Berlin, vendredi 14 août, à 22h, sur PinkTV. Documentaire de Jim Tushinski.

Durée: 80 minutes. Année de production: 2005.

 

 

Par philippe dit phiou - Publié dans : a lire
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Lundi 17 août 2009

Alors que l'incendie fait rage dans cet immeuble de plusieurs étages, le chef des pompiers fait le compte de ses hommes avant de s'éloigner car le bâtiment menace de s'écrouler. Après les avoir comptés et recomptés, il s'aperçoit qu'il en manque deux. Alors courageusement, il décide d'aller les chercher en affrontant l'incendie.

Au bout d'une minute, il les voit enfin dans une des pièces encore un peu protégée de la fumée et des flammes, et ils sont en train de faire l'amour !

Le chef des pompiers leur crie :

— Qu'est-ce que vous faites Nom de Dieu ? L'immeuble va bientôt s'écrouler. Il faut partir !

Le gars actif se retourne vers son chef et lui dit :

— Il fallait que je fasse quelque chose, il s'était évanoui à cause de la fumée !

Et le chef lui rétorque :

— T'es con ou quoi ? Dans ces cas-là, c'est du bouche-à-bouche qu'il faut faire !

Alors le pompier répond :

— C'est ce que j'ai fait. Comment croyez-vous que tout ça a commencé ?


 

Fils adoptif de Tarzan et Jane sur le retour, Sir Francisco a hérité de son père, outre son corps de rêve, sa légendaire aisance à se balader de liane en liane en poussant de grands cris, et de sa mère une grande créativité dans la conception de pagnes en peau de singe et une recette de pastilla de bonobo absolument inimitable – la difficulté étant de trouver des bonobos frais. Anobli à l'âge de dix-huit mois par sa Majesté des Mouches, il eut pour parrains David Leavitt et Armistead Maupin, qui furent les compagnons indéfectibles de sa jeunesse tourmentée. Devenu désormais un adulte respectable, il passe ses journées entre son bureau en haut d'une tour, le lounge Air France de CDG et les avions qui vont avec, et ses quartiers généraux situés d'une manière générale entre la rue des Archives et la rue du Temple. Il a pour unique ambition dans ses chroniques de vous faire partager son regard sur l'art, la vie, les gens, et accessoirement de jouir d'une reconnaissance mondiale.

 

I. Material Gestures – Une heure à la Tate


[À défaut d’aller à Londres, vous pouvez retrouver la plupart des œuvres dépeintes dans cette chronique sur http://www.tate.org.uk/collection]


       

        Je ne vais jamais à la Tate Modern sans m’adonner à mon rituel initiatique. Je sors du Tube à Saint Paul’s, contourne la cathédrale, descends Peter’s Hill et m’engage sur Millenium Bridge. Les mauvaises langues diront que ce n’est pas un rituel mais un itinéraire touristique, moi j’aime la symbolique de quitter cette vieille rive siège d’institutions décrépies, bancaires, politiques ou ecclésiastiques, pour rejoindre une rive faite de force brute, de puissance et d’un art où la fonte, le cambouis et l’électricité ont remplacé l’or, l’encens et la myrrhe. Mon iPod chevillé au corps, aujourd’hui c’est Arielle – Dombasle, bien sûr – qui m’accompagne dans cette traversée du Rubicon, parce qu’un peu de légèreté ça fait aussi du bien. Le vent dans les cheveux que je n’ai plus, mon look faussement négligé, je marche à son rythme et comme elle je suis Glamour à Mort. Devant moi, du fouillis londonien la masse de la Tate émerge, comme le reste de la ville laide à en mourir, et pourtant si attrayante.

 

        L’entrée secondaire côté fleuve est probablement une faute de goût. Vous êtes englouti par une espèce de trou noir, sans vraiment comprendre où est l’entrée, vous traversez le magasin – là oui, c’est l’itinéraire touristique – vous vous trouvez à un niveau bâtard, il faut prendre un petit escalier mal foutu pour rejoindre le niveau principal et quand vous arrivez enfin aux guichets, la salle des machines a un peu perdu de sa superbe. Cette entrée devrait être définitivement condamnée, au profit de l’entrée principale. Arriver directement dans l’immense atrium vide, totalement dépourvu de repères visuels, au point qu’il est impossible d’en appréhender les dimensions exactes, est une de ces expériences bouleversantes, et qui vous transportent justement dans une autre dimension. Que suis-je, moi petit être humain, dans cette immensité ? Et pourtant, ce sont d’autres petits êtres humains comme moi qui ont dessiné, construit, redessiné, rénové cette centrale. Donc moi, petit être humain, je ne suis rien, et à la fois je suis cette immensité.

 

        Arielle a beau être Extra, Extralucide, Extra, Extraterrestre, Extra etc. je ne suis pas sûr qu’elle soit la meilleure compagnie pour les galeries UBS que Nico m’a absolument conseillé d’aller voir. Le choix n’est pas facile. Comment choisir une musique pour qu’elle m’accompagne, sans toutefois bouleverser complètement la perception que je pourrais avoir des œuvres ? Dois-je rester en cohérence avec l’époque ? avec le style ? avec l’esprit ? il faudrait une playlist complexe et encore je ne suis pas sûr que cela suffise. Certes je pourrais aussi faire la visite en silence, mais le silence n’existe pas et je préfère franchement ma musique plutôt que les cris de hordes d’italiens pré-pubères en sacs à dos invicta, hurlant à qui veut l’entendre – ma cazzo, ma questo qua fa schiffo ! – le « truc qui fout la gerbe » en question n’étant rien autre que Jackson Pollock… Y’a encore du boulot pour apporter la culture aux masses… Mon choix se porte finalement sur René Aubry et son Playtime, juste assez décalé pour apporter une légère touche de structure aux œuvres que je m’apprête à voir, sans toutefois conditionner complètement ma vision.

 

        Les premières notes de Sirtaki à Helsinki me confortent dans mon choix. Pinceau de lumière subtil, elles viennent éclairer ma perception du bâtiment, mettant en exergue des détails oubliés pour mieux montrer la cohérence du tout. Car tout il y a. L’immense monolithe de briques brunes, et maintenant de verre, à la fois lisse et structuré, impénétrable, immuable, solide. Et dans son intérieur creux, la vie donnée par les œuvres d’art et ceux qui les regardent. Finalement tout est question d’extérieur et d’intérieur, de peau et de sentiment, de structure et de vie. L’escalier qui me mène au troisième étage est justement enchâssé dans une boîte en verre, je suis mis en exposition au même titre que les œuvres du musée – et là ça n’a rien à voir avec le fait d’être Glamour à Mort.

 

        Première galerie, Material Gestures, galerie de l’adolescence, de la connaissance de soi en tant qu’être social, de la définition de son rapport au monde. Dans la première pièce, deux œuvres se font face, d’une évidence si forte qu’elle est en devient gênante. Ishi’s Light, d’Anish Kapoor, et Seated Figure de Francis Bacon. Ishi’s light est œuf colossal, ou melon géant, posé sur la pointe, et dont une tranche a été enlevée de manière à montrer, à l’intérieur d’une peau presque trop fine en résine striée, un intérieur parfaitement lisse en laque lie-de-vin. Comme toujours chez Kapoor, je suis englobé dans l’œuvre. Je me vois à travers l’ouverture, réfléchi à l’intérieur de l’œuf, dans une tranche de lumière. Il y a là évidemment toute la genèse de la vie, le giron où je ne suis plus, le rapport à la mère, mère qui conçoit, porte et structure. Voici d’où je viens.

 

        En face, sur un fond extrêmement oppressant de rouge et de bleu entremêlés, un homme assis, au centre d’une figure géométrique comme tracée à la craie, cadre, cube, cage. Je m’y vois dans une solitude extrême, prisonnier des structures, d’abord celles que l’on m’a imposées, que j’ai explosées, puis celles que je me suis moi-même créées. Et si ce besoin d’aller vers l’autre était aussi ça, cette nécessité de sortir de sa structure, de la réinventer, la seule possibilité d’être à la fois rigide et en mouvement, de se tenir debout et de marcher ? La réponse n’est pas si claire, ce tableau est aussi celui de l’hésitation. L’homme réfléchit, doute, et je suis comme lui. Je peux rester dans ma structure, dans mon œuf, mon cocon, ou en sortir. Assumer ou me cacher. Vivre en société, ou vivre certes, mais seul. En le disant, je me rends compte que je n’ai déjà plus le choix. Tout est là, il faut savoir le lire.

 

        Salle suivante, je suis écrasé par l’évidence, par l’impossibilité d’en être autrement, par la beauté des œuvres et par la pertinence de leur choix, le dialogue qu’elles instaurent entre elles, que ce soit la richesse de Northwest Drift de Mark Tobey, étude sur le paysage de Seattle où en clin d’œil St Paul’s vient se réfléchir à travers une des rares fenêtres du musée, la puissance hypnotique absorbante de la Peinture Verte et Grise de Tapiès, où je me surprends à fermer les yeux et à sentir, à inspirer la toile, la souffrance des têtes sans visage de Jean Fautier, les déformations des corps de Giacometti. Il s’en dégage une forme de vérité absolue, trop floue encore pour que je puisse la comprendre, mais terrifiante de puissance.

 

        J’avance encore. Je me trouve pris entre trois œuvres apparemment gribouillées et pourtant dans le chaos surgissent la forme, les traits, dans la foule les visages, dans une multitude de corps les esprits. Dans La Vie Affairée de Dubuffet, je vois la rue des Archives un soir de Gay Pride ou de Fête de la Musique, la nuit étoilée, les corps qui passent, se touchent, se frôlent, les esprits qui s’accrochent, se parlent, et peu à peu des motifs se dégagent, comme si tous ensemble nous constituions des corps d’une échelle complètement différente, mais toujours humains. Plus que les moitiés retrouvées d’Aristophane, on frise l’hybris, ce n’est pas à deux mais à cinquante que l’on redevient un. Or les dieux punissent la démesure, et la noirceur de la nuit nous rappelle que tôt ou tard il faudra rentrer chez soi et affronter sa solitude.

 

        En contrepoint de cet univers masculin, des gribouillis suivants émergent deux femmes. L’une de Dubuffet toujours, L’Ombre des Fluides, l’autre de Magda Cordell, Figure (Woman). Deux femmes qui se regardent, se parlent, se jalousent, amies et rivales. Debout entre ces deux femmes, je retrouve l’intimité de l’enfance, des longs après-midi d’été où le seul refuge à la chaleur étouffante est la petite pièce aux persiennes fermées où les femmes cousent, jasent, froufrous des jupons, parfums lourds, regards de velours. À genoux, en faisant bien attention aux aiguilles tombées par mégarde, je prépare une dînette, sers le thé, m’abreuve de ces histoires où d’autres rivales, invisibles, ne pensent qu’au paraître, il fait doux, je suis protégé, rien ne peut m’arriver et je ne veux pas grandir. Néanmoins ces femmes ne sont pas que sein, de leurs traits se dégage peu à peu une violence insoutenable, leurs rondeurs protègent peut-être l’intérieur, mais surtout elles excluent l’extérieur, elles m’excluent. Le ventre d’une mère n’est accueillant que jusqu’à la naissance.

 

        Exilé de mon enfance, je trouve un refuge de sérénité et d’harmonie dans la Composition, 1950, de Nicolas de Staël. Chaque élément, fragment de la réalité perçue par l’artiste, est à sa place naturelle, évidente. Mais moi, de quoi suis-je composé ? Surtout, par qui ? Suis-je composé par d’autres, par un autre, par l’autre ? Ou bien puis-je me composer moi-même ? Et si je me compose, est-ce que je reste moi-même ? Ces questions ne m’angoissent pas, comme si je pouvais en lire les réponses distinctement dans le tableau, dans son rapport parfait entre libre arbitre et image. Je peux me croire libre de composer mon image, en fait je la façonne en réponse à un contexte dans laquelle elle vient s’intégrer. Mon image n’est rien s’il n’y a personne pour la voir. Et si je change, mon image change aussi. J’y vois mes écailles, mes cicatrices, là où l’intérieur rencontre l’extérieur, et de cette rencontre naît une beauté fragile, comme à fleur de peau.

 

        Soucieux de voir toute les œuvres de cette pièce avant de passer à la suivante, je reviens sur mes pas, en direction d’Adam et Eve, de Barnett Newman. Œuvres immenses, enveloppantes, couleurs chaudes, en dialogue avec les curieuses sculptures de David Smith, Agricola VIII et Agricola IX. Je vois dans ces machines imaginaires, girouettes immobiles, une nature forcée, cultivée, torturée, une balance imaginaire pour peser le pour et le contre, le bien et le mal, l’homme et la femme. Et devant moi la femme de Newman se présente nette, franche, sans surprises, uniquement composée d’une large bande d’orange païen que vient relever un galon de violet ecclésiastique. Quel contraste par rapport à la richesse de l’homme, qui se laisse découvrir peu à peu, où les traits divergent, les couleurs sont indéfinissables, les contours flous, jamais découverts, jamais saisis, où tout est toujours à réinventer… Comment ça je ne suis pas objectif ?

 

        Dans une petite pièce attenante, un écran diffuse Meat Joy, de Carole Schneemann. Mais mon regard est surtout attiré par une vue plongeante sur la salle des turbines. À nouveau, je me sens à la fois mis en vitrine et spectateur de la vie. Aucun repère, aucun détail, ne me permet de comprendre l’échelle du vide immense devant moi. Dix mètres plus bas, ou peut-être vingt, des enfants jouent en silence sur d’immenses dalles en béton et il y a dans ce moment une poésie infinie. Je suis dans Gattaca, Blade Runner et Brasil, démiurge observateur d’une chorégraphie magique et improvisée, je regarde ces humains traverser, voir, sentir, photographier le vide, tandis que sur l’écran derrière moi des poissons argentés s’ébattent puis agonisent entre les jambes d’une femme.

 

        Retour aux salles d’exposition. Picasso, Crâne de Chèvre, Bouteille et Bougie. Remplir le vide par du vide, le structurer par quelques traits, composer, arranger. Où sont l’information, l’émotion ? Dans les pleins ou les vides, dans les traits, dans les ombres ? Et de quoi ma vie est-elle faite ? Des noirs, des blancs ? Des frontières ? Je vois des chemins dans un dessein, je vois l’urbanisme chaotique de Londres, et soudain je vois cette chèvre, ce crâne sans esprit qui n’est plus défini que par le vide qu’il crée – tout ce qu’il reste de lui c’est ce qu’il y a autour.

 

        En face, le jeu du plein et du vide se libère du plan pour conquérir l’espace. Avec Orpheus Maquette 2, Barbara Hepworth a mis en cage une part d’univers, dans une forme de prime abord légère, équilibrée, rationnelle, mais en fait constituée de tensions, de fragilité, d’un intérieur qui n’est que squelette, d’une peau pas si lisse, écaillée, oxydée par le temps. La forme se dévoile progressivement dans toute sa complexité, ouverte et fermée, comme une déformation de l’espace des phases, un attracteur étrange faisant naître l’ordre au sein du chaos. Le lien entre intérieur et extérieur est fascinant. On pourrait les croire antagoniques et pourtant ils sont cohérents. Pire, chacun ne peut vivre que par l’autre. Le squelette fragile ne tient que parce que la peau est épaisse. La peau en équilibre instable ne tient que par la tension que lui inflige le squelette. Alors la vraie nature, est-ce le squelette ou la peau ? Suis-je mon intérieur, ou ce que je montre de moi ? Ce que je suis, ou ce que j’en ai fait ? Les deux, mon Général… voire les quatre : je suis à la fois mon intérieur, mon extérieur, leurs oppositions et leurs coïncidences. C’est ça qui fait ma richesse, et mon immensité.

 

        Les autres œuvres exposées dans cette pièce sont évidemment magnifiques, Matisse, Miro, mais je zappe, le regard et l’esprit attirés par une sorte de vibration dans la pièce suivante, entièrement occupée par les six panneaux Cage (1) – (6) de Gerhard Richter. Ce sont tout d’abord comme les images brouillées d’un téléviseur, qui vous enveloppent entièrement. Les motifs se détachent progressivement de ce travail de peinture par strates, d’autant plus impressionnants qu’ils semblent à la limite du compréhensible, sans toutefois rien évoquer de connu, comme si l’on se trouvait à la frontière fractale de la perception. Puis les différences entre les panneaux commencent à apparaître : des dominantes de couleur, rouge, jaune, bleu, surgissent du gris, l’impression de plus en plus forte qu’il y a une forme de vie cachée derrière ces couches de peinture, une vie qui ne pourrait s’exprimer qu’à travers le hasard des couches superposées. Cage ou miroir ? De quelle côté se trouve la réalité ? De quel côté est-on emprisonné ? L’envie d’appeler Alice au secours, il y a forcément quelque chose de l’autre côté. Ou quelqu’un. Je le sens derrière le dernier panneau, le seul à être entièrement flou. Les lignes ont disparu et l’image estompée n’en devient que plus parlante, plus inquiétante. La question se fait oppressante : et si cette forme c’était moi ? Par quel élément de hasard me suis-je retrouvé de l’autre côté de ces strates de peinture ? Et quel est ce message que j’essaye de transmettre, à moi, à l’autre, aux autres ?

 

        Une dernière œuvre m’interpelle. Il s’agit d’un tableau long de 5m50 sur 85 cm, de Jackson Pollock. J’y vois des chemins qui se croisent à l’infini, emplissant l’espace en parfait équilibre, j’y vois des cheminements, des boucles, des arrêts, la trajectoire d’une particule élémentaire dans un milieu fluide, j’y vois des groupes aux couleurs différentes, des rencontres, des collisions. J’y vois, nouvelle Carte du Tendre, le pèlerinage du flirt, la recherche, l’errance, les rencontres, les séparations, les instants de communion, les plages de solitude, l’acceptation du vide, la place de l’autre. Le titre de l’œuvre, Summertime Number 9A, apporte la pièce finale au puzzle. Ce n’est plus un tableau, c’est la ballade sur la plage, ou plutôt dans les dunes, chaotique, au rythme de la nature, chargée de l’érotisme de tous les possibles, la chaleur étouffante des corps travaillés, le silence étouffé des pas sur le sable. Instant jouissif, je m’aperçois que le tableau a été peint à Long Island, je pense immédiatement à Fire Island, au Meat Rack, à Boys in The Sand, aux Garçons de la Plage, ce n’est peut-être pas la réalité de Pollock, ce n’est que la mienne, mais Dieu qu’elle est cohérente ! Elle est cohérente, et elle est moi. Je comprends alors que je veux retrouver ma part dans l’autre, je veux l’autre parce qu’il est moi, je veux les autres parce qu’ils sont moi, parce que sans eux je ne le suis pas.

 

        Je n’ai pas toutes les réponses à mes questions. Mais je finis cette visite avec l’étrange impression d’un itinéraire tortueux dans le temps et l’espace, d’une traversée répétée du miroir de ma peau, de l’intérieur vers l’extérieur vers l’intérieur et ainsi de suite, de moi vers l’autre vers les autres qui deviennent moi dans une invariance d’échelle répétée à l’infini. L’impression d’un ordre derrière mes mouvements chaotiques, de règles, de tensions, d’attractions, que les œuvres exposées ici m’ont montrées comme dans un miroir, chacune à sa façon, en douceur ou violemment, avec une évidence lumineuse ou au contraire comme une vérité cachée. L’impression d’avoir continué à avancer sur un chemin, à me construire de ce chemin. L’impression enfin que ce n‘est qu’en écrivant, en révélant mes pensées à l’autre, aux autres, que je parviens à les rendre miennes.

Interview: Clément Hervieu-Léger joue une sublime trans, ce dimanche sur France 2

Par Louis Maury samedi 15 août 2009, à 19h22 | 2268 vues

Dans «La Reine des connes», ce dimanche soir sur France 2, Clément Hervieu-Léger joue magnifiquement une transsexuelle. Il répond aux questions de TÊTU.

 

 

Clément Hervieu-Leger

Dimanche soir, à 22h55, un vent troublant va souffler sur France 2. La Reine des connes, mis en scène par Guillaume Nicloux, un nouveau chapitre de l'excellente collection télévisée Suite Noire, va être diffusé (voir un extrait sur le site de France 2). Son héros: un homme, Emmanuel, décidé à se faire opérer pour devenir la femme qu'il a toujours voulu être. Et qui va tout faire pour réunir les fonds nécessaires. Et trouver son identité. Un vrai polar avec ses gueules, son ambiance, ses dialogues et une révélation: l'acteur Clément Hervieu-Léger dans le rôle de Emma, Emmanuel qui se rêve en Emmanuelle. On n'a pas trop l'habitude de ce type de héros héroïne dans une fiction française. Et dans l'univers du polar, de surcroît! Ce qui nous a donné envie de rencontrer celui qui incarne Emmanuel(le), avec une intelligence et une fébrilité rare.

TÊTU: Comment vous êtes-vous retrouvé dans ce film de la collection Suite Noire?
Clément Hervieu-Léger: Je ne sais pas trop. J'ai rencontré Guillaume Nicloux (le réalisateur) dans un café à Bastille. Il m'a parlé très clairement du projet en me laissant le scénario. J'ai été approché plusieurs fois pour des rôles de travestis, mais j'avais décliné. Le travestissement en tant qu'acteur n'était pas quelque chose que je recherchais particulièrement. Si j'ai dit oui ici, c'est que j'ai aimé la façon dont Guillaume me parlait du personnage. Je ne voulais pas être caricatural. Il m'a dit: «On ne fait pas un film sur un transsexuel, mais un film noir dont le personnage principal est un transsexuel». Cette phrase a été décisive et je me suis attaché au personnage dans son entier. On n'était jamais dans une vision voyeuriste de ce que pourrait être la vie d'un transsexuel. Le personnage a été beaucoup construit dans les interstices, pendant les essayages de coiffure, de maquillage, de costumes. En phase avec Guillaume. Ce fut un tournage rêvé. L'équipe m'a porté car ce fut éprouvant.

Comment vous présenteriez-vous à ceux qui ne vous connaissent pas?

J'ai 32 ans et je suis pensionnaire de la Comédie française depuis 2005. Je n'ai pas fait le Conservatoire, ce qui est assez rare au Français. J'ai commencé à travailler très tôt. J'ai fait un peu de cinéma et de télé avant. J'ai travaillé avec Catherine Corsini dans La Répétition et avec Patrice Chéreau dans Gabrielle. Ensuite, la Comédie française et l'opéra m'ont accaparé. J'ai travaillé pas mal avec Chéreau sur la dramaturgie d'opéra.

Vous avez conscience que l'on est troublé par vous dans ce rôle, tant par votre présence que par votre voix...

Tant mieux, je ne m'en rends pas compte (sourire). Ce que j'espère, c'est que l'on s'attache à Emmanuel pour de bonnes raisons. Que l'on regarde l'être. Et pas autre chose. On n'a pas l'habitude de voir des personnages de trans. Et si on en voit, ce n'est pas cela. C'était important pour moi qu'Emma soit une jeune femme de son temps, séduisante, avec ses doutes, ses manies et ses angoisses. J'ai accepté d'aller chercher la part féminine qui est en moi, une part que je n'ai pas l'habitude de mettre en avant... Et ne pas la construire. Cela peut être angoissant et vertigineux...

Ce rôle va marquer. Vous n'avez pas peur d'être désormais «étiqueté»?

J'y ai pensé, mais pas longtemps. J'ai joué un transsexuel une fois et je ne le referai pas. J'ai la chance d'être pensionnaire de la Comédie-Française. Mon port d'attache, c'est le théâtre. Mais ce film m'a donné envie de retourner.

Quels sont vos projets?

Je serai bientôt dans Les Affaires sont les affaires d'Octave Mirbeau au Théâtre du Vieux Colombier, à Paris.

Propos recueillis par Louis Maury

Photo: France 2.

La Reine des connes, France 2, le 16 août, épisode 7, saison 1, à 22h50.
Réalisé par Guillaume Nicloux.
Avec: Clément Hervieu-Léger (Emmanuel Siprien), Yves Verhoeven (Pierre) Pascal Bongard (Milo).
Genre: série de suspense.
Durée: 1 heure.
Année de production: 2009.

 

porno gay aussi se met à la 3D!
Par Julien Guichard dimanche 16 août 2009, à 13h51 | 2897 vues

Le porno en relief met en scène de vrais acteurs, qui semblent forniquer au bout de votre canapé. Explications… et démonstration.

 

 

Alors que 2009 est marquée par le retour en force des films en 3D (l'Age de Glace 3, La-Haut, et bientôt Destination Finale 3), l'industrie du porno se met elle aussi aux films en relief. Le créneau gay a été investi par Dominic Ford, qui propose sur son site (réservé bien sûr à un public majeur et averti) des scènes de baise brûlante disponible en streaming (à partir de 20$ par mois) ou en DVD (59$). Le studio utilise surtout la technique traditionnelle de stéréoscopie, avec des lunettes vertes et rouge qui sont offertes avec l'abonnement ou les DVD.

Dominic Ford explique: «Avec le retour des films en 3D sur grand écran, on s'est dit que c'était le bon moment pour faire prendre à notre industrie une nouvelle direction. C'est plus qu'un gadget, nos films en 3D bouleversent la manière dont on regarde des films pour adultes. C'est comme si vous étiez allongés à-côté de nos porn stars. Vous pouvez pratiquement les toucher.»

La technique s'améliore
Si la toute première scène (avec Arpad Miklos et Blu Kennedy) était un peu verdâtre, les tons ont été depuis améliorés. Le studio met un point d'honneur à proposer des mecs d'âges, de physiques ou d'origines diverses, du beau Californien baraqué au minet métis en chaleur, et a embauché des stars telles que Scott Alexander (photos ci-dessus), Bryan Slater ou Matthew Rush.

En bonus, du Matthew Rush en relief sans lunettes!
Voici d'ailleurs ce dernier dans deux photos (ci-dessous) qui adoptent une technique différente. En effet, nul besoin de lunettes ici, mais d'un peu d'habilité occulaire! Il suffit, lorsqu'on est bien en face de l'écran, de loucher légèrement (en commençant par regarder son nez par exemple), puis de détendre son regard jusqu'à ce que les deux images n'en fassent qu'une, qui est alors en relief. Vous verrez, l'effet «coup de poing» de Matthew Rush est alors saisissant!

Cette technique étant assez fatigante pour les yeux, elle n'a pas été beaucoup utilisée par Dominic Ford, qui lui préfère la plupart du temps technique stéréoscopique avec lunettes spéciales.

 

 

Par philippe dit phiou - Publié dans : a lire
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Dimanche 2 août 2009



CE QUE NARCISSE M'A APPRIS

 

Nico Bally a publié une multitude d'histoires étranges sur divers supports, du webzine à l'anthologie, en passant par le livre photo-musical.

Après avoir sillonné les villes les plus exotiques et palpitantes du globe (Dunkerque, Manchester), il vit aujourd'hui à Lille où il fête tous les jours son non-anniversaire (trente ans tout rond) avec un lapin gay, une chatte blanche déguisée en chatte noire, et la fée Clochette.

En marge de l'écriture, il travaille comme contrôleur de contenu pour Recisio Music malgré de longues études en sciences, informatique et philosophie. Il respecte les lois du TATBAR (Touche À Tout, Bon À Rien) en s'adonnant à la photographie naïve, la musique noise-ambiant expérimentale, les courts-métrages DIY, l'auto-pornographie, le rot tonal et la peinture sur vélo.

Pour Les Toiles Roses, il élargit ses univers fantastiques-oniriques en développant les thèmes LGBT qu'il avait trop souvent mis de côté.

 

 

Le jour où je me suis noyé, le ciel était d'un bleu presque transparent, et le soleil brillait assez fort pour rendre aveugle l'imprudent qui le regarderait en face. Je me baladais au bord d'un lac que j'avais découvert au fond d'une vallée broussailleuse. Calme et pur, il semblait avoir été ignoré par la civilisation depuis des siècles.

Je me suis étendu sur le dos, près de l'eau, goûtant la joie de ce matelas de nature vierge. J'avais toujours rêvé de m'endormir dans un tel endroit, mais la lumière du soleil transperçait mes paupières. J'ai roulé sur moi-même pour me mettre sur le ventre, et je suis tombé face à mon reflet. Il reposait tranquillement derrière une barrière d'eau cristalline.

Je ne sais plus très bien comment je me suis noyé. Je me suis peut-être trop approché. Ou alors je me suis finalement endormi, et j'ai basculé. Ce qui est sûr c'est qu'à un moment je scrutais les détails de mon iris bleuté, et que le moment d'après j'étais entouré d'eau.

Brutalement, tout s'est ralenti. La soudaine lenteur de mes gestes leur donnait une précision étrange, et je respirais sans problème. J'ai d'abord cru que je m'étais envolé, mais je sentais l'eau faire doucement pression sur mon corps, et un paysage d'algues pastel ondulait gracieusement sur des roches crayeuses.

Un homme nu monta jusqu'à moi. Ses longs cheveux m'ont d'abord fait penser à une femme, une sirène, mais sa nudité m'assura bien vite qu'il s'agissait d'un homme, d'un très bel homme. Subtilement musclé, le regard lucide, tranquille, il nageait avec aisance et me souriait d'un air complice.

« Tu n'as pas tenté de sortir de l'eau ? », m'a-t-il demandé.

Non, l'idée ne m'était pas venue à l'esprit. Je me sentais bien ici.

« Je suis mort ?

— Ne sois pas ridicule. »

Nous pouvions parler sans contrainte ; de petites bulles s'échappaient de nos bouches et tourbillonnaient jusqu'à la surface.

L'homme me prit par la main. Sa peau était douce, troublante. Il m'emmena tout au fond, sans que la lumière ne nous quitte, sans que ma respiration ne devienne plus difficile.

Il y avait une sorte de grand nid dans la roche, une crique de coquillages hérissée de miroirs et d'algues raffinées, tapissée de mousse émeraude.

« Notre maison… », a dit l'homme en nous faisant voguer tout autour.

Puis il a regardé mes vêtements d'un air un peu moqueur.

« Ils ne te gênent pas pour nager ? »

C'est vrai qu’ils me paraissaient superflus dans cet Eden sous-marin, mais je n'osais pas me déshabiller. Il s'en chargea donc, ôtant mon T-shirt d'un geste aisé, plongeant sa douce main dans mon jean.

Je bandais. J'en fus aussi étonné que gêné.

« Je… Je ne suis pas homosexuel, dis-je autant pour moi que pour lui.

— Il t'arrive de te caresser, non ?

— Ça n'a rien à voir ! »

Il me sourit comme on sourit à un enfant.

« Quand tu te caresses, tu caresses un homme, et c'est un homme qui te caresse. »

Je ne trouvais rien à répondre. Il acheva de me déshabiller et m'embrassa.

J'aimais ça. Je ne sais pas si c'était parce que nous étions sous l'eau, ou parce que je n'avais jamais embrassé que des femmes, mais c'était différent… et j'aimais ça.

De petits poissons argentés nous escortèrent jusqu'à un lit en forme de coupe, puis ils changèrent de direction.

De grands miroirs, disposés comme des pétales, nous renvoyaient notre image.

C'était la première fois que je me voyais faire l'amour. C'était également la première fois que je le faisais sous l'eau, et que je le faisais avec un homme. C'était la première fois que je me noyais. Mais le plus étrange restait les miroirs. Je ne m'y reconnaissais pas, ondulant au ralenti contre ce corps parfait. Mon visage affichait une sérénité délicieuse que je ne me connaissais pas.

L'homme du lac me renvoyait la même expression. Je remarquai que ses cheveux étaient semblables aux miens, tout comme ses yeux, et son visage.

Il était moi.

Je me suis retiré violemment, comme on sort d'un rêve ou d’un cauchemar.

« Tu es moi !

— Je suis toi. »

Son regard me troublait par sa sérénité.

« Pourquoi ne me l'as-tu pas dit ?

— N'était-ce pas évident ? »

Je me sentais soudainement trahi. Par le lac qui m'avait accueilli avec tendresse, et par moi-même que je n'avais pas su reconnaître.

Je me suis élancé vers le haut, poursuivi par mon reflet qui me suppliait de revenir. Les poissons, effrayés, s'écartaient sur mon passage. La voix de mon double ne fut bientôt plus qu'un écho lointain, le souvenir d'un jumeau mort depuis longtemps.

Puis, tout aussi brutalement que je m'étais noyé, je me suis retrouvé sur le bord du lac, nu, couché et trempé.

Un vieil homme, assis à mes côtés, contemplait les rides qui striaient la surface de l'eau. Son regard scintillait d'un bleu translucide.

« Qu'est-ce qu'un beau jeune homme comme toi fait tout seul ici ? », m'a-t-il demandé.

«  Pourquoi dites-vous que je suis beau ?

— N'est-ce pas évident ? Ne t'es-tu jamais regardé dans un miroir ? »

Jusqu'ici, les miroirs n'avaient servi qu'à ma toilette. Devant eux je me coiffais, me rasais, traquais les boutons, mais jamais je ne m'y étais vraiment regardé.

« Tu as bien raison, mon garçon, ça ne sont que des plaques froides et réfléchissantes. »

La surface du lac paraissait toujours troublée par ma fuite, elle ne reflétait plus qu'une onde confuse et miroitante.

« Tu t'es noyé, n'est-ce pas ?

— Oui, ai-je répondu, Mais pas très longtemps.

— Ça calme la soif, parfois. »

Le vieil homme s'est levé, m'a souhaité une bonne journée, puis s'est envolé. Le soleil acheva de me sécher.

Australie : la Tasmanie prône la reconnaissance du mariage gay

Par Myrtille Rambion lundi 27 juillet 2009, à 12h17 | 1115 vues

Les travaillistes de Tasmanie ont voté une motion recommandant au Parti la reconnaissance du mariage entre personnes du même sexe dans toute l'Australie. La pression est désormais sur le gouvernement du Premier ministre Kevin Rudd.

 

Une fois de plus, la Tasmanie pourrait être le fer de lance de l'avancée des droits LGBT en Australie. Depuis 2003, on savait déjà que la vue à 360° depuis le sommet du Mont Wellington ou que les rochers orange de la Bay of Fires n'étaient pas les seules excellentes raisons d'apprécier la douceur de vivre de cette île-état au sud de l'Australie. Cette année-là, la «Relationships Bill» avait en effet été votée par le Parlement, permettant ainsi aux couples de même sexe d'être enregistrés auprès des autorités administratives et juridiques. Mais cette fois, cela va plus loin, puisque c'est purement et simplement de la reconnaissance du mariage entre personnes du même sexe qu'il s'agit.

La section locale du Parti travailliste australien (ALP) a en effet voté ce week-end une motion demandant au gouvernement fédéral australien de modifier le «Marriage Act» afin d'y inclure le mariage entre personnes du même sexe. Et de mettre fin, ainsi, à ce qu'elle considère comme une discrimination envers les couples gays et lesbiens. Cette motion a d'autant plus de retentissement dans le pays qu'elle précède de quelques jours la conférence nationale de l'ALP qui doit se dérouler le 31 juillet à Sydney.

80% des couples interrogés en faveur du droit au mariage
«Cette décision envoie un message fort à cette conférence à venir et au gouvernement de Kevin Rudd (Premier ministre et chef de l'ALP, ndlr), a commenté Rodney Croome, le porte-parole du Tasmanian Gay and Lesbian Rights Group (en photo ci-contre). Clairement, la base du parti a entendu qu'une majorité d'Australiens soutenait le droit au mariage pour les couples homos, même si la tête du parti est, elle, encore à la traîne.»

Rodney Croome estime que le parti travailliste, et donc le gouvernement, sont désormais sous pression sur cette question. Pour lui, la reconnaissance de facto des couples de même sexe par le gouvernement n'est en effet pas suffisante. «Un certain nombre de sondages réalisés dans la communauté LGBT, indique-il, montrent de manière répétée que 80% des partenaires du même sexe interrogés souhaitent le droit au mariage.»




Corruption au sommet
dans le New Jersey

New York, Nathalie Mattheiem
24/07/2009 | Mise à jour : 21:32 | Commentaires 28 | Ajouter à ma sélection

Quarante-quatre personnes ont été arrêtées jeudi dans le New Jersey (ici à Newark) lors d'une vaste opération anticorruption.
Quarante-quatre personnes ont été arrêtées jeudi dans le New Jersey (ici à Newark) lors d'une vaste opération anticorruption. Crédits photo : AP

Des maires, des rabbins et des fonctionnaires ont été arrêtés le même jour lors d'un des plus vastes coups de filet jamais lancé dans cet État, connu pour ses relations malsaines entre politique et crime organisé.

Trois maires, vingt-six élus et fonctionnaires locaux, cinq rabbins … En tout, 44 personnes ont été arrêtées jeudi dans le New Jersey lors d'une vaste opération anticorruption qui concerne pêle-mêle blanchiment d'argent, pots-de-vin et trafic d'organes.

Même dans cet État qui sert de cadre à la série télévisée Les Sopranos, consacrée à la mafia, et où 130 personnes ont été arrêtées pour corruption depuis 2001, l'affaire coupe le souffle. Trois cents policiers avaient été mobilisés jeudi pour procéder à l'opération, menée quasi simultanément à 54 adresses de New York et du New Jersey.

Les investigations sur ce vaste réseau de corruption qui aurait des ramifications jusqu'en Israël et en Suisse ont débuté il y a dix ans. L'enquête à été relancée avec le chèque frauduleux de 25 millions de dollars de Solomon Dwek, un promoteur immobilier, arrêté en mai 2006. Il décide de coopérer avec la police.

Sans cacher ses ennuis, ce fils d'un rabbin bien connu de la communauté juive syrienne de Deal, une petite ville de la côte du New Jersey, demande de l'aide à diverses personnes pour soustraire sa fortune à la banqueroute. Un réseau de blanchiment d'argent, dans lequel interviennent trois rabbins de Brooklyn, deux du New Jersey et un banquier suisse, se met en place. Des chèques pour un total de 3 millions de dollars, ostensiblement pour des œuvres, sont recyclés, moins une commission.

De 10 000 à 40 000 dollars

L'affaire se corse quand une des personnes impliquées dans ce blanchiment d'argent met Solomon Dwek en relation avec des responsables locaux. Toujours en collaboration étroite avec les enquêteurs, le promoteur devenu informateur reprend du service et explique à qui veut l'entendre qu'il envisage de construire des tours. Il trouve des interlocuteurs et, très vite, l'argent circule.

Solomon Dwek distribue les dollars par milliers ou dizaines de milliers selon ses cibles. Un inspecteur du bâtiment de l'État, à l'origine de ces contacts, reçoit 40 000 dollars (28 000 euros). Le maire de Hoboken, Peter Camarrano, 25 000 dollars (17 600 euros) en échange de la promesse de modifier des règlements d'urbanisme. D'autres élus perçoivent 10 000 dollars (7 000 euros). Leona Beldini, maire adjointe de Ridgefield, accepte 20 000 dollars pour financer une campagne électorale et dissimule leur origine.

Démocrates ou républicains, noirs, blancs ou latinos, jeunes ou vieux (le benjamin a 28 ans, le doyen 87), les 44 personnes arrêtées représentent toute la diversité du New Jersey. Mais elles ont un point commun, selon Ralph Marra, le responsable de la justice au New Jersey : «Pour tous, la corruption est un mode de vie. Ils opèrent dans une sphère sans éthique».

Trafic d'organes

L'illustration la plus flagrante de ce manque absolu d'éthique est sans doute la mise au jour d'un trafic d'organes. Un des suspects arrêtés à Brooklyn a expliqué à Solomon Dwek, qui disait solliciter un rein pour le parent d'une de ses collaboratrices, qu'il gérait ce genre de transactions «depuis des dizaines d'années». Le rabbin Levy-Izhak Rosenbaum affirmait qu'il pouvait acheter un rein 10 000 dollars en Israël et le revendre ensuite 160 000 dollars (près de 130 000 euros) aux États-Unis.

L'affaire pourrait avoir des répercussions politiques pour le gouverneur de l'État, le démocrate Jon Corzine, en campagne pour sa réélection face à l'ancien responsable (républicain) de la justice, Christopher Christie. «Toute corruption est inacceptable, où que ce soit, quel que soit le moment, par qui que ce soit», s'est-il empressé de déclarer alors que des membres de son administration étaient arrêtés au cours de cette opération lancée jadis par son rival. Les suspects risquent jusqu'à vingt ans de prison pour abus de pouvoir et blanchiment d'argent, dix ans pour prévarication et cinq ans pour trafic d'organes.

 

     

 


Divers/Cité (1): «A Divers/Cité, les L, les G, les B et les T sont tous ensemble»

Par Stéphane Moran lundi 27 juillet 2009, à 11h07 | 941 vues

INTERVIEW. Divers/Cité, le festival LGBT de Montréal, débute aujourd'hui avec la projection en plein air du film de Christophe Honoré, «Les Chansons d'amour». En ce premier jour des festivités, rencontre avec la pétulante directrice du festival, Suzanne Girard.

 

Présent à Divers/Cité, TÊTU vous propose plusieurs reportages sur le festival jusqu'au 2 août.

TÊTU: Comment définiriez-vous le concept de Divers/Cité?
Suzanne Girard: C'est un festival artistique gay, différent de la gay pride qui a lieu cette année le 17 août. Nous, nous nous concentrons sur les arts de la scène, on propose de la musique, de la photo, de la danse... Ça se passe essentiellement en plein air. 80% de la programmation est gratuite, le reste a lieu en salle. On organise aussi des «parties», des grosses soirées qui durent toute la nuit.

Quelle est la mission du festival?
On ne fait pas directement de militantisme, mais bon, s'afficher LGBT est militant en soi. Notre objectif est surtout de célébrer la diversité, la différence, sous toutes ses formes. Ça se ressent aussi bien dans le public que dans notre programmation. On passe du blues à de la house, de la danse... On essaye de proposer de tout pour satisfaire tout le monde. A Divers/Cité, on n'a pas un coin, L, un coin G, un coin B, un coin T, on est tous ensemble. Ça fait 17 ans qu'on travaille là-dessus. Maintenant, on est même reconnu pour ça. On vient me voir pour me demander comment je fais pour offrir une telle mixité. C'est juste de la volonté !

Quels sont les temps forts de cette 17e édition?
Je pense aux spectacles qui font notre renommée comme «1 boulevard des rêves», un plateau d'artistes québécois, dont c'est le 10ème anniversaire. Y'a aussi «Mascara», le plus grand show drag sur la planète Terre. Sans oublier «La Grande Danse», qui transforme la rue face à la grande bibliothèque du Québec en énorme piste de danse entre 13h et 23h.
 
Quelques jours avant le début du festival, le gouvernement fédéral vous a refusé une subvention de 155 000 dollars canadiens (environ 100 000 euros). Vous avez même dû annuler le spectacle d'ouverture avec la célébrissime Mado. Comment expliquez-vous cette décision?
C'était une nouvelle subvention du gouvernement fédéral, avec des critères très sélectifs. 150 événements ont fait la demande à travers le Canada. Ce qui s'est probablement passé, c'est qu'ils ont distribué tout l'argent et que les coffres sont vides. C'est en tout cas ce qu'on nous a dit...  Par ailleurs, il y a aussi un contexte politique qui a sans doute joué. Les plus conservateurs du gouvernement fédéral ont été scandalisés par la subvention attribuée à la gay pride de Toronto. Au final, c'est donc certainement un mélange de beaucoup de facteurs. C'est quand même un peu déprimant à trois jours du début des festivités. On avait déjà engagé beaucoup de frais, on a dû annuler des spectacles... Mais le festival a toujours lieu.

Aujourd'hui, un festival comme Divers/Cité est-il toujours utile dans un Canada plutôt gay-friendly?
Il y a 17 ans, je me rappelle des premières manifs, on luttait pour la reconnaissance des droits, pour l'égalité. Même si la non-discrimination était déjà inscrite dans la constitution, il restait beaucoup d'étapes à franchir. Avec la légalisation du mariage en 2003, on a remporté une grande victoire. Beaucoup de barrières sont tombées. Enfin, dans les lois, oui, on est protégés, même s'il y a encore beaucoup de travail au quotidien pour lutter contre l'homophobie et les discriminations au sein de la société.

Au fait, les artistes programmés sont-ils tous gays?
Les gens ont tendance à croire que parce qu'on est un festival LGBT les artistes sont gays. Mais non ! On ne demande jamais l'orientation sexuelle des gens qui travaillent avec nous. Il y a des artistes qui ont déjà joué 5 ou 6 fois pour nous, pour autant ils ne sont pas gays. Divers/Cité, c'est une atmosphère, une ambiance, une sensibilité. Et c'est LE «party» de l'année avec le plus gros système son de Montréal !

Propos recueillis à Montréal par Stéphane Moran. Photos: S.M. et DR.

Programme du jour :
Cinéma dans le parc: Projection du film Les Chansons d'amour de Christophe Honoré, au théâtre de Verdure (parc Lafontaine). A 21h, entrée gratuite



Le Père Docu s'appelle Gérard Coudougnan, il est né en 1962 et a pour qualification « enseignant-documentaliste », vous savez la dame qui râle au C.D.I. (centre de documentation et d'information) : c'est lui. Pour des raisons indépendantes de sa volonté, il est en ce moment éloigné de son lieu de travail habituel mais a toujours un C.D.I. (contrat à durée indéterminée) avec les bouquins pour qui il a une vraie A.L.D. (affection de longue durée).

Au hasard de ses lectures, il a croisé Marc-Jean Filaire puis Môssieur Daniel C. Hall (« The Boss ») qui lui a proposé de regrouper ici quelques « recensions » d'ouvrages à thématique LGBT.

Toute remarque, toute suggestion sera la bienvenue. Les avis, sous forme de commentaires, pour échanger des points de vue encore plus !

La bibliothèque rose est ouverte… vous avez lu Le Club des Cinq d'Enid Blyton ? Claude, le « garçon manqué » est peut-être alors votre première rencontre avec une petite lesbienne ou une future transgenre ? Ah bon, vous n'avez pas connu les Bibliothèques Rose et Verte ? Qu'importe, entrez (couverts !) ici et faites ce que vous voulez entre les rayons, ne soyez pas sages ...

 

Olivier DELORME, Le Plongeon, Béziers, H&O, 2008, 314 p. - 11 x 18 cm – 8,60 €.

Le Plongeon, que Patrick Poivre d'Arvor avait présenté dans Place aux livres sur LCI en août 2002 est aussi disponible en édition de poche.

C'est un vrai plaisir que de pouvoir s'offrir pour à peine plus de huit euros (moins cher qu'une entrée dans certaines piscines !) un plongeon humain, vivifiant et revigorant d'une telle richesse !

De vrais caractères (sans anglicisme !) sur une île-volcan, rocher fumant du Dodécanèse, à un « crachat » de la Turquie :

— Un couple d'hommes dont l'un est le géniteur du jeune garçon qui les accompagne,

— Un archéologue en bois d'Olivier,

— Une autrichienne au passé obscur et au patronyme évocateur,

— Le ballet du Poséidon Express et de l'Apollon Express,

— Du Campari à l'eau de Seltz et du galaktobouriko,

— Un ancien protégé de la mère de S.A. Sofia, reine d'Espagne,

— Une bouteille de vitriol,

—L'autochtone séduisant et le Grec de l'exil,

— Une mère sous antidépresseurs,

— Des bandes rivales de canards, mais aucun raton laveur...

Dans une construction chronologique décalée et agréable à suivre, avec ses instruments d'archéologue, Olivier Delorme explore méticuleusement les vestiges du lieu depuis lequel les anciens occupants de l'île plongeaient suivant un rituel précis.

Avec sa documentation d'historien, il nous éclaire sur certains aspects de la guerre civile grecque et de la seconde guerre mondiale... sans oublier le passé et les amours grecs.

Avec son amour de la Grèce, il nous fait vivre au rythme de ce microcosme qu'est une île grecque, si loin du pays-continent-archipel, et si proche du pays « rival ».

Avec ses convictions, il nous entraîne dans une réflexion passionnante sur un monde sans monothéisme, moins chargé d'absolutisme moral et de discriminations.

Avec son hédonisme, il nous fait partager une infinité de plaisirs sensuels, de joies physiques et intellectuelles.

Mais le mystère r(h)ode(s) et c'est une intrigue captivante qui saisit le lecteur dès le premier chapitre... et le mène au long de routes sinueuses du port aux lèvres du cratère, du cafeion au village de vacances, du monastère à la falaise, de « l'olivette de la veuve pendue » à la discothèque.

Nul ne sortira indemne de l'aventure : chacun va effectuer sa mue, son katapontismos, son plongeon personnel d'une vie à une autre... et pour l'un d'entre eux ce rite de passage prendra la forme d'un accident qui le laissera paraplégique...

Petit reflet du sens profond et subtil de la réflexion d'un auteur pourfendeur de tous les clichés, au moment où la photographie numérique transforme tant de vacanciers en aveugles paparazzi de l'inutile, ce court extrait (p. 239) : « En cessant de me croire obligé de photographier, j'ai cessé de me croire obligé de lire tous les livres, d'avoir quelque chose à dire ... ou de me sentir coupable parce que je n'en pense rien. Je n'avais plus de compte à rendre, ni aux copains, ni aux parents, ni à Dieu... »

POUR EN SAVOIR PLUS :

Site de l'auteur : http://www.olivier-delorme.com/presse/presse_plongeon.html

À cette page, suivez le lien "Grande interview d'info-grèce" pour obtenir plus de détails sur Le Plongeon.

Les lieux : http://www.nisyros.com/

Une superbe critique : http://www.olivier-delorme.com/presse/articles_plongeon/cite_gay.pdf

 

 


Françoise Hardy, Le Désespoir des singes et autres bagatelles, J'ai Lu, 2009, 416 p. - photos, 14,95 €.

L'autobiographie d'une chanteuse dans la bibliothèque rose.... Dalida ? Barbara Streisand ? Mylène Farmer ? Hervé Vilard ? Vous n'y êtes pas du tout.

Souvenirs... quand nous entendions cette chanson : http://www.deezer.com/track/540002

Son refrain avait pour nous un sens plus profond et c'était moins l'absence d'amour qui nous tourmentait que le fait de savoir si nous allions le rechercher parmi tous les garçons OU les filles de notre âge....

Françoise Hardy est sexagénaire et ce n'est pas une icône gay. Et alors ? Son autobiographie offre de vrais moments de plaisir et de réflexion avec de petites confidences sur des personnalités du monde de la chanson, du cinéma et des médias. Avec modestie, sans exhibitionnisme ni fausse pudeur, Madame Dutronc évoque son métier de chanteuse, ses amours de femme et de mère, en confessant à la fois ses doutes et son perfectionnisme, ses échecs patents et ses succès discrets.

Jacques Dutronc est au centre de ce livre, comme l'indique malicieusement le titre. L'homme au cigare, acteur et chanteur mériterait le signe astrologique du muffle...

L'astrologue vous énerve ? Elle met dans ce livre stars et étoiles en perspective : on découvre qu'elle ne s'entend pas du tout avec Elizabeth Teissier (1), ce qui la rend a priori plus fréquentable aux rationnels impénitents, impression confirmée par son absence de foi en une astrologie prédictive. Les cieux du jour de naissance interviendront ça et là dans le récit, avec une dominante plus psychologique qu'ésotérique.

Éloignée des pouvoirs, sans véritable engagement politique (au point de se faire piéger par des journalistes peu honnêtes), la chanteuse ne cache rien de ses facilités matérielles ni de ses fragilités existentielles. Que l'on soit ou non amateur de sa production musicale, son style littéraire, sans prétentions, est efficace et peut toucher le lecteur curieux des expériences humaines. La relation Hardy-Dutronc est une aventure qui concerne ceux qui, par une vie de couple non monogame séparent la tête et les fesses, le cœur et le sexe. Rien n'interdit d'en tirer une intéressante analyse d'un attachement (ici féminin) indéfectible à un homme, quels que soient le nombre et la nature de ses aventures extra conjugales.

Traverser avec Françoise Hardy la deuxième moitié du siècle dernier est une promenade où chacun peut trouver des moments de complicité. Le titre n'est pas trompeur : les bagatelles abondent, autour d'une histoire où quelques primates tentent de se hisser plus haut. Chansons et films, chanteurs, acteurs et cinéastes jalonnent un parcours où le lecteur fait coïncider musiques et scénarios avec la bande son et les images de sa propre existence.

 

(1) À propos de qui on savourera les études zététiques…. http://www.zetetique.ldh.org/et0.html

 

 


Alon HILU, La Mort du moine (traduit de l'hébreu par Emmanuel MOSES), Seuil, 2008, 329 p. - 15 x 22 cm, 23 €.

Discriminations fatales : Un fait historique majeur revisité sous un angle gay est le thème central de ce roman historique couronné en Israël par le prix du Président 2006.

L'affaire de Damas est, avec l'affaire Dreyfus, l'un des événements centraux de l'histoire juive du XIXe siècle. Elle demeure un élément de référence actuel vivant dans la mémoire des habitants du Proche Orient du XXIe siècle : feuilleton égyptien récent, publications « scientifiques » syriennes, allusions internationales lorsqu'un enfant palestinien est tué par des balles israéliennes sous les caméras de France 2 le 30 septembre 2000 (affaire Al Doura) sont trois exemples d'exploitation antisémite de ce « fait divers » tragique.

En 1840 à Damas, un moine catholique disparaît sans laisser de traces, à la veille de la Pâque juive.

Les soupçons se portent « automatiquement » sur les Juifs de la ville et un déchaînement de passions religieuses, économiques, politiques va se déclencher sur une ville majeure de l'empire ottoman en déclin.

Alon Hilu apporte une nouvelle vision de ces faits, toujours inexpliqués, même si sur la tombe du père Tommaso, on peut toujours lire qu'il a été « assassiné par les juifs ».

On suit avec un intérêt soutenu une véritable intrigue psychologique, politique et policière avec de rares moments de tendresse et de partage sensuel pour un garçon qui vit comme un handicap insurmontable son attirance pour les hommes.

Dans sa traduction, Emmanuel Moses utilise une langue un peu chantournée, mais fluide et agréable. Le narrateur est Aslan Farhi, qui passant de la première à le troisième personne, se présente comme coupable de ce meurtre. Au cœur de sa confession, une mésestime complète de lui-même, dans un contexte de rivalités séculaires entre les adeptes des trois monothéismes réunis dans une « cocotte minute » où l'homophobie ambiante est l'étincelle qui va déclencher un déluge antisémite qui atteindra, via leurs délégations consulaires, la France et la Grande-Bretagne et touchera toute la diaspora juive au moment où le sionisme est en train de prendre une forme politique de plus en plus concrète.

C'est un vrai voyage dans le temps et dans l'histoire des mentalités qui est offert au lecteur, une réflexion profonde sur les discriminations croisées, la réalité ou la fiction d'une solidarité entre homosexuels, au-delà des appartenances ethniques et religieuses : à méditer pour nos propres combats ?

POUR EN SAVOIR PLUS :

En français :

Interview de l'auteur au sujet du roman :

http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/03/14/alon-hilu-l-affaire-de-damas-version-gay

L'affaire de Damas racontée par l'actuel ministre syrien de la Défense (ou actualité de l'antisémitisme) :

http://www.memri.org/bin/french/articles.cgi?Area=ia&ID=IA9902

L'affaire de Damas et les prémices de l'antisémitisme moderne :

http://www.cairn.info/revue-archives-juives-2001-1-page-114.htm#no39

En anglais :

Site de l'auteur : http://www.alonhilu.com/home.html

Article wikipedia sur le roman : http://en.wikipedia.org/wiki/Death_of_a_Monk

Montpellier: condamnation des agresseurs d'un gay

Par Stéphane Garneri dimanche 26 juillet 2009, à 19h11 | 1957 vues

En comparution immédiate, les deux agresseurs ont écopé respectivement de six mois de prison ferme et trois mois avec sursis. Dans une interview à TÊTU, le président d'une association montpelliéraine s'élève contre ceux qui reprochent à la victime «d'instrumentaliser» son agression pour la «cause homosexuelle».

 

 

Vendredi 24 juillet, le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné, en comparution immédiate, les deux hommes qui avaient agressé, le 13 juin dernier, un gay montpelliérain (lire notre article). Les agresseurs avaient roué de coups Grégory après avoir entendu une conversation qu'il avait avec une collègue de travail, au cours de laquelle il disait qu'il en avait marre d'être célibataire, et plaisantait en disant qu'il allait finir par aller au Jardin du Peyrou, un lieu de rencontre nocturne fréquenté par les gays. Suite aux blessures et au traumatisme de cette agression, trois jours d'interruption temporaire de travail avaient été prescrits à Grégory.

Grégory avait alors déposé plainte, et s'était tourné vers la LGP Montpellier Languedoc Roussillon pour être accompagné et soutenu dans cette affaire. Malgré l'identification par Grégory, à plusieurs reprises, du véhicule de ses agresseurs, ces derniers n'avaient pas été entendus ou interpellés par les services de police, ce qui inquiétait Grégory et ses collègues de travail, ainsi que la LGP Montpellier Languedoc Roussillon.

Les agresseurs reconnus coupables
Les choses ont finalement bougé le mercredi 22 juillet avec l'interpellation des deux agresseurs qui, après avoir été identifiés par Grégory et sa collègue de travail, ont été traduits devant le tribunal correctionnel de Montpellier en comparution immédiate.

Le tribunal a reconnu la culpabilité des deux agresseurs. Il a condamné le premier à six mois d'emprisonnement ferme, en retenant la circonstance aggravante de l'orientation sexuelle de la victime. Quant au second, contre lequel cette circonstance aggravante n'a pas été retenue, il a été condamné à trois mois de prison avec sursis, assortis de deux ans de mise à l'épreuve et à l'indemnisation de Grégory.

Dans un communiqué de presse, publié ce samedi, la LGP Montpellier Languedoc Roussillon s'est félicitée du fait que «Grégory soit reconnu en tant que victime».

La victime accusée d'«instrumentalisation»
Contacté par TÊTU, le président de la LGP Montpellier Languedoc Roussillon, Vincent Autin, est revenu sur cette audience éprouvante pour Grégory. Il évoque notamment le comportement des avocats de la défense: «Pourquoi, demande-t-il, quand un gay porte plainte pour une agression en raison de son orientation sexuelle, les avocats des accusés osent ils soutenir que la victime cherche à instrumentaliser son agression en acte militant et à se faire passer pour un «martyr de la cause homosexuelle», comme cela a été plaidé dans l'affaire de Grégory? On n'entend pas de tels arguments dans des procès d'agressions liées à l'origine ethnique ou au sexe, par exemple. C'est un manque de respect vis-à-vis de la victime qu'on cherche à rendre coupable. Un des avocats a même demandé à Grégory si ça lui arrivait de crier souvent dans la rue qu'il était homo... sous-entendant ainsi qu'il avait pu y avoir une part de provocation de la part de Grégory. C'est tout simplement inadmissible.»

Et Vincent Autin de conclure: «Toutes les discriminations doivent être traitées de la même manière et avec le même respect de la victime.»

Montréal: Divers/Cité déploie le drapeau arc-en-ciel

Par Stéphane Moran dimanche 26 juillet 2009, à 16h27 | 982 vues

Du 27 juillet au 2 août, TÊTU va vous faire vivre les temps forts du festival LGBT de Montréal, Divers/Cité. Petite mise en bouche avant le début des festivités.

 

 

Montréal hisse le rainbow flag encore plus haut que d'habitude. Du 27 juillet au 2 août, le festival Divers/Cité, une des principales fêtes LGBT organisée dans la métropole québécoise, présente une belle brochette de spectacles et d'événements culturels, qui attirent chaque année des milliers de personnes, dont de nombreux touristes européens et américains. Pendant sept jours, en plus des spectacles en salle, Divers/Cité offre plus de 55 heures de spectacles gratuits et en plein air, toujours placés sous le signe du respect des diversités et de la mixité.

Au programme (non exclusif, bien sûr !) de cette 17e édition: la projection du film de Christophe Honoré, Les Chansons d'amour (lundi 27 juillet, au théâtre de verdure du parc Lafontaine); Marjo, la furie blonde, entourée d'autres divas québécoises (mardi 28, parc Emilie-Gamelin); l'égérie des nuits new-yorkaises, Joey Arias (le 28 au Koko Bar de l'hôtel Opus); une soirée Sexgarage (le 29 au parc Emilie-Gamelin) ; le rockeur Jonas (le 30 au parc Emilie-Gamelin); un set trance (le 31); une soirée 100% lesbienne (le 1er août au musée Juste pour rire); un set house de David Morales (le 1er au parc Emilie-Gamelin); Mascara, le plus grand spectacle drag du monde (le 1er sur la scène Berri); La Grande danse, un marathon house de 11 heures (le 2 sur la scène Berri); un grand bal de musique world (le 2 sur la scène Loto-Québec), des expos photos…

A suivre en direct sur TÊTU.com 
A noter, malheureusement, l'annulation du spectacle d'ouverture de la reine des drags montréalaise, la glamourissime Mado. Prévu dimanche 26 juillet, il a été annulé suite à une décision du gouvernement fédéral canadien de ne pas accorder une subvention de 155.000 dollars (100.000 euros) au festival LGBT. Décision idéologique, voire homophobe pour certains; rigueur économique pour d'autres. En tous cas, d'autres spectacles, comme ceux des très disco Sister Sledge et des électro-popeurs Fritz Helder and the Phantoms, ont été reporté à 2010. Snif!

Partenaire historique du festival, TÊTU traverse l'Atlantique pour l'occasion, et vous fera vivre tout au long de la semaine les temps forts de cette édition 2009.

En bonus, une vidéo pour saisir l'ambiance de l'édition 2008 du festival:

Matthew Mitcham loupe le doublé

Par Myrtille Rambion vendredi 24 juillet 2009, à 18h03 | 2176 vues
Plus de: Matthew Mitcham

Le plongeur ouvertement gay Matthew Mitcham a échoué au pied du podium de l'épreuve à 10 mètres, lors des Championnats du monde de natation qui se déroulent actuellement à Rome. Après son titre olympique à Pékin, il ne réalisera donc pas le doublé.

 

 

Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour Matthew Mitcham. Le beau Sydneysider n'a pas réussi l'exploit de réaliser le doublé Jeux olympiques-Championnats du monde. À Rome, le plongeur australien ouvertement gay a en effet échoué au pied du podium de l'épreuve de plongeon à 10 mètres, pour un point seulement, s'effondrant sous la pression lors de son ultime prestation en finale.

Tom Daley champion du monde
Le champion olympique de Pékin n'est pas le seul à avoir flanché dans la dernière ligne droite, puisque ses principaux rivaux, les Chinois Qiu Bo et Luxin Zhou, n'ont eux non plus pas conquis l'or, terminant respectivement deuxième et troisième de l'épreuve. Le grand gagnant a été une demi-surprise, puisque si tous les observateurs connaissaient déjà le potentiel du Britannique Tom Daley, nul n'aurait imaginé qu'il serait sacré champion du monde dès cette année, alors qu'il n'est âgé que de quinze ans. Il est au passage devenu le premier Britannique champion du monde de plongeon.

Matthew Mitcham ne rentrera néanmoins pas totalement bredouille du Foro Italico, puisqu'il a pris la troisième place du concours du plongeon à 1 m. Au tremplin à 3 m, l'Australien a en revanche dû se contenter de la neuvième place. 




















Du 23 au 26 août à Port Leucate se déroulera la première université d'été du NPA qui s'annonce déjà comme un succès au vu du nombre d'inscriptions.

Loin des enjeux de Congrès, elle permettra notamment une large discussion autour du bilan des premiers mois du parti et de ses perspectives. 

Beaucoup se presseront dans les ateliers et débats autour du thème central "un monde en crise" pour comprendre de notre point de vue d'où viennent les crises d'un système capitaliste de plus en plus néfaste, les formes qu'elles peuvent prendre, et comment enfin on peut trouver une issue anticapitaliste. Mais, loin de présenter notre seul point de vue, notre université d'été est aussi un espace de dialogue, voire de confrontations, avec d'autres courants politiques, comme les formations de "la gauche de la gauche" que nous avons invités cette année. On s'en doute, le grand forum intitulé "comment riposter ensemble ?" auquel sont invités le PCF, le Parti de Gauche, Lutte Ouvrière, les Alternatifs, etc. permettra d'y voir plus clair sur ce que nous pouvons faire ensemble : les actions à mener ces prochaines semaines dans la rue pour construire les mobilisations, mais aussi les clarifications nécessaires à avoir d'ici quelques mois en vue des prochaines élections régionales. Alors que certains dirigeants syndicaux ont eu des mots très durs et déplacés vis-à-vis du NPA il y a quelques mois, l'université d'été sera aussi l'occasion de discuter avec des représentant-e-s de différentes organisations syndicales de "quelles stratégies pour les luttes ?" au moment où le gouvernement continue à avancer l'ensemble de ses projets réactionnaires (du recul de l'âge de la retraite jusqu'à la privatisation de la Poste). 

Un temps pour tracer des perspectives, mais aussi un temps pour débattre des bilans. A partir notamment des résultats électoraux des dernières élections européennes, un analyste de l'IFOP mettra en lumière l'implantation du NPA : dimension géographique, analyse sociologique, comparaison avec les autres forces politiques..
. Voilà qui aidera à tirer un bilan nuancé de la dernière séquence électorale. Ces élections feront aussi sans nul doute partie des éléments analysés dans un des ateliers animés par le Comité Exécutif du parti "Le NPA, ou en est-on ?" : deux ans après le lancement du processus par la LCR, six mois après le congrès de fondation, ou en est le processus ? Et bien entendu, le bilan des interventions militantes sera abordé dans plusieurs ateliers animés par les commissions nationales du parti : pour défendre les droits politiques du monde du travail, pour l'égalité des droits, pour la solidarité internationale. 

Tout cela s'ajoutant aux nombreux thèmes déjà présentés et bien plus encore, on peut déjà conclure que sous les chapiteaux, dans les salles, dans l'eau ou avec un verre à la main, dans une ambiance décontractée, les discussions ne manqueront pas lors de cette première université d'été ! 

La commission « Université d'été »  

__._,_.___SOCIÉTÉ
"Professeurs désobéisseurs": Alain Refalo sanctionné par un abaissement d'échelon salarial pour quatre ans

AP | 24.07.2009 | 21:01
L’inspecteur d'académie de la Haute-Garonne Michel Baglan a sanctionné Alain Refalo, en abaissant d'un échelon pendant quatre ans le salaire de ce professeur des écoles de Colomiers, près de Toulouse, initiateur du mouvement des "professeurs désobéisseurs" qui refusent d'appliquer les réformes gouvernementales, a-t-on appris vendredi auprès de son comité de soutien.

"Alain Refalo, qui a comparu en commission disciplinaire le jeudi 9 juillet à l'inspection académique à Toulouse, vient de se voir signifier une sanction disciplinaire de catégorie 2: abaissement d'un échelon, soit la sanction qui a le plus de conséquences financières sur son traitement", a estimé Patrick Jimena, président du Comité de soutien à Alain Refalo dans un communiqué de presse. Il précise que cette sanction représentait "une perte d'au moins 7.000 euros" pour le professeur des écoles, rétrogradant de l'échelon 6 au 5.

Dans un communiqué, le Nouveau parti anticapitaliste a dénoncé cette sanction, réaffirmant "sa solidarité avec Alain Refalo et les désobéisseurs dont il fait partie". "Pour le NPA, le ministère de l'éducation nationale, en agissant ainsi, veut prendre sa revanche sur un milieu qui n'entend pas se laisser imposer des réformes sans réagir par un ministère qui supprime de milliers de postes chaque année, sur un milieu qui l'a contraint à reporter la réforme des lycées."

"Les sanctions n'empêcheront pas les enseignants et leurs organisations de lutter contre de soi-disantes réformes qui ne font qu'affaiblir le service public d'éducation", souligne également le NPA.

Ce professeur des écoles de 44 ans avait été entendu durant huit heures le 9 juillet par une commission paritaire disciplinaire pour "refus d'obéissance, manquement à l'obligation de réserve, incitation à la désobéissance collective et attaque publique contre un fonctionnaire de l'Education nationale (son inspecteur de circonscription)". Lors du vote de cette commission, l'inspecteur d'académie avait exclu les sanctions les plus graves comme l'exclusion temporaire (de 3 mois à 2 ans) ou définitive des fonctions ou la mise à la retraite d'office.

M. Refalo était le premier professeur des écoles à avoir lancé la résistance pédagogique dans sa classe en refusant d'organiser les deux heures d'aide personnalisée pour les élèves en difficulté, une mesure initiée par l'ancien ministre de l'Education nationale Xavier Darcos. L'instituteur avait alors préféré organiser des cours de théâtre pour ses élèves avec l'accord des parents d'élèves. Depuis janvier, Alain Refalo avait déjà été sanctionné de 19 jours de retrait de salaire et d'un refus de promotion.


C'est un jeune homme qui prend son courage à deux mains et qui va voir sa mère :

— Voilà, maman, je suis gay !

Sans quitter sa casserole des yeux, sa mère lui demande alors :

— Tu veux dire que tu es pédé ?

— Euh… oui !

— Ça veut dire que tu suces le pénis d'autres hommes ?

— Ben... Oui, ça m'arrive.

— Alors ne te plains plus JAMAIS de ma cuisine !


Un jour, un chasseur se promène dans la forêt. Tout à coup, il entend crier. Il se dirige alors vers les cris et aperçoit un homme nu, attaché, le ventre contre un arbre.

Le chasseur demande à l'homme ce qui s'est passé. Ce dernier répond :

— Trois jeunes ont arrêté ma voiture, m'ont forcé à descendre, m'ont tabassé, m'ont volé mes vêtements, mon portefeuille et mes bijoux, m'ont ligoté à cet arbre et se sont enfuis avec ma voiture !

Le chasseur approche tout doucement derrière l'homme, baisse son pantalon et lui dit :

— Eh bien mon vieux, c'est pas ton jour de chance...

Par philippe dit phiou - Publié dans : a lire
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Dimanche 2 août 2009

 

 Nous dénoncons le choix par le gouvernement de présenter le projet de loi visant au changement du statut de la Poste en plein cœur de l’été.

 

Ce changement de statut n’est justifié ni par le financement du développement de l’entreprise et de sa modernisation, ni par une soit disant « règle européenne » qui imposerait cette évolution.

 

Le 9 décembre 2008, la commission Ailleret remettait au Président de la république son rapport sur l’avenir de la Poste, alors même que nombre des participants n’en partageaient ni l’esprit ni les conclusions.

 

Depuis les interpellations publiques se sont multipliées : partis de gauche, syndicats, associations d’élus.

 

La volonté de garantir et de sauvegarder une entreprise publique dont l’utilité sociale et économique est reconnue par un grand nombre de français s’est affirmée.

Les enjeux sont lourds : l’aménagement du territoire et le lien social dans les zones rurales comme dans les quartiers populaires.

Le Gouvernement a choisi d’y répondre par le dédain, le cynisme et le silence.

 

L’avenir de la Poste concerne la nation et le débat ne saurait être confisqué ; le Parti socialiste réitère sa demande de référendum.

 

Il se mobilisera fortement pour soutenir la campagne organisée par le Collectif contre la privatisation de la Poste.

 

Le nombre des demandeurs d'emplois de catégorie A a baissé de 18 600 au mois de juin, selon les chiffres publiés par Pôle Emploi. L'examen détaillé de ces statistiques révèle, qu'en un seul mois, les cessations d'inscriptions par défaut d'actualisation ont augmenté de 33 300 ! Aucune explication n'est donnée à ce phénomène singulier.

 

La stagnation des inscriptions à Pôle Emploi pour fin de CDD ou de missions d'intérim montre que nous sommes maintenant à un stade où la crise affecte les emplois permanents.

 

Or, les salariés qui bénéficient d'un contrat de transition professionnel ou d'une convention de reclassement personnalisée suite à un licenciement économique ne sont pas comptabilisés dans les demandeurs d'emplois, mais reconnus comme stagiaires de la formation professionnelle ! Les chiffres du prochain mois seront d'ailleurs perturbés par cette règle surprenante.

 

Le gouvernement, il faut lui en donner acte, n'a pas fait de triomphalisme en limitant son commentaire à un effet de surprise.

 

Surprise en effet tant ces chiffres sont en contradiction avec la réalité économique du pays et la vie quotidienne des Français.

 

Le Parti socialiste appelle le gouvernement à prendre d’urgence les mesures nécessaires :

- prolonger de 6 mois la durée d’indemnisation sur la base de 80 % du salaire ;

- étendre les contrats de transition professionnelle à l’ensemble des bassins d’emploi et porter la durée d’indemnisation à deux ans ;

- augmenter le coût des licenciements pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs propres actions.

Découvrez le nouveau clip de Mika «We Are Golden»

Par Sylvain Zimmermann mercredi 29 juillet 2009, à 15h02 | 2805 vues

VIDEO. Le clip du nouveau tube de Mika, «We Are Golden», vient d’être mis en ligne. Regardez!

 

 

Le voilà enfin ! Le clip du nouveau titre de Mika, We Are Golden, vient d’être mis en ligne. Il s’agit du premier extrait de son deuxième album - qui portera d’ailleurs le même nom – et dont la sortie est très attendue par des millions de fans. Sorti de nulle part, il y a deux ans, le chanteur anglo-libanais avait vendu près de 5 millions de son premier disque Life in Cartoon Motion, emmené par des mégatubes pop Relax, Take it Easy, ou Love Today…

Dans la vidéo de We Are Golden, on retrouve Mika se trémoussant au rythme de la chanson dans sa chambre en désordre. Sur ce morceau bondissant au refrain déjà addictif, il a invité une chorale d'enfants ainsi que le Andrea Crouch Gospel Choir, célèbre pour sa présence sur le tube de Madonna, Like A Prayer !

Le nouvel album de Mika sera disponible au téléchargement dès le 6 septembre et arrivera dans les bacs le 21 septembre. Il a été produit par Mika et Greg Wells (Katy Perry, Pink) et comprend des collaborations avec Imogen Heap et Owen Pallett de Final Fantasy.




Et vous, qu'avez-vous pensé de «Mon incroyable fiancé»?

Par Sylvain Zimmermann mercredi 29 juillet 2009, à 12h55 | 5951 vues

«A vomir» pour Archie_A, «faut se détendre, péter un coup et apprendre à rire» selon Agnostik... Les deux premiers épisodes de cette nouvelle saison de «Mon incroyable fiancé» n'ont pas laissé les internautes de TÊTU indifférents... Et vous, qu'en avez-vous pensé?

 

 

Hier soir, c’était donc le coup d’envoi de la deuxième saison de Mon Incroyable fiancé sur TF1. Vers 22h35, les curieux et les zappeurs frénétiques ont donc fait la connaissance de Christopher, hétéro tatoué aux faux airs de Benjamin Castaldi il faut le dire! – et Eymeric un maigrelet hystérique, beauf et insupportable. Ensemble, ils doivent faire croire à leur famille qu’ils sont gay et en couple pour rafler la somme de 100 000 euros! Seulement voilà, Christopher ne le sait pas: Eyemeric est en fait – même si on le remarque en trente secondes – un comédien au service de la prod’.

Au programme de ces deux premiers épisodes: les deux coachs gays folledingues, Xavier Anthony et Benjamin Bove déjà vus dans les Queers, qui leur ont concocté un programme de choc pour faire sortir «le gay qui est en eux». Séance de shopping, «soirée Movida», puis les deux «marraines» ont entraîné les candidats à faire leur coming-out ! Une épreuve, visiblement, pour cette montagne de testostérones de Christopher qui s’effondre en larmes. Bizarre…

«Les homos sont coincés»
Il est trop tôt pour savoir si la deuxième saison de Mon incroyable fiancé sera un succès. Les deux premiers épisodes ont en tout cas plutôt bien fonctionnés: 2,9 millions de téléspectateurs l’on regardé, soit 25,1% de PDA sur la cible des 4 ans et plus.

Comme on pouvait s'y attendre, les premières réactions devant ce programme où les homos sont joués par des hétéros sont contrastées. Archie_A a trouvé l’émission «à vomir». Selon lui, elle «renforce tous les stéréotypes». Elle montre qu’être gay «c’est synonyme de tortiller du cul en poussant des cris de folles». De son côté, Agnostik estime que «c'est juste que beaucoup d'homos, quand on parle de leur sexualité, sont plus coincés que le cul d'un moucheron assis sur une rondelle de citron...» Et vous, qu’avez vous pensé de l’émission?

Vous pouvez également vous faire un avis en visionnant les deux épisodes d'hier sur le site de TF1.

Attaques homophobes aux OutGames de Copenhague

Par Rédaction mercredi 29 juillet 2009, à 12h34 | 2517 vues

Des engins explosifs ont été lancés mardi lors d'une compétition d'athlétisme durant les OutGames, compétition sportive LGBT, à Copenhague au Danemark. Un homme a été légèrement blessé. C'est la seconde attaque homophobe à déplorer depuis le début de la compétition.

 

Un athlète participant aux Outgames de Copenhague a été légèrement blessé à la main droite et emmené à l'hôpital, hier, mardi 28 juillet. Il en est ressorti depuis et son état est jugé satisfaisant.

Hier, lors du relais hommes 4x200 mètres au stade d'Østerbro, deux engins explosifs ont été lancés depuis les tribunes et ont simultanément explosé sur la piste, selon plusieurs témoins et le témoignage publié sur ce blog. Si un seul blessé léger est à déplorer, les participants ont été choqués (photos) et le programme de l'après-midi a bien sûr été interrompu durant 90 minutes.

Un homme arrêté
Selon certains témoignages qui n'ont pas été confirmés par la police, une autre bombe aurait été lancée dans un autre stade moins d'une heure plus tard, sans faire de blessés.

La police de Copenhague a interpellé un homme, juste après qu'il ait envoyé les deux explosifs, et l'a placé en garde à vue. Dans la journée, cet homme de 31 ans a été inculpé de crime de haine.

Deux agressions durant les jeux
Il s'agit de la seconde agression à caractère homophobe en moins d'une semaine, à l'occasion des Outgames dans la capitale danoise. Vendredi, deux hommes ont également été inculpés de crimes de haine après avoir attaqué trois hommes –un Britannique, un Suédois et un Norvégien– qui étaient venus assister à l'événement, durant la soirée d'ouverture. Les trois victimes ont été emmenées à l'hôpital dont ils sont ressortis avec des blessures légères. La police danoise a interpellé les deux agresseurs en état d'ivresse. Les deux hommes étaient connus des services de police et resteront sous surveillance policière jusqu'à la fin des Outgames, le 2 août.

La fédération des Gay games a exprimé sa solidarité avec l'organisation des OutGames et condamné ces attaques.

Les propos homophobes d'un leader politique agitent la Suisse

Par Antoine Mokrane-Fernandez mardi 28 juillet 2009, à 11h39 | 3392 vues
Plus de: Suisse, homophobie

Depuis deux mois, les petites phrases de cet homme qui se dit «hétérophile» mais pas homophobe (!), font scandale en Suisse. Les associations se révoltent et l'affaire prend désormais une tournure politique et judiciaire.

 

C'est le 17 mai, journée mondiale contre l'homophobie, que le scandale a éclaté. Grégory Logean (ci-dessous), homme politique suisse du canton du Valais et les jeunes de son parti, l'UDC (Union Démocrate du Centre) condamnent fermement ce qu'ils appellent la «vicieuse Journée mondiale».

Depuis, la polémique ne cesse d'enfler et M.Logean, âgé de seulement 23 ans et conseiller municipal de la ville d'Hérémence, persiste. A plusieurs reprises sur le blog des jeunes UDC, des termes ouvertement homophobes ont été publiés (capture d'écran ci-contre). L'homosexualité y est jugée comme un «comportement déviant», ou, sur cette page, comme «un comportement qui s’inscrit contre la famille et contre l’équilibre psychique et moral de la jeunesse».

Mobilisation
Les associations LGBT du canton se sont mobilisées, mais la loi suisse fait obstacle. En effet, les associations homosexuelles, contrairement à d'autres (antiracistes notamment), ne peuvent y porter plainte en tant que personne morale. Les personnes sont donc obligées de le faire individuellement. Plusieurs représentants associatifs ont donc décidé de poursuivre l'UDC puisque, même si les propos émanent d'une personne, ils ont été validés par le parti.

Déjà, 29 plaintes ont déjà été déposées et ce ne seront certainement pas les seules. Le secrétaire romand de l'association LGBT Pink Cross attend beaucoup de la justice et affirme que si la Suisse ne condamnait pas par la voie de la justice les propos tenus, les plaintes iraient jusqu'à la Cour Européenne des droits de l'homme (qui émane du Conseil de l'Europe dont la Suisse est membre).

«Je suis hétérophile»
Pendant que la mobilisation s'accentue, les différents responsables politiques condamnent pour la plupart les propos du conseiller municipal. Néanmoins, le président local de l'UDC, Oskar Freysinger, soutient Grégory Logean en rajoutant encore dans les propos antigays: «On peut se demander si l'homophobie n'est pas créée par les homosexuels eux-mêmes», a-t-il ainsi déclaré.

Le principal intéressé continue la provocation par le biais des différents médias suisses et refuse de s'excuser, jugeant ses propos tout à fait fondés et non discriminatoires. Et lorsqu'on lui pose la question «Êtes-vous homophobe?», il répond «Je suis hétérophile». La justice est désormais saisie.




Mardi: «Mon incroyable fiancé» version gay entre en scène sur TF1

Par Rédaction lundi 27 juillet 2009, à 19h09 | 3941 vues

Longtemps annoncée, la voilà programmée: la nouvelle émission de real TV de TF1 où deux candidats doivent se faire passer pour gays, et amoureux. Avec 100 000 € à la clé. Regardez la toute dernière bande-annonce.

 

 


Le sémillant Christopher.

Nous vous avions longuement présenté le «concept» de cette émissions la semaine dernière, avec en prime l'interview de la directrice de la télé-réalité de TF1. Mon incroyable fiancé, version gay, débarque ce mardi soir sur la Une. Contribution à la visibilité des gays sur une chaîne généraliste? Ou bien pantalonnade tendance gros clichés destinée à amuser les hétéros? A vous de juger.

Mon incroyable fiancé, mardi 28 juillet, à 22h35, sur TF1.

En bonus, la bande-annonce qui sera diffusée mardi. Elle peut vous aider à forger votre jugement!


Extra Muros: 15 ans de convivialité gay et lesbienne à Toulouse

Par Jérôme Gac mardi 28 juillet 2009, à 10h06 | 744 vues

C'est l'été! Envie de vous dégourdir les jambes? A Toulouse, l'association Extra Muros a su développer le concept de sorties participatrices entre gays et lesbiennes. Et ça marche! Présentation.

 

Extra-Muros, à Toulouse, n'est plus l'association confidentielle de ses débuts, il y a quinze ans, quand un groupe d'amis se lança dans l'organisation dominicale de randonnées pédestres.

Cela reste aujourd'hui encore l'activité principale des fidèles, mais ceux-ci ne se privent pas non plus d'une simple balade à vélo sur les berges du canal du Midi, d'une journée au bord du lac de Saint-Ferréol, ou d'un apéro en terrasse. L'association passera peut-être le cap de la centaine d'adhérents au cours de cette année anniversaire.

Une association participative
Chaque personne intéressée par les activités peut participer à une sortie d'essai avant de rejoindre les rangs des randonneurs. Le programme des activités est élaboré trois fois par an, lors d'une soirée où sont bienvenues toutes les idées. Chacun peut alors proposer une sortie dont il sera l'organisateur. Il se chargera alors de la reconnaissance des lieux, de la notation de la randonnée en fonction de son niveau de difficulté, d'éventuelles réservations et du covoiturage.

Pique-nique et cotillons
L'année est rythmée par deux rendez-vous traditionnels: le pique-nique estival offert aux adhérents et le réveillon du nouvel an. Ce dernier réunit une cinquantaine de personnes autour d'un dîner, avec l'organisation d'un spectacle concocté à partir des talents dont regorge Extra-Muros, généralement chanteurs ou transformistes amateurs. Régulièrement, un week-end entier est bloqué pour un départ à la campagne ou à la mer, histoire de se donner le temps de visiter aussi le patrimoine culturel local.

A noter que l'association compte un bon tiers de femmes en son sein, et que la moyenne d'âge avoisine les 40 ans. Extra-Muros est aussi un excellent moyen pour se faire de nouveaux amis. Avis aux amateurs!

Renseignements au 06 85 17 98 90 et sur extra-muros-toulouse.com.

Aida raconte ses nuits madrilènes à Chueca

Par Rédaction mardi 28 juillet 2009, à 12h34 | 874 vues

TÉMOIGNAGE. Le quartier Chueca comme si vous y étiez, grâce au récit d'Aida à TÊTUE.COM qui raconte quelques nuits de folie passées dans la capitale espagnole.

 

On est jeudi et j'ai rendez-vous avec Toni à une heure du matin. Je crains qu'à une heure pareille en semaine, le quartier soit vide... Mais dès l'instant où je sors du métro, la rumeur des conversations s'accentue ... J'arrive sur la place, les terrasses sont pleines à craquer, et l'ambiance légère et festive. Certains jouent de la guitare et chantent dans un coin, d'autres rient à gorge déployée en sirotant un calimocho («alcool des pauvres»: vin et coca cola) assis par terre en petits groupes. Des couples de filles s'embrassent librement, des couples de garçons en terrasse se dévorent des yeux, des travestis passent d'un air enjoué. Chueca, au-delà d'un quartier gay, est un quartier LGBT où tout genre à sa place.

Le libertinage lesbien à la madrilène
Ici, beaucoup se connaissent, ce sont des habitués. J'avais peur de me sentir exclue car je suis, au premier abord, une fille assez timide et à la base, je ne connaissais que Toni. Toni (appelé Sheu dans le milieu) se vante d'être «l'ami des lesbiennes». Il est toujours au courant de tous les potins, de qui est avec qui ou ne l'est plus et pourquoi... Impossible d'avancer de deux mètres sans que quelqu'un vienne le saluer! A peine assis sur un banc, un groupe de filles vient à notre rencontre... Puis un autre se joint à nous... De fil en aiguille, le groupe s'agrandit. Personne ne me met de côté, bien au contraire, je suis vite mise à l'aise. Je reçois même un petit surnom moi aussi: «La française», pas très original et erroné puisque je suis espagnole...

Au cours de mes trois nuits à Chueca, j'ai ainsi rencontré une centaine de filles (je n'exagère pas!). Bien sûr, je ne me souviens pas de tous les prénoms... Mais aujourd'hui, je garde contact avec plusieurs d'entre elles, celles avec qui j'ai partagé des moments inoubliables: conversations, rires, verres, danses et parfois... Parlons-en: la culture du milieu tolère la décadence (et il n'y a, dans ce terme, aucune connotation péjorative!). Disons qu'il est commun d'avoir plusieurs liaisons dans une même soirée: « enrollarse con varias», comme on dit là-bas.  Bien entendu, chacun vit cette liberté comme il le souhaite mais pour avoir fréquenté le milieu lesbien à plusieurs endroits en France, j'ai constaté qu'à Chueca l'ambiance est particulièrement détendue en matière de moeurs.

Chueca2Bien sûr, il ne s'agit pas d'un libertinage généralisé: les Espagnoles restent humaines et toutes ne voient pas ce butinage généralisé d'un bon œil. Jalousies, entre autre, qui finissent en véritables combats de catch. J'ai assisté à un réglage de comptes et je peux vous dire que c'était corsé! Je profite de ce témoignage pour faire passer un message d'amour: paix entre toutes les femmes du monde!

Petit déj espagnole en after
La soirée du jeudi s'acheve à  l'Escape... Je rentre chez moi à 9 heures du matin après un petit déjeuner collectif dans un bar où je savoure la «tosta de jamon y cafe con leche» (tartine de pain grillé avec jambon de pays et huile d'olive et café au lait, le tout pour... 2 euros 50).

Le lendemain, vendredi soir donc, nous nous retrouvons place de Chueca. Il pleut des cordes, et Laura, Cris, Nereida et leur troupe tiennent à me faire une visite guidée des pubs phares du quartier. En trois nuits (jeudi, vendredi et samedi), j'ai eu le temps d'en visiter plus d'un. Chacun a son charme et sa spécificité.

chueca 3

Vers trois heures, après le marathon  arrosé, nous mettons les voiles vers le Medea ... Je parle de la discothèque «Medea» en aparté car, premièrement, elle se situe hors de Chueca (calle cabeza n°33, proche du métro Anton Martin) et parce qu'il s'agit de LA boite lesbienne. Elle est ouverte les jeudi, vendredi et samedi ainsi que les jours fériés et les vieilles de jours fériés. C'est là-bas, généralement, que se retrouvent toutes les filles après le «botellon» (beuverie) sur la place et/ou la tournée des pubs. Le lieu se remplit et prend vie vers trois heures du matin, ce qui explique que l'on doive s'y rendre à pied ou en taxi, car il n'y a plus de métro à cette heure. Le Medea, c'est un «Canary Bay» urbain... J'y ai passé deux nuits et je peux témoigner que l'ambiance est absolument incroyable!  
 
Le message est clair: à toutes celles et à tous ceux qui aiment faire la fête, à tous les curieux qui ont soif d'aventures et d'expériences nouvelles, direction Madrid, direction CHUECA ! Vous ne le regretterez pas... Je vous le garantis !

Aida J.

Têtue Chueca

Petit Lexique :
Bollera/ Bollo: version familière de lesbienne qui se dit lesbiana
El ambiente: le milieu
Bandera: drapeau
Fiesta: fête
Queda: se donner rendez-vous
Una copa: un verre
Un «piti»: une clope

Si une fille vous demande si vous «comprenez»  («entiendes ?»), c'est qu'elle souhaite savoir si vous être intéressées par les filles...

Rappel des bonnes adresses de Chueca:

Le «Truco», sur la place de Chueca, est un classique. Petit espace mais très convivial. C’est généralement là que démarrent beaucoup de soirées.

Le «Vendetta», (anciennement « Soho ») juste à coté du Truco, passe exclusivement de la musique électro/house. Il a été mis à neuf il y a peu, la déco est très chic!

L’«Escape», lui aussi situé sur la place, est le seul pub ouvert jusqu’au petit matin 7 jours sur 7. La musique est variée, la dj jongle entre titres actuels et vieux tubes. Une valeur sûre.

Le «Gris» situé calle San Marcos, est un pub à deux étages ou ils passent toutes sortes de musiques, de dépêche mode à Bebe, dans une ambiance tamisée aux lumières vertes et bleues. Au premier, se trouve le bar ou ils servent les meilleurs «chupitos» du coin… 1 euro 50 chacun. Je conseille à toutes les internautes de TÊTUE.COM de goûter celui de «sangre del infierno» («sang de l’enfer») aux ingrédients secrets…explosif !

Le «Planet», situé calle Barquillo, rend hommage à la série The L Word. Il est spacieux et exclusivement fréquenté par les filles (entrée ouverte à tous).

Le «Fulanita de tal…», ouvert calle del Conde de Xiquena, deux rues, parallèlement, plus loin, s’adresse à un public légèrement plus âgé. Il n’est pas rare d’y croiser une star, paraît-il…

Le «LL», situé Calle Pelayo n°11, ne s’inscrit pas vraiment dans la même lignée de tous les autres pubs que j’ai cités. On n’y va pas pour danser mais pour assister à des spectacles de travestis et des strip-teases masculins.

Par philippe dit phiou - Publié dans : a lire
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