JANN HALEXANDER
Jann Halexander
À TABLE, ou l’Amère Vérité
(où comment manger du linge sale en famille entre saumon, vin rouge, crumble en miettes, anguilles sous cloche et gueule de chiens...*)
[Refrain]
Il va falloir se dire tout ça
À Table, à table
On va bouffer la vérité
À Table, à table
Les dîners en famille, c'est beau comme un dimanche,
Si ce n'est que personne n'apprécie les dimanches
Affronter des regards, les on dit, les reproches,
Le grand-père qui nous dit « y' a quelque chose qui cloche »
Je cherche, et trouve l'anguille sous roche,
De la raison, moi je décroche
Je n'en peux plus de la famille
Je sens que tout ça part en vrille
[Refrain]
Le saumon est dégueu, le vin est bouchonné,
La télé est éteinte au lieu d'être allumée,
Moi qui rêvais de drames, ceux des autres, pas les miens,
C'est foutu pour ce soir, j'en ai la gueule de chien,
Les yeux perdus dans mon assiette,
Et mon bonheur n'est qu'amas de miettes
Un crumble froid, je voudrais être sourd,
Pour me sauver, je songe à l'amour
[Refrain]
Les couverts étaient en croix quand on est arrivé
J'en déduis que grand-mère ne doit pas nous aimer,
À sa place, je comprends, elle est à la retraite
« Dégagez les enfants, mon devoir de mère s'arrête ! »
Grand-mère, Grand-mère, ne désespère pas !
On est deux à haïr ces repas,
On n'en peut plus de la famille,
On voit que tout ça part en vrille
[Refrain] x2
(texte et musique : Jann Halexander - 2006)
Au sujet de cette chanson, mon ami trouvait qu´il y avait un souci au niveau de l´alliance paroles/musique et maman n´aimait
pas trop... En fait, au début, pas du tout. Mais le public accrochait. C´est sans aucun doute la chanson de mon répertoire que les gens retiennent le mieux et souvent préfèrent. Je le chante
toujours, en concert. On a pensé que c´était une chanson sur le coming-out, je ne l´ai pas écrite dans ce sens, mais on peut aussi envisager cette interprétation.
Pour celles et ceux qui se demanderaient ce qui signifie « les couverts étaient en croix » : il s´agit d´une vieille superstition, croiser le couteau et la fourchette sur une assiette serait inviter le diable dans la maison et apporter le malheur.
Enfin, quelques personnes l´ont remarqué : oui cette chanson est une sorte d´écho à la chanson Ces Gens-là de Jacques Brel. Jacques Brel, Anne Sylvestre, William Sheller, Gilbert Bécaud, Jean-Pierre Réginal sont mes chanteurs francophones préférés. Certaines personnes pensent que je suis influencé par Jean Guidoni, Juliette, Boris Vian ou encore Barbara… Ce sont de grands artistes mais je n´ai pas leurs disques, question de sensibilité personnelle. Si on ne m´avait pas si souvent comparé à Guidoni, j´aurais été bien en peine de vous dire qui il est. Aussi je fus touché quand il vint me voir en banlieue parisienne début 2008 quand je jouais au Musée des vampires le monologue Confessions d´un Vampire sud-africain. Après nous sommes allés boire un pot à République (où je dormais). Une discussion intéressante, nous avons parlé de la dignité de l´artiste (et aussi des dégâts de la tempête de 1999 sur sa maison)...
En tant qu´artiste, on est toujours l´inconnu(e) de quelqu’un. Cela nous oblige à l´humilité. En tant que spectateur/auditeur, on est parfois énervé de découvrir un artiste qu´on apprécie beaucoup trop tardivement. D´où mes mots envoyés au blogueur Luc Melmont sur le chanteur Jean-Pierre Réginal, que je reprends ici...
« Au sujet du chanteur Jean-Pierre REGINAL
Qui va à la chasse perd sa place, n'est-ce pas Luc ? »
Ainsi Luc avait reçu des invitations pour aller voir le chanteur Jean-Pierre Réginalau théâtre de la Reine Blanche le 23 mars. Ne pouvant y aller, il a gentiment pensé à moi qui, entretemps, étais plongé dans l'écoute de son magnifique disque arrangé par François Rauber. Je connais le théâtre de la Reine Blanche pour y avoir chanté en 2008, un beau théâtre, élégant, classe. J'étais avec un ami, plus loin, sur notre gauche, Norbert Gabriel, journaliste très sympathique de la revue Le Doigt dans l'œil nous salue.
Il y a du monde, et c'est très bien. C'est Réginal qui a ouvert la danse (il s'agissait d'une soirée privée avec Jean-Pierre Réginal, la désopilante Annick Roux et Henri Courseaux). C'est un virtuose du piano, j'adore sa voix. Je n'arrive pas toujours à comprendre le sens des textes, mais c'est parce que je ne suis pas très intelligent (entre nous) et surtout que je suis sensible à la musicalité globale. Mes deux moments préférés : son interprétation de Madame Alice, Chez Georges) et l'interprétation avec sa fille, Romane, de la chanson Les Mots s'en vont (introduite par quelques mots sur son passé au Cabaret Chez Georges).
Un moment délicieux. En dehors du show-biz, en dehors des médias 'dinosaures'. De la chanson proche de chacun d'entre nous, quelque chose de quotidien, beau et simple à la fois. Pour les artistes « nouvelle génération » comme mes pairs et moi, le parcours de Réginal me fait rêver, penser et surtout aimer la Chanson pour ce qu'elle est, un révélateur de nous-mêmes. C'est un peu démodé ? Désuet ? Je m'en fous (on m'a sorti la même chose sur Ô Bel Anjou). L'intensité est là, l'émotion est là, même si je sais bien que l'émotion n'est pas raison, mais ce que je retiens de ce concert c'est la possession d'un beau souvenir. J'étais heureux, quelques minutes, et cette fois-ci, je le savais.
Monsieur Réginal, je vous dis merci.
Je tiens à faire part, ici, d’une petite anecdote. Lorsque je suis allé entendre les conclusions du rapporteur public du Conseil d’Etat, au Palais Royal, je n’étais pas le seul élu de la ville de Joigny. Etaient également présents : Julien Ortega, Isabelle Bourassin et Frank Thomas.
La presse était également là : France Bleu était représentée, comme France 3. La séquence vidéo apparue dans le journal télévisé régional, le soir même du rendu du Conseil d’Etat, me fait apparaître à l’écran, à la sortie même de la salle d’audience, en pleine conversation avec M. Thomas. Un commentaire de la journaliste couvre les termes de notre échange.
En fait, à ce moment précis, je dis à Monsieur Thomas qui, j’en suis convaincu, s’en souvient bien : « La seule chose qui me réjouisse dans ce que l’on vient d’entendre, et vous l’avez entendu comme moi, c’est qu’il n’est fait aucune référence au tract de la gauche qui a été dénoncé par Monsieur Lange. La seule raison invoquée pour l’annulation des élections, c’est cette lettre. Au moins, vous ne pourrez plus dire que nous sommes responsables, ou coresponsables, de l’annulation ». Et Monsieur Thomas m’avait répondu un « Je vous l’accorde » ou quelque chose de ce genre là, qui montrait son approbation.
Je vais écrire à France 3 pour savoir s’ils sont en mesure de me faire parvenir les rush de cette séquence, où l’on entendrait notre conversation.
J’écris cela, parce que la lecture de la tribune de Madame Bourassin, lundi
matin, qui essaye de faire croire que la liste de gauche est responsable de l’annulation des élections, m’a fait sourire. Et en moi-même je me suis dit « Elle osera tout pour arriver à
ses fins ». On s’en doutait, maintenant on sait.
Le rugbyman sexy Miguel Abramovic enlève le bas
Le bel argentin, qui joue à Montauban et dans son équipe nationale, s'est mis à nu dans des photos très «hot» pour un magazine gay.
Le rugbyman argentin Miguel Avramovic, qui joue à Montauban depuis 2007 et dans les «Pumas», l’équipe nationale d'Argentine, depuis 2005, s’est mis à nu dans une production photographique des plus hot (ci-dessus).
C’est pour le magazine gay argentin Romeo mag qu’il a enlevé le bas, sous l’objectif de la photographe Andy Cherniavsky, mais ce n’était pas la première expérience du «Russe», comme il est surnommé en Argentine. Il avait déjà posé pour le calendrier 2008 des Dieux du stade.
A la suite de cette production de Roméo Mag, qui a particulièrement plu, le joueur des Pumas a reçu une offre pour intégrer le staff d’une agence de mannequins. Une possible deuxième carrière dans laquelle il ne démériterait pas non plus…
Le voici dans une vidéo sexy pour les Dieux du Stade:
Signée Ian Halperin, la biographie sulfureuse sur le roi de la pop est sortie mardi aux Etats-Unis. Un récit controversé sur ses dernières années, où l'auteur affirme que la super star a entretenu une série de liaisons homosexuelles.
Biographe de Kurt Cobain et
de Céline Dion, le journaliste canadien Ian Halperin soutient que Michael était homosexuel, dans une biographie à scandale parue mardi 14 juillet. «Quasiment tout le monde dans son
entourage m'a dit que Michael était gay, écrit le biographe dans Unmasked, the final years of Michael Jackson. Même ses plus fervents défenseurs, qui ont toujours maintenu son
innocence lors des procès pour abus sur mineurs, ont insisté que Jackson était gay.»
D'après Halperin, qui s'attache à retracer les dernières années du chanteur récemment décédé, Michael Jackson aurait entretenu une série de liaisons homosexuelles, en particulier avec un serveur d'Hollywod et avec un jeune acteur, un certain «Lawrence».
Une liaison brève et passionnée
Trois semaines durant, Michael aurait discrètement accueilli l'acteur dans sa résidence de Hollywood Hiils au cours d'une liaison brêve et passionnée.
Halperin rapporte le témoignage dudit Lawrence, d'après qui Jackson «était très timide. Mais quand on commençait à faire du sexe, il devenait insatiable.» Quant au serveur, Michael en aurait été follement épris, mais en proie à de graves difficultés financières, l'aurait régulièrement retrouvé dans un modeste motel de Los Angeles. Halperin évoque enfin une passion à l'époque où Michael vivait à Las Vegas, en 2007. Là encore, il aurait eu l'habitude de sortir la nuit, parfois déguisé en femme, cette fois pour retrouver dans un modeste motel un ouvrier en bâtiment, un costaud métis asiatique d'une vingtaine d'année.
L'entourage du chanteur montré du doigt
Alors que les causes exactes du décès de Michael Jackson sont toujours l'objet de spéculations multiples, Halperin pointe du doigt le proche entourage du chanteur. En décembre 2008,
Halperin affirmait dans divers journaux que Michael était dans un état de santé très fragile, et ne survivrait pas 6 mois. Les faits lui ont donné raison.
Le journaliste explique dans son livre que le proche entourage de Jackson, appâté par l'argent, a précipité la mort de la star en lui fournissant une multitude de médicaments «aussi
facilement que des bonbons».
«I Fucked Your Boyfriend», un hymne gay et punk!
Icône rock Outre-Atlantique, et bloc de virilité ouvertement gay, Kent James (alias Nick Name) affiche son torse poilu et son nouveau clip violemment sexy. On adore!
Non, il n'y a pas que les lesbiennes qui savent faire du punk! La preuve avec Kent James, alias «Nick Name», ancien mormon devenu chanteur ouvertement gay, et connu dans le milieu rock/punk américain depuis le début des années 90. Poitrail poilu triomphant, grande gueule et voix puissante, on le surnomme parfois «l'homme le plus masculin de la culture gay», et on a probablement raison!
Sa chanson I Fucked Your Boyfriend (pas besoin de traduction...) existe depuis 2001, mais il vient tout juste d'en publier le clip sur internet. L'occasion de découvrir le personnage, avec cette histoire de revanche sur un ex qui ne fait pas dans la dentelle: «He gives good head», «He's my bitch, he's my whore, he's my slut he begs for more, just like you did when you did it with me» (toujours pas besoin de traduction?). Ça change du chaste I Kissed a Girl de Katy Perry!
Madame Hélène BRUN conseillère régionale représentant le Président du Conseil Régional de Bourgogne.
Mesdames, Messieurs les élus de Joigny, de la communauté de communes et des communes du canton de Joigny,
Colonel, Mesdames Messieurs les officiers et sous officiers du 28ème Groupe Géographique, de la gendarmerie, des sapeurs pompiers, de la Croix Rouge Française, Messieurs les représentants des associations patriotiques, Mesdames, Messieurs.
Tout abord merci pour ce magnifique défilé.
Merci à vous Colonel Bruneau, chef de corps du 28ème,
Merci à vous capitaine Delagneau, Chef du centre principal de secours des sapeurs pompiers de Joigny
Merci à vous Major William PREVOT représentant la Compagnie de la Gendarmerie nationale
Merci à vous Adjudant Yves Debaize, représentant la Brigade de la Gendarmerie de Joigny
Merci a vous Marc Deroy représentant la brigade motorisée de Joigny.
Et merci à tous de votre présence à la célébration du 220ème anniversaire de la prise de la Bastille par le peuple de Paris, symbole de la Révolution Française. Cette célébration est l'occasion de fêter l'unité de la Nation autour des valeurs fondatrices de la République que sont la LIBERTE, L'EGALITE et la FRATERNITE. Ces valeurs construites sur les ruines de l'ordre ancien, doivent rester le ciment de notre communauté nationale.
Les révolutionnaires de 1789, au delà de leurs combats contre l'ancien régime, ont donné un sens universel à leur message. Combien de fois dans la plus grande clandestinité, lors des heures les plus sombres de l'occupation de notre sol par les armées nazies, les combattants de la liberté ont pris des risques incroyables pour continuer à célébrer ce 14 juillet, au nez et à la barbe de l'occupant et de ses valets du gouvernement de la collaboration, ennemis déclarés de cette liberté portée si haut par la Révolution Française.
De cette Révolution est née, entre autre, l'armée française, l'armée de la Nation, l'armée du peuple au service du peuple. En plus de 220 ans notre armée a démontré sa fidélité à la Nation, à ses valeurs et aux institutions de la République.
L'émotion palpable des Joviniens tout à l'heure lors du défilé des troupes témoigne de cet attachement.
Les républicains convaincus que nous sommes, aiment à rappeler le lien sacré qui unit l'armée à la nation.
Ici à Joigny, ce lien est encore plus fort, plus concret à travers son passé de ville de garnison depuis 1750.
Le Président de la République a entrepris avec son gouvernement et les États majors des 3
armées la modernisation de notre défense nationale. Sans doute est- elle nécessaire à plus d'un titre. Je peux le concevoir, comme je peux concevoir la coopération de nos armées
dans le cadre d'une politique de défense européenne. Mais pas plus.
Vous l'aurez compris, je tiens à l'indépendance de notre armée vis à vis des deux grandes puissances. Une indépendance initiée en son temps par le Général de Gaulle, et réaffirmée par les Présidents François Mitterrand et Jacques Chirac.
La modernisation de l'armée va toucher de plein fouet notre ville et nos territoires proches.
Depuis près d'un an, avec Nicolas Soret, Président de la CCJ, nous nous battons aux seins des comités de sites et des comités de pilotage pour obtenir de l'Etat, la plus juste solidarité nationale, envers nos villes et villages impactés par la fermeture dans un an du site du 28ème groupe géographique.
La venue du ministre Hubert Falco, à Joigny en janvier dernier, n'a pas apaisé nos inquiétudes, nous pressentons un séisme social et économique sur le centre Yonne. Un seul chiffre 7.5 millions d'euros, c'est la masse salariale annuelle des 410 personnels civils et militaires. Ces 7.5 millions d'euros ne retomberont plus dans un an dans l'économie locale, tous les secteurs seront touchés, les commerçants, les artisans, les professions libérales, nos collectivités locales et les emplois qui s'y rattachent.
Ce départ de l'armée cumulé à la crise économique mondiale est devenu l'enjeu majeur, l'enjeu vital de notre ville dans l'avenir proche. Nous avons de cesse d'en alerter les autorités au plus haut niveau.
Je me demande parfois, si certains dans cette ville en ont vraiment conscience.
Il aura en tous les cas, été pour l'équipe municipale sortante, une préoccupation quotidienne majeure pendant ces 16 derniers mois.
Pour terminer et sous réserve de problèmes de procédures administratives de dernière minute entre le Ministère de l'Intérieur et la préfecture de l'Yonne, la délégation spéciale, nommée par le préfet, sera installée, vendredi prochain à la mairie de Joigny.
Cela signifie que nos mandats d'élus, légitimement obtenus par la volonté des électeurs de cette ville en mars 2008, prendront fin jeudi à minuit.
Je voudrais dire ici combien, nous avons été fiers de servir Joigny et les Joviniens.
Vous dire aussi combien, nous aimons cette ville et ses habitants.
Et que nous croyons de toutes nos forces que l'avenir de notre ville est intimement lié aux fondements de la République.
Oui, Joigny dans la Liberté d'entreprendre, de créer, de se cultiver,
Oui Joigny, dans l'Egalité des chances et des droits de chacun à bien vivre dans la cité,
Oui, Joigny dans la Fraternité, riche de la diversité des ses habitants qu'ils soient nés ici ou ailleurs.
Mes chers concitoyens, ce n'est qu'un au revoir
VIVE JOIGNY
VIVE LA REPUBLIQUE
VIVE LA FRANCE
Grande-Bretagne: le coming-out de Duncan James fait sensation
Le chanteur du boys band Blue a révélé sa bisexualité dans une interview. Au Royaume-Uni, ce coming-out de l'homme à femmes du groupe est un petit événement.
Dans une interview accordée au
tabloïd News of the World, Duncan James a expliqué qu'il était bisexuel. Vu de France, on a du mal à imaginer le retentissement de cette nouvelle outre-Manche. Mais au
Royaume-Uni, cette simple déclaration a fait le tour de la sphère people. Car Duncan James était membre du boys band à succès Blue, dont il était considéré comme l'homme à femmes.
Or le chanteur, qui poursuit aujourd'hui une carrière solo, et qui est également acteur et présentateur télé, a choisi, à 31 ans, de dire qui il était vraiment.
«Je suis fier de qui je suis»
«Je suis bisexuel, a-t-il ainsi indiqué. J'ai eu des relations amoureuses aussi bien avec des hommes qu'avec des femmes, et je n'en ai pas honte. Je vivais dans le secret. Je suis
passé par une période où je me demandais : mais je suis quoi au juste? Suis-je gay? Suis-je hétéro? Suis-je bi? C'est pour cela que j'avais si peur d'en parler. Mais
maintenant que j'ai la trentaine, je sais qui je suis et je suis fier de qui je suis. Je ne veux plus me cacher.»
Duncan James, qui avait déjà fait son coming-out auprès de sa mère et des autres membres de Blue avant de le faire par voie de presse, a reçu via son site internet de nombreux
messages de soutien. Le chanteur en a profité pour préciser : «je voulais vous dire que cela avait été une décision difficile à prendre, mais j'avais le sentiment qu'il était
temps d'être honnête, pas uniquement avec moi mais avec vous aussi. Merci d'avoir compris mes raisons.»

Fiche technique :
Avec Jean-Claude Brialy, Dominique Blanc, Guillaume
Gallienne, Féodor Atkine, Nazim Boudjenah, Jean-Claude Dreyfus, Eric Nagar, Llona Bachelier, Alexis Machalik, Jean-Chrétien Sibertin-Blanc, Emmanuel Leconte et Ilona
Bachelier. Réalisation : Gabriel Aghion. Scénario : Dan Franck. Images : Patrick
Ghiringhelli. Son : Didier Saïn. Décors : Bertrand L'Herminier. Montage : Luc Barnier. Musique : Antoine Duhamel.
Durée : 90mn. Diffusé sur France 2 en VF. Bientôt disponible en DVD.
Résumé :
Le 24 février 1944 à 11 heures, la Gestapo pénètre dans l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire et
arrête le poète Max Jacob (Jean-Claude Brialy & Guillaume Gallienne). Il vient de servir la messe. Homosexuel, juif converti au catholicisme, il a fréquenté 40 ans plus tôt
la bohème du Bateau-Lavoir. Ami intime de Picasso, dont il est le compagnon des débuts, le frère des années de misère. Plus tard, il est aussi très proche de Cocteau, Guitry et
Jean Marais. Il partage avec eux confidences, enchantements et frasques du Paris des années 20. Pendant la guerre, Max Jacob se réfugie à Saint-Benoît. Après son arrestation il
est conduit à Drancy, là où des milliers d’hommes et de femmes attendent la déportation vers l’Allemagne. Quand le monde l’abandonne, Alice (Dominique Blanc), une jeune femme
orpheline à qui Max avait donné son amour quand elle était enfant, va tenter l’impossible pour le sauver...
L’avis de Bernard Alapetite :
L’esprit du scénario (dû au romancier Dan Franck) de ce film, par ailleurs plein de qualités,
est détestable. Il trompe le téléspectateur en faisant passer Jean Cocteau et Sacha Guitry pour des presque salauds, alors qu’ils ont fait tout leur possible pour sauver leur
ami. Ils y étaient parvenus, mais la mort d’une pneumonie de Max Jacob les a pris de vitesse... En ce qui concerne Picasso, en revanche, Dan Frank est sans doute plus près de la
vérité et de la réponse du peintre à celui qui le sollicitait pour intervenir en faveur de son ancien mentor durant ses difficiles premières années parisiennes : « Ce
n’est pas la peine de faire quoi que ce soit. Max est un ange : il n’a pas besoin de nous pour s’envoler de sa prison. » C’est assez conforme au personnage qui n’a
jamais été un modèle d’altruisme durant toute sa vie. Son attitude est d’autant plus choquante que l’on peut dire que Max Jacob fut l’un des principaux accoucheurs du talent de
Picasso. Lorsque le peintre arrive à Paris en 1901, c’est Max Jacob, qui amoureux de lui, l’héberge, lui apprend le français, l’aide à vendre ses toiles... Il ne faut cependant
pas oublier non plus qu’en tant (entre autres) qu’apatride, le peintre était constamment surveillé par la Gestapo...
Dan Franck s’inscrit dans la trop longue liste des donneurs de leçons sans risque, avec cette circonstance aggravante que cette bonne conscience est surtout nourrie par
l’ignorance, alors que tous les documents facilement accessibles, comme je le montre ci-dessous, contredisent sa thèse d’un Max Jacob abandonné de tous.

On peut aussi trouver discutable, pour une « biopic », la quasi invention d’un personnage capital de l’intrigue, comme celui d’Alice, certes magnifiquement interprétée
comme à son habitude par Dominique Blanc. Même si cette création est d’une incontestable habileté scénaristique. Dan Franck s’explique à ce sujet : « Pour lier les deux
périodes (le Paris de la Belle époque, dont il est spécialiste, et celui de l’Occupation), j’ai inventé le personnage d’Alice, qui s’inspire de Raymonde, cette petite
fille que Picasso a adoptée, puis renvoyée à l’orphelinat. On croit savoir qu’elle était très attachée à Max. Je l’ai imaginée en 1944 tentant de sauver l’homme qui avait essayé
de la protéger lorsqu’elle était enfant. » Le personnage d’Alice a l’avantage, outre celui de relier les deux époques capitales de la vie de l’écrivain, de permettre
d’équilibrer le scénario par les portraits en miroir (ceux de Max Jacob et d’Alice) de deux solitudes, de deux abandonnés. Cette séduisante idée (bien dans la ligne
feuilletonesque et mélodramatique révérée par Dan Franck) n’a pas conquis Lina Lachgar, auteur d’Arrestation et mort de Max Jacob (aux éditions La Différence) :
« Je ne suis pas contre ce type de fiction, encore faut-il qu’elles soient bien étayées or ce film est un tissu d’inepties à commencer par l’importance accordée au
personnage Alice-Raymonde, un épiphénomène dans la vie de Max. » Pas plus qu’elle n’a séduit la présidente de l’association des amis de Max Jacob, Patricia Sustrac. Je ne sais pas à quels documents s’est référé Dan Franck en ce qui
concerne l’attachement du poète à la petite fille. Tout ce qui est avéré est que l’on ne sait rien de ce qu’est devenue Raymonde après son retour à l’orphelinat. Peut-être que
la diffusion de ce téléfilm aidera-t-il à éclaircir ce mystère ?
Le scénariste n’hésite pas non plus à user de grosses ficelles peu crédibles comme cet échange de papiers d’identité entre Alice et une femme juive lors d’une rafle.
Dan Franck fait dire à Max Jacob : « Il parait que je suis dans le Larousse. » Un joli blog reproduit l’article, que je lui ai emprunté, consacré au poète dans le Grand Larousse de 1931, et qui nous confirme le bien-fondé de
cette réplique.
Si le scénario est discutable, la réalisation l’est beaucoup moins. C’est une bonne surprise de retrouver Gabriel Aghion aussi professionnel, tout en empathie avec son sujet.
Pourtant il faut bien avouer que l’on n’attendait plus grand chose du cinéaste après le triste Pédale dure... Les points forts du film sont la direction d’acteurs et le
casting. Même si comme toujours il se pose le problème, pour l’interprétation d’un personnage ayant existé, de la ressemblance physique de l’acteur avec son modèle. Sous cet
angle, le choix de Jean-Chrétien Sibertin-Blanc et de Alexis Michalik pour jouer Cocteau et Jean Marais ne me parait pas complètement judicieux, non seulement leur ressemblance
avec les deux célébrités n’est pas évidente, mais surtout ils n’en possèdent pas le charisme. Alors que le choix de Féodor Atkine pour figurer Picasso est particulièrement
pertinent, comme celui de Nazim Boudjenah pour jouer le peintre dans sa jeunesse.
Mais le film tombe dans le ridicule gênant avec Jean-Claude Dreyfus imitant lourdement le phrasé de Sacha Guitry transformant le « Maître » en une grosse cocotte
précieuse. Dreyfus, pour cette interprétation, s’est malheureusement souvenu qu’il a débuté dans les cabarets de travestis. Alors qu’il a montré dans L’Anglaise et le duc de
Rohmer qu’il était capable d’incarner une figure historique avec profondeur et retenue, ici on est loin de la subtile évocation de Guitry par Jean-François Balmer dans
L’affaire Sacha Guitry de Fabrice Cazeneuve ou même l’apparition convaincante de Jean-Marie Winling dans Monsieur Batignole.
A propos de L’affaire Sacha Guitry, ce dernier film donne un aperçu beaucoup plus juste de l’attitude de Guitry pendant l’occupation. Si le grand homme de théâtre fut
léger avec les allemands et leurs affidés, il ne montra guère d’aménité envers les nazis. L’affaire Sacha Guitry montre, comble d’ironie, que la Résistance reprocha à
Sacha Guitry sa rencontre avec la Gestapo, rencontre dont l’unique but était de sauver Max Jacob !
A noter en admirateur de Max Jacob, Emmanuel Lecomte qui en plus de sa brune et mâle beauté incontestable fait preuve d’une intense présence.
Guillaume Gallienne, sociétaire de la Comédie-Française, qui incarne le jeune Max Jacob est la véritable révélation de Monsieur Max. Il est émouvant de candeur avec ses
rondeurs matoises qui rappellent celles d’Henri Tisot. Jean-Claude Brialy interprète le même homme quarante ans plus tard.
Jean-Claude Brialy est parti au lendemain de ce qui est peut-être son plus beau rôle, celui de Max Jacob avec qui il n’était pas sans ressemblances morales. Comme le poète sous
des aspects légers, l’acteur cachait, sous ce masque, un être multiple non exempt de gravité. Comme lui, Jean-Claude Brialy avait fait de sa gentillesse un oriflamme et vivait
son homosexualité, paradoxalement pour un homme si souvent sous les sunlights, avec discrétion.
Bâti sur des retours en arrière, Monsieur Max brosse le portrait de Max Jacob, en homme tendre et attachant, personnages central, puis marginal, de la bohème
artistico-littéraire de la première moitié du XXe siècle. Malgré les libertés prisent avec la réalité, le film donne un portrait en accord avec l’image que l’on a après avoir lu
la précieuse biographie du poète due à Pierre Andreu (Vie et mort de Max Jacob, éditions de La Table ronde). Jean-Claude Brialy a personnellement bien connu
quelques-unes des brillantes figures évoquées dans ce téléfilm, comme Jean Cocteau et Sacha Guitry. Jean Cocteau confia à l’acteur qu’il gardait beaucoup de culpabilité de
n'avoir pas fait assez pour Max Jacob. Dans le journal de Cocteau 1942-1945 (éditions Gallimard) au 25 février 1944, jour où il apprend l’arrestation de son ami, on
peut lire : « Max Jacob arrêté à Saint-Benoît, sans doute conduit à Orléans. Chose atroce. » Dans les pages suivantes, on voit qu’il se dépense sans compter.
Il contacte Sacha Guitry qui a déjà par son intervention sauvé Tristan Bernard : « J’ai vu Sacha Guitry qui m’a donné la marche à suivre... » Il écrit au
responsable allemand des prisons juives une lettre dans laquelle il fait le panégyrique de Max Jacob. Cette lettre est accompagnée d’une pétition qui demande la libération de
l’écrivain. Elle n’est signée, par souci d’efficacité, que par des personnalités ayant de bons rapports avec les autorités d’occupation : Sacha Guitry, André Salmon, Henry
Sauguier, Pierre Colle, Utrillo, Braque, Mac Orlan... Dans L’Irrégulière ou mon itinéraire (éditions Grasset), Edmonde Charles-Roux raconte comment Paul Morihien
sillonne Paris pour recueillir les signatures. Cocteau appelle également José Maria Sert qui peut agir par l’intermédiaire de l’ambassade d’Espagne, ce qui a été précédemment
efficace pour Maurice Goudeker (le mari de Colette). Selon Claude Arnaud dans son énorme biographie de Jean Cocteau (édition Gallimard), il intervint simultanément avec
Jouhandeau, qui en cette occasion fit taire son antisémitisme, auprès de Gerhard Heller qui ne resta pas à son tour inactif. Cocteau sollicite aussi son ami Georges Prade,
patron de presse et conseiller municipal de Paris, qui est très engagé dans la collaboration active et qui néanmoins agit pour faire libérer le prisonnier. Prade parvient,
conjointement avec José-Maria Sert, a obtenir un ordre de libération signé mais quand celui-ci parvient au camp de Drancy où le détenu a été transféré, Max Jacob est mort au
soir du 4 mars d’une congestion pulmonaire à l’infirmerie du camp...
C’est ce qu’apprend Gerhard Heller rendant visite à Max Jacob à Drancy, comme il le raconte dans son livre de souvenir Un Allemand à Paris (éditions de Seuil) :
« L’affaire Max Jacob me fut encore bien plus pénible et douloureuse. Je garde la brûlure cuisante de ce cuisant échec... Me retrouvant les mains vides à la porte de ce
camp abominable, je voulus cependant accomplir un dernier geste ; j’allai chez une fleuriste acheter une rose et revint la jeter par-dessus le mur du camp. » Il est
bon de rappeler que Gerhard Heller était l’officier allemand affecté à la Propaganda-Staffel qui décidait, entre autres, si on attribuait du papier pour qu’un livre soit
imprimé, donc paraisse, ce qui en faisait, de fait, l’ultime censeur. Mais dans l’exercice de cette fonction, il avait emprunté la devise à son ami Junger : « La vraie
force est celle qui protège. »
C’est probablement Gerhard Heller que Dan Franck, sans le nommer, veut représenter, assez maladroitement, dans cet officier allemand qui assiste aux derniers instants du
poète.
Pierre Bergé, dans son Album Cocteau de la Pléiade, résume bien les sentiments de Cocteau envers Max Jacob : « En 1917, il détestait le miroir que lui renvoyait Max
Jacob “ce touche à tout tendre et sale”. Deux ans plus tard, il applaudissait les numéros périlleux d’un “danseur de corde”. Il n’aura désormais cesse de célébrer le poète
cubiste qui avait déclaré “Jean est la perfection absolue de ce que je ne suis que l’ébauche” . »
Max Jacob a vécu son homosexualité sur le mode de la culpabilité : « J'ai été sodomite sans joie mais avec ardeur. » D’ailleurs l'homosexualité de Max Jacob
reste littérairement discrète, ou plus précisément plus latente que manifeste. Elle affleure donc en des fulgurances qui sont trahisons au double sens de révélations et de
falsifications. Rares sont les claires allusions comme au début du roman Filibuth ou la montre en or dans lequel le personnage au nom cocassement claudélien, Monsieur
Odon-Cygne-Dur, double avoué de l'auteur, écrit à ce même auteur « qu'il l'invite à venir voir l'armoire à glace qu'il s'est procurée. Il s'agit bien sûr d'un meuble
non d'un individu à forte carrure. » Le film n’occulte pas le penchant du jeune poète pour les sergents de ville bien bâtis...
Président d'Arte France, Jérôme Clément, membre de l'Association des amis de Max Jacob, a soutenu le projet de cette fiction produite par Daniel Leconte. « Le destin de
Max Jacob est extrêmement émouvant. Moqué pour son homosexualité et sa conversion au catholicisme, il a été un sacrifié de l'Histoire » expliquait, lors du tournage,
le patron de la chaîne franco-allemande.
Max Jacob est évoqué dans les deux très beaux coffrets de DVD, Les heures chaudes de Montparnasse édités par Doriane Films.
Monsieur Max est sauvé par l’excellence de ses trois interprètes principaux, Jean-Claude Brialy, Dominique Blanc et
Guillaume Gallienne mais il démontre qu’il n’est pas bon de laisser l’histoire aux mains des feuilletonistes.
C’est la nouvelle formule des opposants, placée à chaque coin de phrase comme un talisman sensé conjurer le mauvais sort. C’est bien-sûr une stratégie politique. La ficelle est grosse. Regardons de plus près.
Sur la forme, que recherchent nos opposants ? Nous réduire à une équipe de « socialo-communistes » vise plusieurs objectifs. D’abord renvoyer à l’inconscient collectif jovinien qui a toujours été entretenu dans la peur du « rouge ». M’enfin… Je n’ai pas de couteau, Claude Josselin non plus, et on n’a pas encore eu l’idée de se le mettre entre les dents, un drapeau rouge en bandoulière, pour aller effrayer les enfants de Joigny la nuit venue. La révolution d’octobre, c’était il y a presque un siècle. Alors c’est vrai, certains de nos opposants ont passé les 80 ans donc cet épisode ne doit pas sonner à leurs oreilles comme aux miennes. Pour moi, c’est bon pour les livres d’histoire ; il faudrait quand même passer à autre chose. Ensuite, parler de « socialo-coco» permet de critiquer, de caricaturer, mais en évitant soigneusement de parler du fond des dossiers. Si la gestion du départ du groupe géographique par notre équipe et l’appel à la solidarité nationale que nous lançons au Gouvernement ne conviennent pas, eh bien, qu’attendent nos opposants pour nous dire comment ils s’y prendraient, eux ? Qu’on nous laisse donc travailler. Et soyons jugés sur nos actes, sur nos propositions !
Sur le fond, on tente de renvoyer notre action à la caricature d’une gestion par la gauche d’une collectivité: gabegie financière, pressions excessives sur les entreprises, etc… Sauf que, là, il y a un hic dans la démonstration. Non seulement à Joigny on ne dépense pas à vau-l'eau, mais on se paie le luxe de faire en 2008 la bagatelle de 200 000 € d’économies sur les dépenses. Et je crois que les chefs d’entreprises ont compris qu’ils avaient des interlocuteurs responsables à la ville comme à la CCJ pour échanger, on l’a déjà montré. La caricature de nos opposants a quand même du mal à tenir. Je suis membre du PS, car je me retrouve dans les valeurs de solidarité et de justice qu’il défend. Je crois dans l’économie de marché, quand elle est régulée, pour éviter qu’elle ne s’emballe et qu’elle ne laisse sur le bord de la route des salariés sacrifiés. J’ai autant d’écoute pour un ouvrier que pour un patron d’une PME qui gère en bon père de famille son exploitation, dans le respect de l’humain. Je suis plus dur avec Total, L’Oréal, et les financiers de la City, c’est sur. Mais je ne manque pas de raisons, non ?
Nicolas SORET
Maire-adjoint (PS) de Joigny
Copie de la lettre adressée à Jean-Michel Baylet, Marie-George Buffet, Jean-Pierre Chevènement, Cécile Duflot, Jean Luc Mélenchon et Daniel Cohn-Bendit
Paris, le 7 juillet 2009
La situation du pays est grave. Il est traversé par une crise profonde. Profonde dans l’ampleur des dégâts sur les vies humaines : la montée du chômage, l’explosion des inégalités et de la précarité sont terribles. Profonde aussi dans sa signification. Cette crise est celle d’un système qui impose la rentabilité à court terme, l’accumulation de biens matériels et d’argent comme principes majeurs de la société. C’est aussi un modèle de société qui oppose les hommes et les territoires et détruit la planète.
Pourtant la droite, aujourd’hui emmenée par Nicolas Sarkozy qui fait sienne cette idéologie néolibérale, n’a pas été sanctionnée dans les urnes.
En cela, le résultat des dernières élections est un nouvel échec pour les forces de progrès, même si les résultats individuels ont été contrastés. Nous réunissons plus de voix que la droite mais nous apparaissons collectivement comme les perdants du scrutin du 7 juin. Et si certains partis de gauche se détachent à telle ou telle élection, nous sommes incapables de transformer notre force collective en alternative politique à la droite.
Pour gagner, nous devons surmonter les divisions de nos mouvements et ou de nos partis. Nous devons changer. Nous devons, d’une seule voix, convaincre les Français que nous incarnons, ensemble, une alternative solide et durable pour bâtir un autre modèle de développement, un nouveau modèle de société, un nouveau monde.
Comme beaucoup d’entre vous, j’ai appelé de mes vœux une nouvelle démarche de rassemblement à gauche. Une « Maison commune » ouverte à tous les chemins que nous pouvons emprunter ensemble. Le Parti Socialiste aborde cette démarche sans préalable. Les formes que doit prendre cette démarche sont à inventer collectivement.
Bien sûr, nos partis et nos mouvements représentent tous une histoire particulière, des valeurs et des projets qui leur donnent une légitimité politique. Les enjeux changent, les solutions de demain ne sont pas celles d’hier, mais les valeurs et les combats menés demeurent notre socle commun.
Le Parti Socialiste est né des rapports entre capital et travail dans l’entreprise. Il a su unir, à force de luttes, l'aspiration à la justice sociale et l'attachement aux libertés. Il a apporté une puissante contribution à l’établissement de la protection sociale. Ces combats sont plus que jamais d’actualité. Mais, ils sont perdus s’ils ne prennent pas compte les nouveaux impératifs de notre société : la mondialisation, la société numérique, les chocs démographiques et écologiques.
Ces évolutions - pensées et régulées - peuvent être positives. Aujourd’hui, elles sont créatrices de nouvelles formes d’inégalités. Et si l’écologie politique a reçu un écho favorable lors des dernières élections, c’est aussi parce que les hommes comprennent l’urgence environnementale. Ils perçoivent ces enjeux environnementaux comme une nouvelle ligne de fracture entre ceux qui peuvent résister, se protéger et ceux qui, déjà, subissent la dégradation de la planète. Ils veulent qu’on pense aux générations futures.
Tous ensemble, nous devons relever les nouveaux défis de cette société exsangue. Nous aspirons à une société post-productiviste fondée sur une croissance sélective, sobre, socialement responsable et post-matérialiste portant le bien être, l’émancipation de chacun, le soin et le respect de l’autre.
Nous pouvons répondre aux aspirations des Français si nous sommes résolus à mettre en commun nos analyses, à partager nos perspectives et à proposer des solutions pour préparer un autre avenir.
Cela suppose que nous acceptions tous de réévaluer nos certitudes pour dégager ensemble les bases d’une politique alternative. Le Parti socialiste y est prêt.
Clairement, notre objectif est de participer à l’élaboration d’un projet commun de la gauche en 2012, mais aussi de mettre en œuvre une stratégie politique électorale commune pour l’emporter. Nous pensons que la « maison commune » doit accueillir tous les citoyens qui se reconnaissent dans cette démarche de changement.
Nous avons déjà eu les uns et les autres des contacts informels. Je vous propose que nous entrions de plain-pied collectivement dans cette démarche. N’oublions pas que c’est toujours en étant unis que nous avons connus nos plus belles victoires au service de nos concitoyens, en 1936, en 1981 et en 1997, mais aussi récemment nos plus belles victoires locales.
Nous devons accorder à ce dialogue tout le sérieux nécessaire en nous donnant le temps qu’il faut, mais sans en perdre : pour nous, notre rassemblement doit s’engager dès les élections régionales. Elles sont un enjeu majeur pour la gauche, le Parti socialiste est prêt à travailler dans chaque région avec l’ensemble des partis de gauche et les écologistes, sur un projet commun et une réflexion commune sur notre stratégie électorale.
Au-delà, ce rassemblement pourrait se décliner sous la forme d’initiatives communes, par exemple sur la question de l’emploi à la rentrée -qui va être sans doute la plus difficile jamais connue particulièrement pour les 650 000 sortants du système scolaire- ou à l’automne sur le climat dans la perspective du sommet de Copenhague. Nous pourrions aussi décider du principe de ripostes communes aux atteintes contre les droits sociaux, et les libertés publiques ou locales.
Les hommes et les femmes que nous représentons réclament l’unité. Ils ont raison et la crise qu’ils subissent nous crée plus que jamais des obligations. Nous devons marquer notre volonté de changer la donne politique. Pour inventer et porter ensemble un autre modèle de société, fondé sur nos valeurs de progrès, de justice sociale, de solidarité et de préservation des équilibres écologiques et des libertés collectives. Voilà pourquoi je vous propose de nous rencontrer au plus tôt selon les formes dont nous pourrons convenir.
Je sais le chemin du rassemblement exigeant mais je m’y engage pleine d’espoir et d’optimisme, consciente de notre responsabilité historique et de l’attente populaire.
Avec mes sentiments amicaux,
Martine Aubry
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Vendredi 10 juillet, des militants d'Act
Up-Paris se sont retrouvés en maillot de bain devant le siège de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (
TÊTU: Comment avez-vous réagi le jour où vos
bureaux ont été le théâtre d'un «zap»?
Les associations vous demandent également une relance
du groupe d'experts homos afin de concevoir un discours de prévention adapté...
Quand 580 gays et lesbiennes envahissent un
bateau, toute la vie de l'équipage change. Les 450 membres du personnel de bord du Bleu de France, coutumiers des familles et du 3e âge, l'admettent : cette croisière bouscule leur
routine. «Les capitaines hallucinent, rigole Stéphane Loiselier, directeur d'Attitude Travels. On a travaillé pendant des mois avec Croisière de France (CDF) pour adapter la croisière
à notre public. Tout s'est fait en confiance, ils savent qu'on n'est pas là pour saccager leur bateau».
Même des serveurs, soumis d'ordinaire à une
discrétion et à une discipline presque militaire, se lâchent. Certains se déguisent pour servir les repas, une autre danse en emmenant les cocktails aux clients, un a même fait tomber la
chemise et travaille torse nu sous sa veste. «Les gens consomment beaucoup et on travaille plus que d'habitude, explique l'un d'eux. Mais dans cette ambiance, c'est agréable.»






Jessica et Virginie (ci-contre) ont finalement
dû déménager et aller vivre dans une autre ville proche pour retrouver le calme après le harcèlement de la bande de jeunes lesbophobes (lire 
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