Vendredi 24 juillet 2009
Dans l'ombre de
JANN HALEXANDER


Jann Halexander est un chanteur franco-gabonais. Il est également pianiste, acteur et producteur. Le chanteur Jann Halexander naît le 13 septembre 1982 à Libreville (Gabon, Afrique centrale). Ancien étudiant en géographie à Angers, dans le Maine-et-Loire, il prend un pseudonyme que lui inspire la personnalité de l'artiste sud-africaine Jane Alexander, dont les sculptures représentent des êtres hybrides. Il est issu d'un couple mixte — père gabonais, mère française — ce qui se fait ressentir au travers de ses créations. Pour découvrir son univers, Jann a accepté de rejoindre l'équipe du blog Les Toiles Roses avec cette chronique qui vous transportera loin dans l'imaginaire fécond et délicieux de ce grand artiste.


06. À table, avec Jean-Pierre Réginal

 

Jann Halexander

 

À TABLE, ou l’Amère Vérité

(où comment manger du linge sale en famille entre saumon, vin rouge, crumble en miettes, anguilles sous cloche et gueule de chiens...*)

 

[Refrain]

Il va falloir se dire tout ça

À Table, à table

On va bouffer la vérité

À Table, à table

Les dîners en famille, c'est beau comme un dimanche,

Si ce n'est que personne n'apprécie les dimanches

Affronter des regards, les on dit, les reproches,

Le grand-père qui nous dit « y' a quelque chose qui cloche »

Je cherche, et trouve l'anguille sous roche,

De la raison, moi je décroche

Je n'en peux plus de la famille

Je sens que tout ça part en vrille

 

[Refrain]

 

Le saumon est dégueu, le vin est bouchonné,

La télé est éteinte au lieu d'être allumée,

Moi qui rêvais de drames, ceux des autres, pas les miens,

C'est foutu pour ce soir, j'en ai la gueule de chien,

Les yeux perdus dans mon assiette,

Et mon bonheur n'est qu'amas de miettes

Un crumble froid, je voudrais être sourd,

Pour me sauver, je songe à l'amour

 

[Refrain]

 

Les couverts étaient en croix quand on est arrivé

J'en déduis que grand-mère ne doit pas nous aimer,

À sa place, je comprends, elle est à la retraite

« Dégagez les enfants, mon devoir de mère s'arrête ! »

Grand-mère, Grand-mère, ne désespère pas !

On est deux à haïr ces repas,

On n'en peut plus de la famille,

On voit que tout ça part en vrille

 

[Refrain] x2

 

(texte et musique : Jann Halexander - 2006)


 

Au sujet de cette chanson, mon ami trouvait qu´il y avait un souci au niveau de l´alliance paroles/musique et maman n´aimait pas trop... En fait, au début, pas du tout. Mais le public accrochait. C´est sans aucun doute la chanson de mon répertoire que les gens retiennent le mieux et souvent préfèrent. Je le chante toujours, en concert. On a pensé que c´était une chanson sur le coming-out, je ne l´ai pas écrite dans ce sens, mais on peut aussi envisager cette interprétation.

 


 

Pour celles et ceux qui se demanderaient ce qui signifie « les couverts étaient en croix » : il s´agit d´une vieille superstition, croiser le couteau et la fourchette sur une assiette serait inviter le diable dans la maison et apporter le malheur.



Enfin, quelques personnes l´ont remarqué : oui cette chanson est une sorte d´écho à la chanson Ces Gens-là de Jacques Brel. Jacques Brel, Anne Sylvestre, William Sheller, Gilbert Bécaud, Jean-Pierre Réginal sont mes chanteurs francophones préférés. Certaines personnes pensent que je suis influencé par Jean Guidoni, Juliette, Boris Vian ou encore Barbara… Ce sont de grands artistes mais je n´ai pas leurs disques, question de sensibilité personnelle. Si on ne m´avait pas si souvent comparé à Guidoni, j´aurais été bien en peine de vous dire qui il est. Aussi je fus touché quand il vint me voir en banlieue parisienne début 2008 quand je jouais au Musée des vampires le monologue Confessions d´un Vampire sud-africain. Après nous sommes allés boire un pot à République (où je dormais). Une discussion intéressante, nous avons parlé de la dignité de l´artiste (et aussi des dégâts de la tempête de 1999 sur sa maison)...



En tant qu´artiste, on est toujours l´inconnu(e) de quelqu’un. Cela nous oblige à l´humilité. En tant que spectateur/auditeur, on est parfois énervé de découvrir un artiste qu´on apprécie beaucoup trop tardivement. D´où mes mots envoyés au blogueur Luc Melmont sur le chanteur Jean-Pierre Réginal, que je reprends ici...

« Au sujet du chanteur Jean-Pierre REGINAL

Qui va à la chasse perd sa place, n'est-ce pas Luc ? »

Ainsi Luc avait reçu des invitations pour aller voir le chanteur Jean-Pierre Réginalau théâtre de la Reine Blanche le 23 mars. Ne pouvant y aller, il a gentiment pensé à moi qui, entretemps, étais plongé dans l'écoute de son magnifique disque arrangé par François Rauber. Je connais le théâtre de la Reine Blanche pour y avoir chanté en 2008, un beau théâtre, élégant, classe. J'étais avec un ami, plus loin, sur notre gauche, Norbert Gabriel, journaliste très sympathique de la revue Le Doigt dans l'œil nous salue.



Il y a du monde, et c'est très bien. C'est Réginal qui a ouvert la danse (il s'agissait d'une soirée privée avec Jean-Pierre Réginal, la désopilante Annick Roux et Henri Courseaux). C'est un virtuose du piano, j'adore sa voix. Je n'arrive pas toujours à comprendre le sens des textes, mais c'est parce que je ne suis pas très intelligent (entre nous) et surtout que je suis sensible à la musicalité globale. Mes deux moments préférés : son interprétation de Madame Alice, Chez Georges) et l'interprétation avec sa fille, Romane, de la chanson Les Mots s'en vont (introduite par quelques mots sur son passé au Cabaret Chez Georges).

Un moment délicieux. En dehors du show-biz, en dehors des médias 'dinosaures'. De la chanson proche de chacun d'entre nous, quelque chose de quotidien, beau et simple à la fois. Pour les artistes « nouvelle génération » comme mes pairs et moi, le parcours de Réginal me fait rêver, penser et surtout aimer la Chanson pour ce qu'elle est, un révélateur de nous-mêmes. C'est un peu démodé ? Désuet ? Je m'en fous (on m'a sorti la même chose sur Ô Bel Anjou). L'intensité est là, l'émotion est là, même si je sais bien que l'émotion n'est pas raison, mais ce que je retiens de ce concert c'est la possession d'un beau souvenir. J'étais heureux, quelques minutes, et cette fois-ci, je le savais.

Monsieur Réginal, je vous dis merci.


 

Je tiens à faire part, ici, d’une petite anecdote. Lorsque je suis allé entendre les conclusions du rapporteur public du Conseil d’Etat, au Palais Royal, je n’étais pas le seul élu de la ville de Joigny. Etaient également présents : Julien Ortega, Isabelle Bourassin et Frank Thomas.

 

La presse était également là : France Bleu était représentée, comme France 3. La séquence vidéo apparue dans le journal télévisé régional, le soir même du rendu du Conseil d’Etat, me fait apparaître à l’écran, à la sortie même de la salle d’audience, en pleine conversation avec M. Thomas. Un commentaire de la journaliste couvre les termes de notre échange.

 

En fait, à ce moment précis, je dis à Monsieur Thomas qui, j’en suis convaincu, s’en souvient bien : « La seule chose qui me réjouisse dans ce que l’on vient d’entendre, et vous l’avez entendu comme moi, c’est qu’il n’est fait aucune référence au tract de la gauche qui a été dénoncé par Monsieur Lange. La seule raison invoquée pour l’annulation des élections, c’est cette lettre. Au moins, vous ne pourrez plus dire que nous sommes responsables, ou coresponsables, de l’annulation ». Et Monsieur Thomas m’avait répondu un « Je vous l’accorde » ou quelque chose de ce genre là, qui montrait son approbation.

 

Je vais écrire à France 3 pour savoir s’ils sont en mesure de me faire parvenir les rush de cette séquence, où l’on entendrait notre conversation.

 

J’écris cela, parce que la lecture de la tribune de Madame Bourassin, lundi matin, qui essaye de faire croire que la liste de gauche est responsable de l’annulation des élections, m’a fait sourire. Et en moi-même je me suis dit « Elle osera tout pour arriver à ses fins ». On s’en doutait, maintenant on sait. 

Le rugbyman sexy Miguel Abramovic enlève le bas

Par Mathilde Guillaume jeudi 16 juillet 2009, à 10h48 | 6805 vues

Le bel argentin, qui joue à Montauban et dans son équipe nationale, s'est mis à nu dans des photos très «hot» pour un magazine gay.

 

 

Le rugbyman argentin Miguel Avramovic, qui joue à Montauban depuis 2007 et dans les «Pumas», l’équipe nationale d'Argentine, depuis 2005, s’est mis à nu dans une production photographique des plus hot (ci-dessus).

C’est pour le magazine gay argentin Romeo mag qu’il a enlevé le bas, sous l’objectif de la photographe Andy Cherniavsky, mais ce n’était pas la première expérience du «Russe», comme il est surnommé en Argentine. Il avait déjà posé pour le calendrier 2008 des Dieux du stade.

A la suite de cette production de Roméo Mag, qui a particulièrement plu, le joueur des Pumas a reçu une offre pour intégrer le staff d’une agence de mannequins. Une possible deuxième carrière dans laquelle il ne démériterait pas non plus…

Le voici dans une vidéo sexy pour les Dieux du Stade:

 Presque tout l'entourage de Michael Jackson m'a dit qu'il était gay»
Par Thomas Spencer jeudi 16 juillet 2009, à 10h39 | 5252 vues
Plus de: Michael Jackson

Signée Ian Halperin, la biographie sulfureuse sur le roi de la pop est sortie mardi aux Etats-Unis. Un récit controversé sur ses dernières années, où l'auteur affirme que la super star a entretenu une série de liaisons homosexuelles.

 

 

Biographe de Kurt Cobain et de Céline Dion, le journaliste canadien Ian Halperin soutient que Michael était homosexuel, dans une biographie à scandale parue mardi 14 juillet. «Quasiment tout le monde dans son entourage m'a dit que Michael était gay, écrit le biographe dans Unmasked, the final years of Michael Jackson. Même ses plus fervents défenseurs, qui ont toujours maintenu son innocence lors des procès pour abus sur mineurs, ont insisté que Jackson était gay.»

D'après Halperin, qui s'attache à retracer les dernières années du chanteur récemment décédé, Michael Jackson aurait entretenu une série de liaisons homosexuelles, en particulier avec un serveur d'Hollywod et avec un jeune acteur, un certain «Lawrence».

Une liaison brève et passionnée
Trois semaines durant, Michael aurait discrètement accueilli l'acteur dans sa résidence de Hollywood Hiils au cours d'une liaison brêve et passionnée.

Halperin rapporte le témoignage dudit Lawrence, d'après qui Jackson «était très timide. Mais quand on commençait à faire du sexe, il devenait insatiable.» Quant au serveur, Michael en aurait été follement épris, mais en proie à de graves difficultés financières, l'aurait régulièrement retrouvé dans un modeste motel de Los Angeles. Halperin évoque enfin une passion à l'époque où Michael vivait à Las Vegas, en 2007. Là encore, il aurait eu l'habitude de sortir la nuit, parfois déguisé en femme, cette fois pour retrouver dans un modeste motel un ouvrier en bâtiment, un costaud métis asiatique d'une vingtaine d'année.

L'entourage du chanteur montré du doigt
Alors que les causes exactes du décès de Michael Jackson sont toujours l'objet de spéculations multiples, Halperin pointe du doigt le proche entourage du chanteur. En décembre 2008, Halperin affirmait dans divers journaux que Michael était dans un état de santé très fragile, et ne survivrait pas 6 mois. Les faits lui ont donné raison.

Le journaliste explique dans son livre que le proche entourage de Jackson, appâté par l'argent, a précipité la mort de la star en lui fournissant une multitude de médicaments «aussi facilement que des bonbons».

«I Fucked Your Boyfriend», un hymne gay et punk!

Par Paul Parant vendredi 17 juillet 2009, à 11h37 | 5654 vues

Icône rock Outre-Atlantique, et bloc de virilité ouvertement gay, Kent James (alias Nick Name) affiche son torse poilu et son nouveau clip violemment sexy. On adore!

 

Non, il n'y a pas que les lesbiennes qui savent faire du punk! La preuve avec Kent James, alias «Nick Name», ancien mormon devenu chanteur ouvertement gay, et connu dans le milieu rock/punk américain depuis le début des années 90. Poitrail poilu triomphant, grande gueule et voix puissante, on le surnomme parfois «l'homme le plus masculin de la culture gay», et on a probablement raison!

Sa chanson I Fucked Your Boyfriend (pas besoin de traduction...) existe depuis 2001, mais il vient tout juste d'en publier le clip sur internet. L'occasion de découvrir le personnage, avec cette histoire de revanche sur un ex qui ne fait pas dans la dentelle: «He gives good head», «He's my bitch, he's my whore, he's my slut he begs for more, just like you did when you did it with me» (toujours pas besoin de traduction?). Ça change du chaste I Kissed a Girl de Katy Perry!

Vous trouverez reproduit, ci-dessous, le discours prononcé par Bernard MORAINE, Maire de Joigny (jusqu'à vendredi...), à l'occasion de ce 14 juillet 2009.

 

 

Madame Hélène BRUN conseillère régionale représentant le Président du Conseil Régional de Bourgogne.

Mesdames, Messieurs les élus de Joigny, de la communauté de communes et des communes du canton de Joigny,

 

Colonel, Mesdames Messieurs les officiers et sous officiers du 28ème Groupe Géographique, de la gendarmerie, des sapeurs pompiers, de la Croix Rouge Française, Messieurs les représentants des associations patriotiques, Mesdames, Messieurs.

 

 

Tout abord merci pour ce magnifique défilé.

Merci à vous Colonel Bruneau, chef de corps du 28ème,

Merci à vous capitaine Delagneau, Chef du centre principal de secours des sapeurs pompiers de Joigny

Merci à vous Major William PREVOT représentant la Compagnie de la Gendarmerie nationale

Merci à vous Adjudant Yves Debaize, représentant la Brigade de la Gendarmerie de Joigny

Merci a vous Marc Deroy représentant la brigade motorisée de Joigny.

 

Et merci à tous de votre présence à la célébration du 220ème anniversaire de la prise de la Bastille par le peuple de Paris, symbole de la Révolution Française. Cette célébration est l'occasion de fêter l'unité de la Nation autour des valeurs fondatrices de la République que sont la LIBERTE, L'EGALITE et la FRATERNITE. Ces valeurs construites sur les ruines de l'ordre ancien, doivent rester le ciment de notre communauté nationale.

 

Les révolutionnaires de 1789, au delà de leurs combats contre l'ancien régime, ont donné un sens universel à leur message. Combien de fois dans la plus grande clandestinité, lors des heures les plus sombres de l'occupation de notre sol par les armées nazies, les combattants de la liberté ont pris des risques incroyables pour continuer à célébrer ce 14 juillet, au nez et à la barbe de l'occupant et de ses valets du gouvernement de la collaboration, ennemis déclarés de cette liberté portée si haut par la Révolution Française.

 

De cette Révolution est née, entre autre, l'armée française, l'armée de la Nation, l'armée du peuple au service du peuple. En plus de 220 ans notre armée a démontré sa fidélité à la Nation, à ses valeurs et aux institutions de la République.

 

L'émotion palpable des Joviniens tout à l'heure lors du défilé des troupes témoigne de cet attachement.

 

Les républicains convaincus que nous sommes, aiment à rappeler le lien sacré qui unit l'armée à la nation.

 

Ici à Joigny, ce lien est encore plus fort, plus concret à travers son passé de ville de garnison depuis 1750.

 

Le Président de la République a entrepris avec son gouvernement et les États majors des 3 armées la modernisation de notre défense nationale. Sans doute est- elle nécessaire à plus d'un titre. Je peux le concevoir, comme je peux concevoir la coopération de nos armées dans le cadre d'une politique de défense européenne. Mais pas plus.

Vous l'aurez compris, je tiens à l'indépendance de notre armée vis à vis des deux grandes puissances. Une indépendance initiée en son temps par le Général de Gaulle, et réaffirmée par les Présidents François Mitterrand et Jacques Chirac.

 

La modernisation de l'armée va toucher de plein fouet notre ville et nos territoires proches.

 

Depuis près d'un an, avec Nicolas Soret, Président de la CCJ, nous nous battons aux seins des comités de sites et des comités de pilotage pour obtenir de l'Etat, la plus juste solidarité nationale, envers nos villes et villages impactés par la fermeture dans un an du site du 28ème groupe géographique.

 

La venue du ministre Hubert Falco, à Joigny en janvier dernier, n'a pas apaisé nos inquiétudes, nous pressentons un séisme social et économique sur le centre Yonne. Un seul chiffre 7.5 millions d'euros, c'est la masse salariale annuelle des 410 personnels civils et militaires. Ces 7.5 millions d'euros ne retomberont plus dans un an dans l'économie locale, tous les secteurs seront touchés, les commerçants, les artisans, les professions libérales, nos collectivités locales et les emplois qui s'y rattachent.

 

Ce départ de l'armée cumulé à la crise économique mondiale est devenu l'enjeu majeur, l'enjeu vital de notre ville dans l'avenir proche. Nous avons de cesse d'en alerter les autorités au plus haut niveau.

 

Je me demande parfois, si certains dans cette ville en ont vraiment conscience.

 

Il aura en tous les cas, été pour l'équipe municipale sortante, une préoccupation quotidienne majeure pendant ces 16 derniers mois.

 

 

 

Pour terminer et sous réserve de problèmes de procédures administratives de dernière minute entre le Ministère de l'Intérieur et la préfecture de l'Yonne, la délégation spéciale, nommée par le préfet, sera installée, vendredi prochain à la mairie de Joigny.

 

Cela signifie que nos mandats d'élus, légitimement obtenus par la volonté des électeurs de cette ville en mars 2008, prendront fin jeudi à minuit.

 

Je voudrais dire ici combien, nous avons été fiers de servir Joigny et les Joviniens.

 

Vous dire aussi combien, nous aimons cette ville et ses habitants.

 

Et que nous croyons de toutes nos forces que l'avenir de notre ville est intimement lié aux fondements de la République.

 

Oui, Joigny dans la Liberté d'entreprendre, de créer, de se cultiver,

 

Oui Joigny, dans l'Egalité des chances et des droits de chacun à bien vivre dans la cité,

 

Oui, Joigny dans la Fraternité, riche de la diversité des ses habitants qu'ils soient nés ici ou ailleurs.

 

Mes chers concitoyens, ce n'est qu'un au revoir

 

VIVE JOIGNY

VIVE LA REPUBLIQUE

VIVE LA FRANCE

Grande-Bretagne: le coming-out de Duncan James fait sensation

Par Myrtille Rambion mercredi 15 juillet 2009, à 12h15 | 6501 vues
Plus de: Duncan James, Blue

Le chanteur du boys band Blue a révélé sa bisexualité dans une interview. Au Royaume-Uni, ce coming-out de l'homme à femmes du groupe est un petit événement.

 

Dans une interview accordée au tabloïd News of the World, Duncan James a expliqué qu'il était bisexuel. Vu de France, on a du mal à imaginer le retentissement de cette nouvelle outre-Manche. Mais au Royaume-Uni, cette simple déclaration a fait le tour de la sphère people. Car Duncan James était membre du boys band à succès Blue, dont il était considéré comme l'homme à femmes. Or le chanteur, qui poursuit aujourd'hui une carrière solo, et qui est également acteur et présentateur télé, a choisi, à 31 ans, de dire qui il était vraiment.

«Je suis fier de qui je suis»
«Je suis bisexuel, a-t-il ainsi indiqué. J'ai eu des relations amoureuses aussi bien avec des hommes qu'avec des femmes, et je n'en ai pas honte. Je vivais dans le secret. Je suis passé par une période où je me demandais : mais je suis quoi au juste? Suis-je gay? Suis-je hétéro? Suis-je bi? C'est pour cela que j'avais si peur d'en parler. Mais maintenant que j'ai la trentaine, je sais qui je suis et je suis fier de qui je suis. Je ne veux plus me cacher.»

Duncan James, qui avait déjà fait son coming-out auprès de sa mère et des autres membres de Blue avant de le faire par voie de presse, a reçu via son site internet de nombreux messages de soutien. Le chanteur en a profité pour préciser : «je voulais vous dire que cela avait été une décision difficile à prendre, mais j'avais le sentiment qu'il était temps d'être honnête, pas uniquement avec moi mais avec vous aussi. Merci d'avoir compris mes raisons.»

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Fiche technique :
Avec Jean-Claude Brialy, Dominique Blanc, Guillaume Gallienne, Féodor Atkine, Nazim Boudjenah, Jean-Claude Dreyfus, Eric Nagar, Llona Bachelier, Alexis Machalik, Jean-Chrétien Sibertin-Blanc, Emmanuel Leconte et Ilona Bachelier. Réalisation : Gabriel Aghion. Scénario : Dan Franck. Images : Patrick Ghiringhelli. Son : Didier Saïn. Décors : Bertrand L'Herminier. Montage : Luc Barnier. Musique : Antoine Duhamel.
Durée : 90mn. Diffusé sur France 2 en VF. Bientôt disponible en DVD.

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Résumé :

Le 24 février 1944 à 11 heures, la Gestapo pénètre dans l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire et arrête le poète Max Jacob (Jean-Claude Brialy & Guillaume Gallienne). Il vient de servir la messe. Homosexuel, juif converti au catholicisme, il a fréquenté 40 ans plus tôt la bohème du Bateau-Lavoir. Ami intime de Picasso, dont il est le compagnon des débuts, le frère des années de misère. Plus tard, il est aussi très proche de Cocteau, Guitry et Jean Marais. Il partage avec eux confidences, enchantements et frasques du Paris des années 20. Pendant la guerre, Max Jacob se réfugie à Saint-Benoît. Après son arrestation il est conduit à Drancy, là où des milliers d’hommes et de femmes attendent la déportation vers l’Allemagne. Quand le monde l’abandonne, Alice (Dominique Blanc), une jeune femme orpheline à qui Max avait donné son amour quand elle était enfant, va tenter l’impossible pour le sauver...

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Follain, Shéhadé, Max Jacob


L’avis de Bernard Alapetite :
L’esprit du scénario (dû au romancier Dan Franck) de ce film, par ailleurs plein de qualités, est détestable. Il trompe le téléspectateur en faisant passer Jean Cocteau et Sacha Guitry pour des presque salauds, alors qu’ils ont fait tout leur possible pour sauver leur ami. Ils y étaient parvenus, mais la mort d’une pneumonie de Max Jacob les a pris de vitesse... En ce qui concerne Picasso, en revanche, Dan Frank est sans doute plus près de la vérité et de la réponse du peintre à celui qui le sollicitait pour intervenir en faveur de son ancien mentor durant ses difficiles premières années parisiennes : « Ce n’est pas la peine de faire quoi que ce soit. Max est un ange : il n’a pas besoin de nous pour s’envoler de sa prison. » C’est assez conforme au personnage qui n’a jamais été un modèle d’altruisme durant toute sa vie. Son attitude est d’autant plus choquante que l’on peut dire que Max Jacob fut l’un des principaux accoucheurs du talent de Picasso. Lorsque le peintre arrive à Paris en 1901, c’est Max Jacob, qui amoureux de lui, l’héberge, lui apprend le français, l’aide à vendre ses toiles... Il ne faut cependant pas oublier non plus qu’en tant (entre autres) qu’apatride, le peintre était constamment surveillé par la Gestapo...
Dan Franck s’inscrit dans la trop longue liste des donneurs de leçons sans risque, avec cette circonstance aggravante que cette bonne conscience est surtout nourrie par l’ignorance, alors que tous les documents facilement accessibles, comme je le montre ci-dessous, contredisent sa thèse d’un Max Jacob abandonné de tous.

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On peut aussi trouver discutable, pour une « biopic », la quasi invention d’un personnage capital de l’intrigue, comme celui d’Alice, certes magnifiquement interprétée comme à son habitude par Dominique Blanc. Même si cette création est d’une incontestable habileté scénaristique. Dan Franck s’explique à ce sujet : « Pour lier les deux périodes (le Paris de la Belle époque, dont il est spécialiste, et celui de l’Occupation), j’ai inventé le personnage d’Alice, qui s’inspire de Raymonde, cette petite fille que Picasso a adoptée, puis renvoyée à l’orphelinat. On croit savoir qu’elle était très attachée à Max. Je l’ai imaginée en 1944 tentant de sauver l’homme qui avait essayé de la protéger lorsqu’elle était enfant. » Le personnage d’Alice a l’avantage, outre celui de relier les deux époques capitales de la vie de l’écrivain, de permettre d’équilibrer le scénario par les portraits en miroir (ceux de Max Jacob et d’Alice) de deux solitudes, de deux abandonnés. Cette séduisante idée (bien dans la ligne feuilletonesque et mélodramatique révérée par Dan Franck) n’a pas conquis Lina Lachgar, auteur d’Arrestation et mort de Max Jacob (aux éditions La Différence) : « Je ne suis pas contre ce type de fiction, encore faut-il qu’elles soient bien étayées or ce film est un tissu d’inepties à commencer par l’importance accordée au personnage Alice-Raymonde, un épiphénomène dans la vie de Max. » Pas plus qu’elle n’a séduit la présidente de l’association des amis de Max Jacob, Patricia Sustrac. Je ne sais pas à quels documents s’est référé Dan Franck en ce qui concerne l’attachement du poète à la petite fille. Tout ce qui est avéré est que l’on ne sait rien de ce qu’est devenue Raymonde après son retour à l’orphelinat. Peut-être que la diffusion de ce téléfilm aidera-t-il à éclaircir ce mystère ?
Le scénariste n’hésite pas non plus à user de grosses ficelles peu crédibles comme cet échange de papiers d’identité entre Alice et une femme juive lors d’une rafle.
Dan Franck fait dire à Max Jacob : « Il parait que je suis dans le Larousse. » Un joli blog reproduit l’article, que je lui ai emprunté, consacré au poète dans le Grand Larousse de 1931, et qui nous confirme le bien-fondé de cette réplique.

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Si le scénario est discutable, la réalisation l’est beaucoup moins. C’est une bonne surprise de retrouver Gabriel Aghion aussi professionnel, tout en empathie avec son sujet. Pourtant il faut bien avouer que l’on n’attendait plus grand chose du cinéaste après le triste Pédale dure... Les points forts du film sont la direction d’acteurs et le casting. Même si comme toujours il se pose le problème, pour l’interprétation d’un personnage ayant existé, de la ressemblance physique de l’acteur avec son modèle. Sous cet angle, le choix de Jean-Chrétien Sibertin-Blanc et de Alexis Michalik pour jouer Cocteau et Jean Marais ne me parait pas complètement judicieux, non seulement leur ressemblance avec les deux célébrités n’est pas évidente, mais surtout ils n’en possèdent pas le charisme. Alors que le choix de Féodor Atkine pour figurer Picasso est particulièrement pertinent, comme celui de Nazim Boudjenah pour jouer le peintre dans sa jeunesse.
Mais le film tombe dans le ridicule gênant avec Jean-Claude Dreyfus imitant lourdement le phrasé de Sacha Guitry transformant le « Maître » en une grosse cocotte précieuse. Dreyfus, pour cette interprétation, s’est malheureusement souvenu qu’il a débuté dans les cabarets de travestis. Alors qu’il a montré dans L’Anglaise et le duc de Rohmer qu’il était capable d’incarner une figure historique avec profondeur et retenue, ici on est loin de la subtile évocation de Guitry par Jean-François Balmer dans L’affaire Sacha Guitry de Fabrice Cazeneuve ou même l’apparition convaincante de Jean-Marie Winling dans Monsieur Batignole.

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A propos de L’affaire Sacha Guitry, ce dernier film donne un aperçu beaucoup plus juste de l’attitude de Guitry pendant l’occupation. Si le grand homme de théâtre fut léger avec les allemands et leurs affidés, il ne montra guère d’aménité envers les nazis. L’affaire Sacha Guitry montre, comble d’ironie, que la Résistance reprocha à Sacha Guitry sa rencontre avec la Gestapo, rencontre dont l’unique but était de sauver Max Jacob !

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A noter en admirateur de Max Jacob, Emmanuel Lecomte qui en plus de sa brune et mâle beauté incontestable fait preuve d’une intense présence.
Guillaume Gallienne, sociétaire de la Comédie-Française, qui incarne le jeune Max Jacob est la véritable révélation de Monsieur Max. Il est émouvant de candeur avec ses rondeurs matoises qui rappellent celles d’Henri Tisot. Jean-Claude Brialy interprète le même homme quarante ans plus tard.
Jean-Claude Brialy est parti au lendemain de ce qui est peut-être son plus beau rôle, celui de Max Jacob avec qui il n’était pas sans ressemblances morales. Comme le poète sous des aspects légers, l’acteur cachait, sous ce masque, un être multiple non exempt de gravité. Comme lui, Jean-Claude Brialy avait fait de sa gentillesse un oriflamme et vivait son homosexualité, paradoxalement pour un homme si souvent sous les sunlights, avec discrétion.
Bâti sur des retours en arrière, Monsieur Max brosse le portrait de Max Jacob, en homme tendre et attachant, personnages central, puis marginal, de la bohème artistico-littéraire de la première moitié du XXe siècle. Malgré les libertés prisent avec la réalité, le film donne un portrait en accord avec l’image que l’on a après avoir lu la précieuse biographie du poète due à Pierre Andreu (Vie et mort de Max Jacob, éditions de La Table ronde). Jean-Claude Brialy a personnellement bien connu quelques-unes des brillantes figures évoquées dans ce téléfilm, comme Jean Cocteau et Sacha Guitry. Jean Cocteau confia à l’acteur qu’il gardait beaucoup de culpabilité de n'avoir pas fait assez pour Max Jacob. Dans le journal de Cocteau 1942-1945 (éditions Gallimard) au 25 février 1944, jour où il apprend l’arrestation de son ami, on peut lire : « Max Jacob arrêté à Saint-Benoît, sans doute conduit à Orléans. Chose atroce. » Dans les pages suivantes, on voit qu’il se dépense sans compter. Il contacte Sacha Guitry qui a déjà par son intervention sauvé Tristan Bernard : « J’ai vu Sacha Guitry qui m’a donné la marche à suivre... » Il écrit au responsable allemand des prisons juives une lettre dans laquelle il fait le panégyrique de Max Jacob. Cette lettre est accompagnée d’une pétition qui demande la libération de l’écrivain. Elle n’est signée, par souci d’efficacité, que par des personnalités ayant de bons rapports avec les autorités d’occupation : Sacha Guitry, André Salmon, Henry Sauguier, Pierre Colle, Utrillo, Braque, Mac Orlan... Dans L’Irrégulière ou mon itinéraire (éditions Grasset), Edmonde Charles-Roux raconte comment Paul Morihien sillonne Paris pour recueillir les signatures. Cocteau appelle également José Maria Sert qui peut agir par l’intermédiaire de l’ambassade d’Espagne, ce qui a été précédemment efficace pour Maurice Goudeker (le mari de Colette). Selon Claude Arnaud dans son énorme biographie de Jean Cocteau (édition Gallimard), il intervint simultanément avec Jouhandeau, qui en cette occasion fit taire son antisémitisme, auprès de Gerhard Heller qui ne resta pas à son tour inactif. Cocteau sollicite aussi son ami Georges Prade, patron de presse et conseiller municipal de Paris, qui est très engagé dans la collaboration active et qui néanmoins agit pour faire libérer le prisonnier. Prade parvient, conjointement avec José-Maria Sert, a obtenir un ordre de libération signé mais quand celui-ci parvient au camp de Drancy où le détenu a été transféré, Max Jacob est mort au soir du 4 mars d’une congestion pulmonaire à l’infirmerie du camp...
C’est ce qu’apprend Gerhard Heller rendant visite à Max Jacob à Drancy, comme il le raconte dans son livre de souvenir Un Allemand à Paris (éditions de Seuil) : « L’affaire Max Jacob me fut encore bien plus pénible et douloureuse. Je garde la brûlure cuisante de ce cuisant échec... Me retrouvant les mains vides à la porte de ce camp abominable, je voulus cependant accomplir un dernier geste ; j’allai chez une fleuriste acheter une rose et revint la jeter par-dessus le mur du camp. » Il est bon de rappeler que Gerhard Heller était l’officier allemand affecté à la Propaganda-Staffel qui décidait, entre autres, si on attribuait du papier pour qu’un livre soit imprimé, donc paraisse, ce qui en faisait, de fait, l’ultime censeur. Mais dans l’exercice de cette fonction, il avait emprunté la devise à son ami Junger : « La vraie force est celle qui protège. »

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C’est probablement Gerhard Heller que Dan Franck, sans le nommer, veut représenter, assez maladroitement, dans cet officier allemand qui assiste aux derniers instants du poète.
Pierre Bergé, dans son Album Cocteau de la Pléiade, résume bien les sentiments de Cocteau envers Max Jacob : « En 1917, il détestait le miroir que lui renvoyait Max Jacob “ce  touche à tout tendre et sale”. Deux ans plus tard, il applaudissait les numéros périlleux d’un “danseur de corde”. Il n’aura désormais cesse de célébrer le poète cubiste qui avait déclaré “Jean est la perfection absolue de ce que je ne suis que l’ébauche” . »
Max Jacob a vécu son homosexualité sur le mode de la culpabilité : « J'ai été sodomite sans joie mais avec ardeur. » D’ailleurs l'homosexualité de Max Jacob reste littérairement discrète, ou plus précisément plus latente que manifeste. Elle affleure donc en des fulgurances qui sont trahisons au double sens de révélations et de falsifications. Rares sont les claires allusions comme au début du roman Filibuth ou la montre en or dans lequel le personnage au nom cocassement claudélien, Monsieur Odon-Cygne-Dur, double avoué de l'auteur, écrit à ce même auteur « qu'il l'invite à venir voir l'armoire à glace qu'il s'est procurée. Il s'agit bien sûr d'un meuble non d'un individu à forte carrure. » Le film n’occulte pas le penchant du jeune poète pour les sergents de ville bien bâtis...
Président d'Arte France, Jérôme Clément, membre de l'Association des amis de Max Jacob, a soutenu le projet de cette fiction produite par Daniel Leconte. « Le destin de Max Jacob est extrêmement émouvant. Moqué pour son homosexualité et sa conversion au catholicisme, il a été un sacrifié de l'Histoire » expliquait, lors du tournage, le patron de la chaîne franco-allemande.
Max Jacob est évoqué dans les deux très beaux coffrets de DVD, Les heures chaudes de Montparnasse édités par Doriane Films.

Monsieur Max est sauvé par l’excellence de ses trois interprètes principaux, Jean-Claude Brialy, Dominique Blanc et Guillaume Gallienne mais il démontre qu’il n’est pas bon de laisser l’histoire aux mains des feuilletonistes.

 

 

C’est la nouvelle formule des opposants, placée à chaque coin de phrase comme un talisman sensé conjurer le mauvais sort. C’est bien-sûr une stratégie politique. La ficelle est grosse. Regardons de plus près.

 

Sur la forme, que recherchent nos opposants ? Nous réduire à une équipe de « socialo-communistes » vise plusieurs objectifs. D’abord renvoyer à l’inconscient collectif jovinien qui a toujours été entretenu dans la peur du « rouge ». M’enfin… Je n’ai pas de couteau, Claude Josselin non plus, et on n’a pas encore eu l’idée de se le mettre entre les dents, un drapeau rouge en bandoulière, pour aller effrayer les enfants de Joigny la nuit venue. La révolution d’octobre, c’était il y a presque un siècle. Alors c’est vrai, certains de nos opposants ont passé les 80 ans donc cet épisode ne doit pas sonner à leurs oreilles comme aux miennes. Pour moi, c’est bon pour les livres d’histoire ; il faudrait quand même passer à autre chose. Ensuite, parler de « socialo-coco» permet de critiquer, de caricaturer, mais en évitant soigneusement de parler du fond des dossiers. Si la gestion du départ du groupe géographique par notre équipe et l’appel à la solidarité nationale que nous lançons au Gouvernement ne conviennent pas, eh bien, qu’attendent nos opposants pour nous dire comment ils s’y prendraient, eux ? Qu’on nous laisse donc travailler. Et soyons jugés sur nos actes, sur nos propositions !

 

Sur le fond, on tente de renvoyer notre action à la caricature d’une gestion par la gauche d’une collectivité: gabegie financière, pressions excessives sur les entreprises, etc… Sauf que, là, il y a un hic dans la démonstration. Non seulement à Joigny on ne dépense pas à vau-l'eau, mais on se paie le luxe de faire en 2008 la bagatelle de 200 000 € d’économies sur les dépenses. Et je crois que les chefs d’entreprises ont compris qu’ils avaient des interlocuteurs responsables à la ville comme à la CCJ pour échanger, on l’a déjà montré. La caricature de nos opposants a quand même du mal à tenir.  Je suis membre du PS, car je me retrouve dans les valeurs de solidarité et de justice qu’il défend. Je crois dans l’économie de marché, quand elle est régulée, pour éviter qu’elle ne s’emballe et qu’elle ne laisse sur le bord de la route des salariés sacrifiés. J’ai autant d’écoute pour un ouvrier que pour un patron d’une PME qui gère en bon père de famille son exploitation, dans le respect de l’humain. Je suis plus dur avec Total, L’Oréal, et les financiers de la City, c’est sur. Mais je ne manque pas de raisons, non ?

 

Nicolas SORET

Maire-adjoint (PS) de Joigny

Copie de la lettre adressée à Jean-Michel Baylet, Marie-George Buffet, Jean-Pierre Chevènement, Cécile Duflot, Jean Luc Mélenchon et Daniel Cohn-Bendit

 

 

Paris, le 7 juillet 2009

 

 

 

La situation du pays est grave. Il est traversé par une crise profonde. Profonde dans l’ampleur des dégâts sur les vies humaines : la montée du chômage, l’explosion des inégalités et de la précarité sont terribles. Profonde aussi dans sa signification. Cette crise est celle d’un système qui impose la rentabilité à court terme, l’accumulation de biens matériels et d’argent comme principes majeurs de la société. C’est aussi un modèle de société qui oppose les hommes et les territoires et détruit la planète.

Pourtant la droite, aujourd’hui emmenée par Nicolas Sarkozy qui fait sienne cette idéologie néolibérale, n’a pas été sanctionnée dans les urnes.

En cela, le résultat des dernières élections est un nouvel échec pour les forces de progrès, même si les résultats individuels ont été contrastés. Nous réunissons plus de voix que la droite mais nous apparaissons collectivement comme les perdants du scrutin du 7 juin. Et si certains partis de gauche se détachent à telle ou telle élection, nous sommes incapables de transformer notre force collective en alternative politique à la droite.

Pour gagner, nous devons surmonter les divisions de nos mouvements et ou de nos partis. Nous devons changer. Nous devons, d’une seule voix, convaincre les Français que nous incarnons, ensemble, une alternative solide et durable pour bâtir un autre modèle de développement, un nouveau modèle de société, un nouveau monde.

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai appelé de mes vœux une nouvelle démarche de rassemblement à gauche. Une « Maison commune » ouverte à tous les chemins que nous pouvons emprunter ensemble. Le Parti Socialiste aborde cette démarche sans préalable. Les formes que doit prendre cette démarche sont à inventer collectivement.

Bien sûr, nos partis et nos mouvements représentent tous une histoire particulière, des valeurs et des projets qui leur donnent une légitimité politique. Les enjeux changent, les solutions de demain ne sont pas celles d’hier, mais les valeurs et les combats menés demeurent notre socle commun.

Le Parti Socialiste est né des rapports entre capital et travail dans l’entreprise. Il a su unir, à force de luttes, l'aspiration à la justice sociale et l'attachement aux libertés. Il a apporté une puissante contribution à l’établissement de la protection sociale. Ces combats sont plus que jamais d’actualité. Mais, ils sont perdus s’ils ne prennent pas compte les nouveaux impératifs de notre société : la mondialisation, la société numérique, les chocs démographiques et écologiques.

Ces évolutions - pensées et régulées - peuvent être positives. Aujourd’hui, elles sont créatrices de nouvelles formes d’inégalités. Et si l’écologie politique a reçu un écho favorable lors des dernières élections, c’est aussi parce que les hommes comprennent l’urgence environnementale. Ils perçoivent ces enjeux environnementaux comme une nouvelle ligne de fracture entre ceux qui peuvent résister, se protéger et ceux qui, déjà, subissent la dégradation de la planète. Ils veulent qu’on pense aux générations futures.

Tous ensemble, nous devons relever les nouveaux défis de cette société exsangue. Nous aspirons à une société post-productiviste fondée sur une croissance sélective, sobre, socialement responsable et post-matérialiste portant le bien être, l’émancipation de chacun, le soin et le respect de l’autre.

Nous pouvons répondre aux aspirations des Français si nous sommes résolus à mettre en commun nos analyses, à partager nos perspectives et à proposer des solutions pour préparer un autre avenir.

Cela suppose que nous acceptions tous de réévaluer nos certitudes pour dégager ensemble les bases d’une politique alternative. Le Parti socialiste y est prêt.

Clairement, notre objectif est de participer à l’élaboration d’un projet commun de la gauche en 2012, mais aussi de mettre en œuvre une stratégie politique électorale commune pour l’emporter. Nous pensons que la « maison commune » doit accueillir tous les citoyens qui se reconnaissent dans cette démarche de changement.

Nous avons déjà eu les uns et les autres des contacts informels. Je vous propose que nous entrions de plain-pied collectivement dans cette démarche. N’oublions pas que c’est toujours en étant unis que nous avons connus nos plus belles victoires au service de nos concitoyens, en 1936, en 1981 et en 1997, mais aussi récemment nos plus belles victoires locales.

Nous devons accorder à ce dialogue tout le sérieux nécessaire en nous donnant le temps qu’il faut, mais sans en perdre : pour nous, notre rassemblement doit s’engager dès les élections régionales. Elles sont un enjeu majeur pour la gauche, le Parti socialiste est prêt à travailler dans chaque région avec l’ensemble des partis de gauche et les écologistes, sur un projet commun et une réflexion commune sur notre stratégie électorale.

Au-delà, ce rassemblement pourrait se décliner sous la forme d’initiatives communes, par exemple sur la question de l’emploi à la rentrée -qui va être sans doute la plus difficile jamais connue particulièrement pour les 650 000 sortants du système scolaire- ou à l’automne sur le climat dans la perspective du sommet de Copenhague. Nous pourrions aussi décider du principe de ripostes communes aux atteintes contre les droits sociaux, et les libertés publiques ou locales.

Les hommes et les femmes que nous représentons réclament l’unité. Ils ont raison et la crise qu’ils subissent nous crée plus que jamais des obligations. Nous devons marquer notre volonté de changer la donne politique. Pour inventer et porter ensemble un autre modèle de société, fondé sur nos valeurs de progrès, de justice sociale, de solidarité et de préservation des équilibres écologiques et des libertés collectives. Voilà pourquoi je vous propose de nous rencontrer au  plus tôt selon les formes dont nous pourrons convenir.

Je sais le chemin du rassemblement exigeant mais je m’y engage pleine d’espoir et d’optimisme, consciente de notre responsabilité historique et de l’attente populaire.

 

Avec mes sentiments amicaux,

 

 

                                    Martine Aubry
Par philippe dit phiou - Publié dans : a lire
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Vendredi 24 juillet 2009

Prévention gay: l'Inpes se défend

Par Paul Parant samedi 18 juillet 2009, à 10h36 | 1513 vues

INTERVIEW. L'Inpes a été l'objet d'une action «zap» d'Act Up, qui lui reprochait le manque de campagnes d'information VIH spécifiques pour les gays. Pour TÊTU, la nouvelle directrice de l'Institut de prévention et d'éducation pour la santé défend son bilan et prend des engagements.

 

Vendredi 10 juillet, des militants d'Act Up-Paris se sont retrouvés en maillot de bain devant le siège de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) afin de dénoncer les «deux ans de vacances» de l'établissement public en matière de communication contre le VIH spécifiquement conçue pour le public gay (lire notre article).

La nouvelle directrice générale de l'Inpes, Thanh Le Luong, a répondu hier par écrit à la lettre ouverte d'Act Up et du Sneg sur cette thématique –une réponse qui ne manquera pas d'être étudiée de près par les associations. Elle y défend le bilan de son Institut, et annonce notamment que «la prochaine campagne de décembre comportera un volet ciblant les HSH (les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes dans le langage de l'Inpes, NDLR)» et des concertations futures.

Dans cette première interview pour TÊTU, Mme Le Luong explique les missions qu'elle se donne pour lutter contre l'épidémie du VIH/sida auprès des homosexuels.

TÊTU: Comment avez-vous réagi le jour où vos bureaux ont été le théâtre d'un «zap»?
Thanh Le Luong: J'étais un peu surprise car j'avais reçu Act Up au début de l'année, dès mon arrivée à l'Inpes, avec toutes les associations. On voulait revoir la politique de prévention au regard des chiffres de contamination, et pour répondre au brouillage des messages de prévention dans la communauté gay. Mais en même temps, quand Act Up fait cela, il est dans son rôle.

Quand ils vous ont dit qu'il n'y a pas eu de publicité spécifique pour le public gay, qu'avez-vous répondu?
On ne peut pas dire qu'il n'y ait rien eu depuis deux ans. Comme je l'ai expliqué aux associations, il y a eu des partenariats, les spots télé «Toute l'histoire» mettant en scène un couple gay avec des annonces presses et des cartes postales sur la sécurité négociée (l'abandon du préservatif au sein du couple, NDLR), des numéros du magazine Prends-moi, et cette année, la campagne sur les «infections sexuellement transmissibles» (voir ci-dessous) relayée auprès de la communauté gay.

Les associations vous demandent également une relance du groupe d'experts homos afin de concevoir un discours de prévention adapté...
Je me suis engagée à réunir le groupe d'experts homos d'ici la fin du mois, le 30 juillet. Je recevrai alors toutes les associations et Act Up a accepté d'y participer. A cette occasion, on travaillera avec eux pour voir les thématiques qui seront abordées lors de la prochaine campagne. Les associations seront associées à l'élaboration du cahier des charges du prochain appel d'offres, sur les thématiques à aborder pour les campagnes de juin 2010 et de décembre 2010.

Vous venez d'entrer à l'Inpes, après avoir été chargée du pôle santé publique au cabinet de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Quel rôle voulez-vous jouer dans la prévention à destination du public gay?
Au titre de l'Inpes, je veux vraiment travailler sur la santé communautaire. Ce travail-là, on ne peut le faire qu'avec les opérateurs de terrain, ceux qui relaient les messages de prévention au sein de la communauté gay, et ce travail ne peut être fait par l'Inpes, mais bien par les associations. En ce sens, je note que les problématiques spécifiques au VIH ont fait évoluer les méthodes de travail en santé publique.

http://www.neomanox.com/manoxfilms/images/1hombrespaco.jpg 

Croisière gay et lesbienne: un équipage immergé en monde homo

Par Cédric Douzant dimanche 19 juillet 2009, à 11h10 | 4622 vues
Plus de: croisière

REPORTAGE. Dernier article en provenance de la croisière homo, à présent rentrée au port. Pour l'équipage du paquebot, habitué aux familles et au 3e âge, cette croisière gay fut une grande première qui a changé leurs habitudes... et a semblé les ravir ! Découvrez leurs témoignages.

 

Quand 580 gays et lesbiennes envahissent un bateau, toute la vie de l'équipage change. Les 450 membres du personnel de bord du Bleu de France, coutumiers des familles et du 3e âge, l'admettent : cette croisière bouscule leur routine.  «Les capitaines hallucinent, rigole Stéphane Loiselier, directeur d'Attitude Travels. On a travaillé pendant des mois avec Croisière de France (CDF) pour adapter la croisière à notre public. Tout s'est fait en confiance, ils savent qu'on n'est pas là pour saccager leur bateau».
 
Parmi ces adaptations, les horaires du navire : la fermeture des bars a été repoussée de 4 heures et le service des repas reculé de 19h à 20h30. De même, les zones cruising et naturiste ont été obtenues après d'âpres négociations.

«Un grand bol d'air frais»
Tout le personnel a également été briefé pour éviter d'éventuelles gênes ou réactions homophobes. «Je ne voulais pas voir le moindre ricanement devant deux hommes qui s'embrassent, raconte Stéphane Loiselier. Et je veille aussi à ce que le personnel soit respecté et qu'il n'y ait aucun débordement de la part des passagers».
 
Pour une majorité du personnel de bord, cette semaine apparaît comme «un grand bol d'air frais », qui les change d'un univers souvent guindé. Maria, animatrice sur le paquebot, s'occupe habituellement du club enfant. Au chômage technique, elle est maintenant chargée de divertir les clients au bord de la piscine. Résultat : elle se déhanche sur I will survive, entourée de dizaines d'hommes. «D'habitude, on danse du paso doble ou des valses à l'intérieur, explique son collègue Eduardo. On n'a pas l'habitude d'entendre de la house et Madonna dehors en permanence.»
 
Nu sous sa veste
Même des serveurs, soumis d'ordinaire à une discrétion et à une discipline presque militaire, se lâchent. Certains se déguisent pour servir les repas, une autre danse en emmenant les cocktails aux clients, un a même fait tomber la chemise et travaille torse nu sous sa veste. «Les gens consomment beaucoup et on travaille plus que d'habitude, explique l'un d'eux. Mais dans cette ambiance, c'est agréable.»

Les artistes du Bleu de France semblent aussi savourer cette semaine particulière. Même si certains de leurs numéros ont été réduits ou supprimés, ils assurent chaque soir leur spectacle. « e public est très respectueux des artistes et assiste à nos shows», explique Guy, humoriste imitateur.

L'aumonier le «vit bien»
Parallèlement, 19 artistes «spécifiquement gay» ont été recrutés par Attitude. Et dans un élan œcuménique, ils ont fait, avec ceux du Bleu de France, un spectacle commun, où se sont succédés sur scène un magicien, Yvette Leglaire, une revue brésilienne ou encore la chanteuse trans Tonya. Des rencontres improbables prévues en amont par les deux régisseurs du bateau : «Nos numéros et ceux plus gays ont eu autant de succès. Pour nous, ce public est idéal, très festif et libéré.»

Toujours pour «respecter l'équipage», le traditionnel cocktail du commandant a été maintenu, mais légèrement modifié : la tenue de soirée était exigée et quelques hommes ont sorti leur plus belle robe, «pour apporter une touche d'excentricité». Ce qui n'a pas semblé perturber le commandant. Et même l'aumônier du bateau, qui avoue avoir hésité à poser une semaine de congés, dit «bien vivre» cette croisière. «La plupart des gens sont agréables et ouverts à la discussion. J'ai déjà été aumônier sur des croisières de naturistes ou d'étudiants américains. A côté, les passagers de cette semaine sont des enfants de chœur».

Pour achever cette série de reportages en direct du bateau, voici une petite galerie de photos que nous a envoyées Stéphane, qui a gagné avec TÊTU sa place à bord



Le Père Docu joue l'envoyé spécial des Toiles Roses au festival d'Avignon : il fait péter les notes de frais : TGV, hôtel 5 étoiles, restaurants de luxe, avec son escort boy favori (un certain Bernard qui n'a pas encore réussi à le fourguer au boss des Toiles Roses).

Durant ses quelques heures de lucidité et de mobilité quotidiennes, le Père Docu abuse de la confiance de quelques troupes qui auront eu pitié de ce pauvre homme et à qui elles font l'obole d'une invitation... et l'honneur d'une conversation.

 

 

Chroniques des temps de sida

Écrit et mis en scène par Bruno Dairou, avec Laurent Ciavatti et Antoine Robinet.

Compagnie « Pourquoi ? »

Au Théâtre du Vieux Balancier, 2 rue d'Amphoux, tous les jours à 13h jusqu'au 31 juillet.

Climatisation et accès handicapés. 45 places.

 

 

Le théâtre du vieux balancier est un lieu minuscule dans une ruelle du vieil Avignon. Quelques fauteuils de cinéma fatigués et des chaises devant une petite scène et les acteurs qui passent par la rue pour revenir sur les planches en changeant d'itinéraire. Un décor minimal qui doit être compatible avec les cinq spectacles occupant successivement les lieux : du pur « lieu du off » avec la mention « confortable et chaleureux »... qui n'est pas partout une règle absolue !

J'avais repéré et choisi ce spectacle en raison du mot « sida »... Si vous craignez entendre des propos sur la maladie, prenez place sereinement, il n'en sera pas explicitement question. L'auteur a choisi ce repère pour des raisons chronologiques afin de relier deux saynètes déjà jouées : Les Cimetières du nord (1996) et Parce que ce soir-là il y avait du vent (2005). Les deux personnages des deux moments évoluent dans le même univers carcéral, dans un contexte où ils sont des parias.

Les dialogues de la première partie sont violents, percutants, entre celui qui occupe les lieux (une cellule ?) et qui accueille, dans une alternance d'agressivité et de tendresse masquée, un nouveau venu. Les deux hommes sont issus de milieux sociaux différents, opposés. Enfermés pour des motifs semblables (opinions politiques ? orientation sexuelle ? maladie ?), leur débat peut devenir un peu abstrait, métaphorique.

Cette première partie est en 2009 trop allusive pour avoir la force qu'elle eut lors de sa création quinze ans plus tôt : Bruno Dairou m'a expliqué qu'elle avait été écrite à un moment où un borgne haineux parlait de « sidaïques » et où l'homophobie avait trouvé dans le « cancer gay » un argument supplémentaire. Ce contexte donnait aux Cimetières du nord une force plus difficile à ressentir aujourd'hui, quelles que soient les qualités d'interprétation de Laurent Ciavatti et d'Antoine Robinet.

Dans la deuxième partie, Antoine Robinet est seul et se met à nu, dans tous les sens du terme. Son propos n'est pas un monologue : il va successivement se fixer dans les yeux de chacun des spectateurs pour le prendre à témoin, lui glisser une confidence, lui faire un aveu, provoquer son indignation ou son étonnement. Plus encore que sa beauté physique, c'est par la force de son regard, qu'il subjugue. Avec un texte sur l'exclusion, la différence, le poids du regard des autres, il réussit à « rendre cette fragile passerelle entre le dit et l'inexprimable » (1) et donne à ces moments trop courts une vraie force émotionnelle et humaine.

 

(1) in Notes d'intention de mise en scène, dossier de presse.

 

Pour aller voir Chroniques des temps de sida :

http://www.avignonleoff.com/programmation/2009/spectacles/theatre/C/chroniques_des_temps_de_sida_3136/lieu/vieux_balancier_276/

Le site de la Compagnie « Pourquoi ? » (en construction en juillet 2009)

http://www.compagniepourquoi.com/

 

*

Un mariage follement gai

De Thierry Djim, avec Geneviève Gil, Sylvia Delattre et... Thierry Dgim.

Tous les jours à 18h au Paris III, 5 rue Henri Fabre : 90 places, climatisation, fauteuils, accès handicapés.


 

Le Paris est un ancien cinéma qui n'ouvre plus que pour le Festival OFF, à deux pas de la « rue de la Ré » et à cinq minutes de la place de l'Horloge.

 

Sébastien fait « un peu » de musculation pour entretenir son corps... Il ne veut pas déplaire à Jean-René, son mec... Les spectateurs se voient, eux, soumis à une bonne heure de musculation intensive des zygomatiques, sans recours à un quelconque artifice de type « sport-élec ».

Voici le genre de spectacle qui n'est pas réservé à un public spécifiquement gay. La salle est comble : tous les âges, tous les genres sont représentés et les enfants rient autant que les aînés.

Cet humour est sain, d'une immense finesse. Sous une allure Birkenstock de l'humour, Thierry Djgm chausse (au propre comme au figuré !) des talons aiguilles pour faire réfléchir tout en amusant. Sans aucune pesanteur, sans jamais intellectualiser ni ridiculiser des sujets aussi lourds que l'homophobie ou le coming out, il plante en cinq tableaux enchaînés de main de maître un récit burlesque, authentique et bourré de clichés intelligemment cadencés.

Les Feux de l'amour, Chantal Goya, Madonna, Les Dieux du stade, Jean Galfione, Catherine Lara et même Florent Pagny et Pascal Obispo sont au programme de cette folie théâtrale.

Le texte de Thierry Dgim est travaillé au millimètre près : s'il a un écho plus fort chez les gays, il n'y a aucune « private joke » inaccessible au grand public, aucune vulgarité. Une autodérision mesurée (« On n'est pas des pédés ! ») et surtout l'envie de recommander ce spectacle à TOUT LE MONDE. LGBT comme parents, amis et... ennemis qui en sortiront sans nul doute avec un regard différent sur des thèmes auxquels ils n'avaient jamais songé. Le parfait exemple de travail léger, subtil et tellement drôle contre... contre quoi ? Ah, on peut encore être homophobe après avoir vu Un Mariage follement gai ? J'étais tellement gai que j'ai pensé que ce mot était déplacé en ces lieux !

 

Pour y aller (dernier jour le 31 juillet 2009) :

http://www.avignonleoff.com/programmation/2009/public/U/un_mariage_follement_gai_-_1786/lieu/paris_-le-_266/

Réservez : c'est souvent complet : 08 99 70 60 51 (1,34€ l'appel + 0,34€ la mn)

Vidéo : http://www.wideo.fr/video/iLyROoafYQ9Q.html

Le site de Thierry Dgim :

http://www.thierrydgim.com/index.html

 

*

De Profundis

D'Oscar Wilde, par le Théâtre de l'Ours, avec Jean-Paul Audrain.

Mise en scène de Grégoire Coette-Jourdain. Avignon festival OFF.

 


Jean-Paul Audrain est seul sur une scène au dépouillement parfaitement étudié. Il ne joue pas Oscar Wilde : il est l'écrivain déchu, incarcéré pour deux années au pénitencier de Reading sous le matricule C 3-3. Tel un conjoint déçu après un divorce prononcé à ses torts, il énonce la stratégie judiciaire dans laquelle il s'est lancé pour satisfaire la haine de son jeune amant Bosie envers son père, marquis de Queensbury, qui saura habilement amplifier le conflit père-fils d'une ostracisation de l'homosexualité, punie par les lois du Royaume-Uni victorien.

Procès perdu aux conséquences fatales pour le dandy irlandais à qui l'on va retirer ses enfants chéris, qui va devoir divorcer, et être déclaré en faillite : il ne survivra pas trois ans à sa libération.

Ce texte n'était pas destiné au théâtre. Il s'agit d'une lettre à celui par qui, pour qui, il se retrouve aux travaux forcés et qui a disparu. Wilde l'intéressait sur son piédestal ; l'homme cloué au pilori a quitté ses pensées. Lettre d'amour, de justifications, de reproches, concerto d'amertume mais aussi brillante leçon d'espoir, de renaissance de celui qui, après l'épreuve de la vindicte publique sur le quai d'une gare a appris la valeur d'un « bonjour Monsieur » qui, dans la bouche d'un gardien, suffit à illuminer une journée.

La mise en scène de Grégoire Couette-Jourdain est un écrin brut qui donne aux mots de Wilde une force que l'on n'attendrait pas d'un style épistolaire. Ses références à la « Première épître aux Corinthiens » de Saint-Paul, l'apôtre de l'homophobie (1) sont de moindre importance par rapport à son inspiration, également citée dans le dossier de presse, des toiles d'Egon Schiele (2) dont Jean-Paul Audrain atteint la force d'expressivité.

Le décor est celui d'un lieu de réclusion : une cellule de prison qui pourrait être aussi une chambre d'hôpital ou de centre de rééducation...

Sans donner aucune leçon, ce témoignage de résistance face à une douleur exquise atteint une valeur universelle.

 

Pour aller voir De Profundis à Avignon jusqu'au 31 juillet 2009, tous les jours à 15h30 :

http://www.avignonleoff.com/programmation/2009/public/D/de_profundis_3221/lieu/luna_-theatre_la-_315/

Salle accessible aux handicapés (attention : gradins) 70 places, climatisation.

 

(1) Première épitre aux Corinthiens, 6 – 9, 10 : Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, [10] ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n'hériteront le royaume de Dieu. 

On trouvera bien pire dans l'épitre aux Romains, 1 – 26, 27 :

http://www.ebible.free.fr/livre.php?_id=ro&_chap=1

(2) Œuvres d'Egon Schiele :

http://images.google.fr/images?rlz=1C1GGLS_frFR320FR320&sourceid=chrome&q=egon+schiele&um=1&ie=UTF-8&ei=ShRgSt32FN2fjAfrl6G9Dg&sa=X&oi=image_result_group&ct=title&resnum=1

POUR EN SAVOIR PLUS :

Le site de la compagnie : http://theatredelours.typepad.fr/

Oscar Wilde : sa vie, son oeuvre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Oscar_Wilde

Compléments bibliographiques :

De Profundis : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/5212

Le Procès d'Oscar Wilde : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/13304

L'affaire Oscar Wilde : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/3779

 

[Remerciements] : Daniel C. Hall, Big Boss des Toiles Roses, remercie les responsables des différences compagnies et tous les acteurs des spectacles présentés ici d’avoir invité nos collaborateurs et les avoir si bien reçu, comme tout représentant de la presse « officielle ». Merci à vous toutes et tous, et bravo pour votre passion et votre talent.



Le Père Docu s'appelle Gérard Coudougnan, il est né en 1962 et a pour qualification « enseignant-documentaliste », vous savez la dame qui râle au C.D.I. (centre de documentation et d'information) : c'est lui. Pour des raisons indépendantes de sa volonté, il est en ce moment éloigné de son lieu de travail habituel mais a toujours un C.D.I. (contrat à durée indéterminée) avec les bouquins pour qui il a une vraie A.L.D. (affection de longue durée).

Au hasard de ses lectures, il a croisé Marc-Jean Filaire puis Môssieur Daniel C. Hall (« The Boss ») qui lui a proposé de regrouper ici quelques « recensions » d'ouvrages à thématique LGBT.

Toute remarque, toute suggestion sera la bienvenue. Les avis, sous forme de commentaires, pour échanger des points de vue encore plus !

La bibliothèque rose est ouverte… vous avez lu Le Club des Cinq d'Enid Blyton ? Claude, le « garçon manqué » est peut-être alors votre première rencontre avec une petite lesbienne ou une future transgenre ? Ah bon, vous n'avez pas connu les Bibliothèques Rose et Verte ? Qu'importe, entrez (couverts !) ici et faites ce que vous voulez entre les rayons, ne soyez pas sages ...

Jérémie SARIEL, J’ai eu quinze ans, Éditions Gaies et Lesbiennes,
128 p., 2009, 5 €

 

Un roman « à l'eau d'étoile rose » vient de paraître... Les Toiles Roses l'ont déniché pour vous !

Entre La Vie est belle et Moi Pierre Seel, déporté homosexuel (1), la place est large. Elle a été cinématographiquement enrichie par Bent (2) et Un Amour à taire (3). Les références historiques du drame des Triangles roses ont été en France cernées par divers travaux de Jean Le Bitoux (conseiller du téléfilm Un Amour à taire) et le contexte général de la sexualité des années 1940-1945 récemment scénarisé en « défaite des mâles » historique par Patrick Buisson (4).

Le roman de Jérémie Sariel ne peut être qualifié de roman historique : qu'importe ?

Il agacera les maniaques de l'orthographe (l'éditeur aurait pu faire des relectures plus attentives) comme les historiens. Il fournira aux lecteurs, aimant les belles histoires où cruauté et bonheur alternent gentiment, de bons moments d'émotions. Défenseur sincère du respect des différences et de l'amour sans limites, l'auteur a utilisé librement un contexte historique douloureux sans s'encombrer de trop de contraintes érudites. Petit roman de science-fiction sentimentale, il attire l'attention sur le drame de la déportation des homosexuels dont il fait le cadre d'une histoire à l'eau d'étoiles roses, pleine de sincérité et touchante de naïveté.

Un roman d'une trempe assez semblable, Folle Alliée (5), n'avait pas trouvé un aussi bon éditeur que les Éditions Gaies et Lesbiennes et reste diffusé de façon marginale.

Cet « amour doublement interdit » vécu à quinze ans sera une lecture facile, rapide et enrichissante pour ceux qui n'ont pas le temps, l'occasion ou l'envie d'entrer dans la réalité documentaire d'un drame dont la simple commémoration reste, comme le souligne justement Jérémie Sariel, taboue même en 2009.

Saluons donc ce premier roman comme un pas vers la vulgarisation sensible de l'intolérance extrême et de ceux qui, comme Michel et Jacques, furent les victimes si peu reconnues d'une barbarie que tant d'autres victimes s'irritent de voir reconnue.

C'est à ce genre de « détail », un roman « rose », triste et gay, à cinq euros sur un thème aussi grave que l'on peut penser que nos ancêtres déportés vont peut-être cesser d'être « Les Oubliés de la méméoire » (6).

 

(1) Pierre Seel, Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel, avec la collaboration de Jean Le Bitoux, Calmann-Lévy, 1994, 198 p.

(2) Bent : http://www.lestoilesroses.net/article-5480308.html

(3) Un Amour à taire : http://www.lestoilesroses.net/article-4115163.html

(4) Patrick Buisson, 1940-1945 Années érotiques : tome 2 : De la Grande Prostituée à la revanche des mâles, Albin Michel, 2009, 521 p., photos, notes & index. http://www.lestoilesroses.net/categorie-10839716.html

(5) Emma Psyché, Folle alliée, L'équarisseur d'enfants Éditions, 2003, 244 p.

(6) Jean Le Bitoux, Les Oubliés de la mémoire, Hachette Littératures, 2002, 294 p.

POUR EN SAVOIR PLUS :

Le site le plus complet sur le sujet de la déportation homosexuelle. "Triangles Roses" propose une base documentaire exceptionnelle pour ceux qui souhaitent se renseigner sur le sujet : textes, photos, archives, actualités... Des centaines de documents, des témoignages, des analyses et un historique complet et illustré. Le site propose également un forum. À découvrir absolument.

http://www.hexagonegay.com/TrianglesRoses.html

Le site de l'éditeur :

http://www.livresgaisetlesbiens.fr/

 

INTERVIEW DE JÉRÉMIE SARIEL

 

Bonjour Jérémie, je vais te laisser le soin de te présenter toi-même !

Dans un premier temps, je voulais te remercier de me consacrer cette interview et de l'intérêt que tu as porté à mon roman. Parler de soi... Rien de simple !

Jérémie Sariel, 22 ans, auteur de J'ai eu quinze ans, qui est mon premier roman. Je suis quelqu'un de sensible et passionné.

C'est peut-être un peu court comme présentation mais je ne peux pas tout vous dire... Il faut nous laisser le temps de nous connaître.

 

Je vois à ton sourire que tu n'as pas froid aux yeux !

Revenons à un sujet plus grave : le contexte historique de ton roman. Il est assez évident que tu n'as pas cherché à situer l'action dans des cadres historiques très précis. Quelles ont été tes sources d'inspiration ?

J'avais envie de montrer aux gens qu'une histoire d'amour c'est quelque chose de beau, un sentiment universel qui ne devrait pas avoir besoin que l'on parle ni d'homosexualité, ni d'hétérosexualité...

Les filles qui ont jusqu'à maintenant porté un bel intérêt au roman, ainsi que les autres lecteurs ont fait au fil des pages une totale abstraction du sexe de nos deux personnages principaux et se sont laissé porter par l'amour qui découlait de leur rencontre. Le grand sentimental que je suis a vraiment voulu faire passer l'amour sentiment numéro un de ce livre. C'est une source d'inspiration tellement forte et importante.

La guerre et les camps de concentration sont des décors monstrueusement intéressants, abominables

et réalistes, ce qui donne au lecteur la sensation de vivre l'histoire avec les personnages. Ainsi nous n'oublions pas, car encore aujourd'hui en 2009 la déportation des gays reste taboue, trop de gens ont tendance à oublier et cela n'est pas acceptable.

 

Tu as parfaitement raison et le site que j'ai cité pour compléter la critique de ton roman est très intéressant à ce sujet : déposer une gerbe en l'honneur des homosexuels déportés à l'occasion d'une cérémonie officielle reste un défi, une provocation. Avec un sujet aussi « différent », il n'a pas dû être facile de trouver un éditeur ?

Au départ je n'avais pas l'objectif de faire de mes mots un livre, je me suis servi d'internet pour publier quelques lignes et tout est allé très vite. Que des lecteurs soient assidus et soient demandeurs de suite, cela donne envie de continuer. Alors une page, puis deux, puis dix... De fil en aiguille tu crées l'histoire, les événements... Jusqu'au jour où le manuscrit terminé, j'ai fait les premiers envois auprès d'éditeurs. Je n'ai envoyé que très peu d'exemplaires et j'ai eu l'agréable surprise d'être contacté par Sébastien des EGL quatre jours après réception du texte.

Et voilà le résultat, J'ai eu quinze ans est en vente dans quelques librairies et sur le net !

 

Cette « nouveauté » a dû donner lieu à quelques séances de dédicaces : as-tu un programme de promotion pour cet été ?

Nous sommes justement en train d'y travailler.

J'ai été à la rencontre des lecteurs sur plusieurs Gay Pride et ce furent des moments très agréables que de pouvoir discuter avec des gens qui ont lu ou ont eu envie de lire ce roman. Nous ciblons pour le moment les bars et associations gays.

Invité au Festi'gays de Gourin (56) le 1er août, je suis également en contact avec certaines presses spécialisées.

Une fois terminé, le programme sera publié sur ma page Facebook : http://www.facebook.com/jeremie.sariel?ref=ts.

 

As-tu d'autres projets littéraires ?

Le deuxième roman est en cours d'écriture, sur une période beaucoup plus actuelle, il traitera de sujets tels que l'homoparentalité et parlera bien sûr d'amour qui pour moi est un sentiment inépuisable.

Nous laissons aussi le temps à J'ai eu quinze ans de se faire une place dans vos bibliothèques...

 

C'est tout le mal que nous te souhaitons ! Et en attendant, je vais essayer de faire figurer ton roman dans la section littérature du site http://www.hexagonegay.com/TrianglesRoses.html. En attendant, bel été à toi, Jérémie !

 

LETTRE DE L’AUTEUR AUX FUTUR(E)S LECTEURS(TRICES)

 

À toi,

À toi qui lit cette lettre, le soir où j'ai commencé par taper quelques phrases sur le clavier de mon ordinateur, je n'avais pas prévu de faire le livre dont je vais te parler. L'enchaînement des mots a fait qu'aujourd'hui au travers ce texte, j'ai envie de te faire découvrir l'émotion que j'ai vécue en écrivant J'ai eu quinze ans.

Ce n'est pas une autobiographie et encore moins un document, c'est l’histoire d'un amour qui a dû survivre dans une période si noire...

Et au fond, c'est pendant cette période que Jacques et Michel ont pu ne faire qu'un. Sans la force de leur amour, tout aurait certainement été différent.

Trop de gens sacrifiés pour qu'aujourd'hui nous puissions oublier… Malheureusement ces défunts, qui sont les nôtres, sont trop souvent exclus de toutes les célébrations commémoratives.

À l'heure où Michel rencontre Jacques, ce dernier vient d'avoir ses quinze ans et déjà est enfermé parce qu’il aime autrement, qu’il pense différemment de la majorité.

L'amour qu'ils se portent va tenter de les emmener loin, de les faire avancer, vivre, survivre.

Tu l'auras compris, le thème principal de mon livre est l'amour, vécu avec passion et écrite de manière similaire. Dans un contexte historique si cruel qui sera le théâtre de cette relation, un décor malheureusement réel.

Des mots et maux que j'ai eu envie de partager avec toi, souhait désormais possible puisque les Éditions Gaies et lesbiennes publient ce titre.

Dans l'attente de tes commentaires, cher lecteur je t'embrasse...

Par philippe dit phiou - Publié dans : a lire
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Vendredi 24 juillet 2009
  
Visuel : (c) GayClic

Luke & Noah (Van Hansis & Jake Silbermann) seront à Paris le 17 octobre 2009 . Venez les rencontrer !
Luke & Noah (Van Hansis & Jake Silbermann) will be in Paris on October 17, 2009. Come and meet them!
Tous les détails/all details:
http://www.mgcevents.com/ (in French and English)
[ATWT appartient à PGP ; Daily recaps à CBS]

Manifestation contre l'homosexualité au Cameroun

Par Habibou Bangré dimanche 12 juillet 2009, à 13h36 | 1654 vues
Plus de: Cameroun, Eglise

L'archevêque de Douala (sud) et des milliers de personnes ont marché samedi dans cette ville contre l'avortement médicalisé et l'homosexualité, à l'appel de l'Eglise catholique du Cameroun.

 

L'archidiocèse de Douala, la capitale économique au sud du Cameroun, part de nouveau en croisade contre l'homosexualité. Hier, samedi 11 juillet, des milliers de personnes se sont réunies à son appel, lors d'une manifestation de protestation.

Deux associations de droits de l'homme locales, Alternatives-Cameroun et l'Association de défense de l'homosexualité (Adefho), annoncent que l'Eglise catholique a lancé une pétition pour dénoncer la ratification de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples relatif aux droits des femmes (protocole de Maputo). Leur problème? Premièrement, le texte adopté en 2003 par l'Union africaine autorise l'avortement médicalisé. Deuxièmement, il légalise l'homosexualité. D'où la marche d'hier, qui a rassemblé, selon l'archidiocèse, 20.000 personnes (le chiffre n'a pas été confirmé par la police).

Sonnette d'alarme
Or, si la charte incriminée protège bien «les droits reproductifs des femmes», particulièrement en autorisant l'avortement médicalisé, en cas d'agression sexuelle, de viol, d'inceste, elle ne dit pas un mot sur les relations entre personnes de même sexe...

Reste que plusieurs journaux du Cameroun -pays où les homosexuels sont régulièrement brimés, avec la bénédiction ou le concours des médias- ont tiré la sonnette d'alarme. «Ledit protocole demande, d'une manière à peine voilée aux Etats signataires, de lever toutes les barrières juridiques à l'avortement ainsi qu'à l'homosexualité», s'insurge ainsi Le Messager. Moins catégorique, La Nouvelle expression s'interroge: «Est-ce à travers les droits spécifiques des femmes que l'homosexualité ou précisément le lesbianisme va faire son entrée au Cameroun? Le préambule du protocole de Maputo ne demande-t-il pas (...) d'éliminer toutes les formes de discrimination et de violence fondées au sexe?»

Indignation
L'avocate Alice Nkom, présidente de l'Adefho, s'est déclarée «indignée par une telle manipulation» de l'Eglise et des journaux. Elle a d'ailleurs participé à une émission télévisée pour «recadrer les dispositions du fameux protocole de Maputo».

Steave Nemande, président d'Alternatives-Cameroun, dénonce pour sa part «un amalgame» et «une manipulation de l'archidiocèse de Douala visant à braquer l'opinion contre les homosexuels, à en faire des boucs émissaires et à influer sur la politique du gouvernement du Cameroun».

 

Nouveau cas de lesbophobie en Essonne

Par Stéphane Corbin samedi 11 juillet 2009, à 11h47 | 2812 vues
Plus de: lesbophobie

Après Segré et Epinay-sous-Sénart, un troisième cas d'agression lesbophobe à Bondoufle est dénoncé par des associations. Hasard ou triste loi des séries, TÊTU revient sur cette affaire et sur les deux autres en cours.

 

La Coordination Lesbienne en France (CLF) et le Collectif contre l'homophobie (CCH) ont récemment exprimé leur inquiétude face à un troisième cas d'agression lesbophobe, qui s'est déroulé le 7 juin, également dans l'Essonne. Aude et Hélène*, deux lesbiennes quadras, ont retrouvé sur leur pare-brise des lettres d'injures: «Putain de lesbienne, tu pollues la rue» ou encore «Saleté de goudou». La répétition des ces insultes s'est accompagnée d'actes de vandalisme contre le véhicule de l'une d'entre elles. Après avoir déposé plainte, elles ont fait appel à la CLF et au CCH qui indiquent que «la récurrence des agressions lesbophobes prouve bien qu'il ne s´agit ni de faits divers isolés, ni de banals conflits de voisinage.»

«Être considérée comme un déchet, c'est insupportable»
Depuis des années, la CLF se mobilise auprès des lesbiennes victimes d'agressions et de discriminations. Déjà, comme le rappelle Jocelyne Fildard, «nous étions venues en aide financièrement Valérie Goudal, à Sète, dans un cas de discrimination au travail en 2001». Cette fois, cette affaire va marquer un tournant dans l'histoire de la CLF par la concrétisation d'un travail inter-associatif avec le CCH et la volonté «si Aude et Hélène le souhaitent, de nous constituer partie civile pour la défense des intérêts des lesbiennes» ajoute Jocelyne.

Contactée par TÊTU, Aude, qui décrit sa ville et son quartier comme très calmes, se dit «psychologiquement touchée par cette façon d'être considérée comme un déchet, c'est insupportable. Et d'ajouter: Ce qui est encore plus difficile, au delà des injures, c'est cette volonté de s'en prendre à moi en attaquant Hélène.»

Pétition à Segré
Jessica et Virginie (ci-contre) ont finalement dû déménager et aller vivre dans une autre ville proche pour retrouver le calme après le harcèlement de la bande de jeunes lesbophobes (lire l'article de TÊTU). A l'appel de Quazar, de SOS Femmes 49, du Planning Familial, du NPA, et des organisations de Segré, telles la Ligue des droits de l'homme, la CGT, le PS et les Verts, une marche organisée le mardi 30 juin a conduit près de 70 participants de la place de la République à la mairie.

Une délégation a été reçue à la mairie par une adjointe et ensuite par le sous-préfet, Laurent Olivier.  Les associations ont insisté sur la mise en place d'un système local d'alerte simple, permettant aux pouvoirs publics de garantir réellement la sécurité des personnes face à une situation de harcèlement. D'autant que la bande en question est bien connue des services de gendarmerie. La pétition initiée par Quazar sur son site, qui a recueillie près de 1 700 signatures a été remise lundi dernier à Gilles Grimaud, maire de Segré. A l'occasion de cette rencontre, la même exigence a été formulée par les associations insistant sur le rôle d'alerte que la gendarmerie aurait dû avoir plus tôt auprès du maire. Gilles Grimaud, qui a reçu fréquemment Jessica et Virginie, a proposé aux associations de se revoir à la rentrée pour envisager un programme d'interventions en milieu scolaire contre les discriminations.

Epinay-sous-Sénart: à la recherche d'un logement
Cynthia et Priscilla, victimes d'une agression physique le 2 juillet dernier suite à des injures à caractère homophobe de jeunes de leur cité, ont, elles aussi, dû se résoudre à déménager. Elles sont actuellement hébergées chez la mère de l'une d'entre elles, heureusement très aidante dans l'épreuve que vivent ces deux jeunes filles de 21 ans. Dans cette affaire, révélée par le Parisien et dénoncée par SOS Homophobie, deux priorités s'imposent désormais à Cynthia et Priscilla: retrouver un logement et le suivi judiciaire de l'enquête pour la traduction des auteurs de ces agressions devant un tribunal.

Les ressemblances de ces trois affaires, leurs conséquences directes pour au moins deux d'entre elles, poussent les associations à appeler «les pouvoirs publics à traiter les plaintes déposées avec célérité et fermeté afin de mettre un terme à l'insupportable sentiment d'impunité dont pensent bénéficier les auteurs.»

*Prénoms modifiés à la demande des intéressées et des associations.



Entre orage et feux d’artifice, le ciel auxerrois flambait ce Lundi 13 Juillet, dommage la pluie qui s’invite à la fête. Pour le 14, j’ai séché le défilé. Fêter la prise de la bastille et la grande révolution que l’événement annonçait, puis saluer le préfet qui venait d’expulser M Tall vers le Sénégal, il y a des choses que je n’arrive pas à faire. Et de plus, j’avais une bonne raison, ma petite fille, trois semaines, m’attendait à Strasbourg.Elle va bien, les parents semblent s’en tirer aussi mal que nous au même âge. Elle tire déjà la langue, à qui ?, c’est peut-être un peu tôt. Retour à Auxerre les 15, en début de soirée pour tomber sur la caravane du tour de France. Et là, gros coup de blues, le tour de France ne me fait plus rêver.
Et pourtant, vers nos dix ans nous avons, quelques copains et moi-même, passé des heures à écouter Georges Briquet
 ( ?) sur la route du tour, rejoué les étapes en fin d’après-midi avec des billes ou des capsules de bière renversées au fond desquelles nous inscrivions les noms de nos héros : Darrigade, au sprint, Stablinski, Bahamontès, dans la montagne, Anquetil évidemment, Poulidor, comment Poulidor ? et c’était parti pour des engueulades…Pendant des heures, nous jouions dans la poussière jusqu’à ce que nos mères se fâchent, nos pères étaient plus cool parce que c’était Le Tour. Pas un soir sans entendre un ouvrier rentrant du travail qui nous demandait : «  qui c’est qu’a gagné l’étape », nous nous savions et lui disions volontiers avec nos commentaires éclairés. Nous savions tout, de ce que nous avaient appris nos pères et de ce que nous retenions chaque année, mieux que nos tables de multiplication.
Et hier, devant les coureurs, en regardant la caravane, rien. Plus d’émotion.
Qui de nous deux a changé, le tour ? moi ? Les deux sans doute mais je suis certain que le tour a plus changé que moi.

 

Un gay toulousain retrouvé mort

Par Jérôme Gac samedi 11 juillet 2009, à 11h46 | 2558 vues
Plus de: Toulouse, fait divers

Didier Touquet avait disparu depuis un an. Son corps vient d'être retrouvé en Ariège, près de sa voiture accidentée. La police évoque un simple accident de circulation.

 

Depuis le 29 juillet 2008, Didier Touquet, 46 ans, n'avait plus donné signe de vie. Un avis de recherche avait était lancé, et des investigations avaient été entreprises dans le milieu gay après l'ouverture d'une information judiciaire pour «homicide».Malgré la mobilisation de ses amis et des recherches dans la région, même sa voiture restait introuvable.

C'est par hasard que des agents de l'Office national de la chasse et de la faune ont découvert sa voiture accidentée au fond d'un ravin en Ariège, dans la région toulousaine, à la fin du mois de juin. Des analyses ADN sont toujours en cours pour identifier les restes du corps retrouvés dans un état proche de la momification, dans la voiture peu accessible et en partie recouverte par la végétation.

Selon les enquêteurs du SRPJ, «tout laisse penser que nous avons à faire au corps de M. Touquet et qu'il s'agit d'un accident de la circulation, l'un de ses domiciles se trouvant à une quinzaine de kilomètres des lieux».



J'allais écrire un article qui aurait ressemblé à celà, mais comme F Meyroune l'a fait, je vous le laisse en l' état.C'est clair et c'est du temps gagné, et le temps...Bon, je n'ai pas demandé l'autorisation, pas le temps.



"Election du président du Parlement européen:
 
Consensus contre l'intérêt des peuples.
 
Alors que l'Europe est frappée de plein fouet par la crise, que les populations espèrent et attendent de l'Europe des décisions pour changer les choses. Alors que les dogmes ultralibéraux ont fait la démonstration de leur nocivité.
Rien  ne bouge au Parlement Européen!
 
M. Busek candidat à la présidence présenté par le PPE et soutenu par les autres groupes du Parlement de droite, socialistes et verts qui à l'exception du Groupe GUE/NGL n'ont pas présenté de candidat a été  élu.
 
Seule candidate alternative, Mme Eva-Britt Svensson présentée par la GUE/NGL portait les couleurs de la gauche. Ses 10 propositions pour l'Europe ont montré la possibilité de changer vraiment pour peu que la volonté politique soit au rendez vous. Elle a représenté le vote de gauche. Avec 89 suffrages, son score va bien au delà du nombre des députés de notre groupe. Un signe que le groupe GUE/NGL est au service de tous ceux qui veulent faire avancer la gauche.
 
Avec 555 voix sur les 644 députés ayant voté (sur 713 députés), M. Jerzy Buzek est élu au premier tour de scrutin. Ce résultat obtenu grâce à la coalition de la droite, des socialistes et des verts est d'autant plus lamentable que le président nouvellement élu du parlement européen n'avait rien caché de ses orientations libérales.
 
Nous comprenons le sentiment des électrices et des électeurs qui ont voulu voter à gauche en choisissant les listes écologistes ou socialistes et se sentent floués dès le premier jour de session.
 
Dans cette situation qui montre une fois de plus la déroute de la gauche européenne, les peuples d'Europe peuvent compter sur les députés du "Front de gauche" et de la GUE/NGL pour résister à ces politiques désastreuses et les aider à intervenir pour imposer d'autres choix."
Nous sommes tous coupables, même si certains le sont un peu plus que d'autres.Dans l'affaire de la décharge de Pien, on peut comprendre aisément la colère des habitants. Depuis de trop nombreuses années ils voient passer sous leurs fenêtres tout ce que nous rejetons au bas de notre escalier ou devant la grille de notre maison. Jamais vraiment nous ne nous interrogeons sur le devenir de ce que nous posons dans nos poubelles. Nous savons qu'au petit matin, et cela dérange parfois certains, des hommes les embarquent. Nous nous retournons dans notre lit, grognons un peu et, basta, nous n'y pensons plus. Nous sommes donc d'abord tous coupables en ceci que nous ne faisons jamais assez, et certains pas du tout ,l'effort minimum qui permettrait déjà que la quantité de nos ordures baisse considérablement de volume. Tout un travail d'information, de pédagogie reste à faire pour atteindre des résultats de rejets que certains pays connaissent depuis longtemps déjà.
Mais certains sont un peu plus coupables que d'autres et je me tourne vers les élus qui, dans ce département  et sur la communauté de communes, n'ont pas fait le travail qui était le leur et qui aurait du être fait depuis des années. Tri sélectif qui n'a pas été développé suffisamment, il ne suffit pas de distribuer un sac bleu pour ceci, un jaune pour cela, compostage largement insuffisant chez les particuliers et dans les collectifs, taxe chez les grands de la distribution qui n'est absolument pas dissuasive, recherche de sites pour l'enfouissement ultime...Les responsables d'hier, ministre dont ne sait plus très bien quoi, anciens et nouveaux présidents de la communauté, qu'avez vous fait. Des solutions existent, il faudrait peut être que tous nous nous y mettions. Messieurs les élus de la comùmunauté y compris écolo , plutôt que de disserter à longueur de phrases sur le"bien vivre ensemble", agissez. Car le "bien vivre ensemble", les habitants près de la décharge en ont la nausée.
Près de cinquante personnes se trouvaient cet après midi devant les locaux de l'Yonne républicaine. Une journaliste nous a reçus et nous avons pu exprimer notre colère et nos revendications après l'expulsion hier de Mr tall. Plusieurs faits apparaissent clairement aujourd'hui.
les conditions dans lesquelles Mr Tall a été embarqué dans une voiture de police, sans doute caché entre deux sièges ou maintenu dans le coffre,sont tout à fait scandaleuses et nous demandons des explications aux responsables concernés.
La préfecture a ,volontairement ou par ignorance, oublié d'appliquer les termes d'un accord signé en Mai 2009
 par la France et le Sénégal stipulant que dans certaines conditions familiales ou professionnelles un clandestin originaire de ce dernier pays pouvait bénéficier d'une étude approfondie de son dossier.
Nous avons d'autre part dénoncé le silence scandaleux du maire d'Auxerre et de la représentation municipale, excepté pour un élu , dans cette affaire.
Nous avons ensuite marché vers la préfecture où une délégation de quatre personnes emmenée par la représentante de la CIMADE a été reçue par la directrice de cabinet du préfet.
Nous avons demandé des éclaircissements sur les conditions de l'enlèvement de Mr Tall au départ du poste de police, et nous exigeons, dans la mesure où les accords Franco-sénégalais n'auraient pas été respectés, que le préfet de l'Yonne prenne contact avec l'ambassade de France au sénégal pour un rapatriement immédiat afin que son dossier puisse être réexaminé à Auxerre et que Mr tall retrouve ici sa femme et sa fille.
A suivre
Par philippe dit phiou - Publié dans : a lire
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Vendredi 24 juillet 2009
Bonjour,
 
Je souhaitais vous remercier chaleureusement de votre participation au festival Aux Zarbs. Il ne faut pas oublier que sans vous celui ci n'existerais pas, alors encore un grand merci,
et à très vite !
 
Maude Le Marrec
Festival Aux Zarbs
14, Av Courbet
89000 Auxerre
03.86.94.00.89
www.auxzarbs.com





 


Voici la tribune publiée sous la plume de Bernard MORAINE, parue dans les colonnes de l’Yonne Républicaine le 20 juillet 2009, et qui fait suite à l’article de Madame Bourassin, publié le 13.

 

 

 

Dans une tribune parue dans ces colonnes le 13 juillet, l’une de nos opposantes tend à vouloir faire croire aux Joviniens, et à tous les lecteurs de l’Yonne Républicaine, que les élections joviniennes de 2008 ont été invalidées en raison d’une faute qui aurait été commise par la liste que je menais.

 

Je tiens à démentir, avec la plus extrême fermeté, cette tentative que j’apparente à une forme de manipulation de l’opinion. Le mari de cette opposante avait, effectivement, saisi la justice, considérant que nous avions distribué un tract trop tardivement (le samedi matin, veille du scrutin). A aucun moment la justice, ni en première instance (tribunal administratif), ni en appel (Conseil d’Etat) n’a retenu cet élément pour renvoyer les électeurs joviniens aux urnes. L’unique argument retenu par les juges est celui de la distribution, entre les deux tours, d’une correspondance privée de mon prédécesseur. Pour ceux qui auraient encore des doutes, le jugement du Conseil d’Etat est en ligne sur le site de la ville de Joigny : www.ville-joigny.fr.

 

Plus globalement, je tiens à mettre en garde nos opposants, qui pour faire oublier leurs divisions d’antan, tenteraient de créer le scandale, de nourrir la suspicion, y compris en ayant recours à de formidables contorsions : nous ne tomberons pas, ni mes colistiers ni moi, dans ce travers là. Car les Joviniens sont fatigués. Car le projet que nous portons est un projet rassembleur, de nature à permettre un meilleur vivre-ensemble à Joigny. Et ce projet là est incompatible avec une campagne qui s’évertuerait à démolir l’adversaire plutôt qu’à faire des propositions d’avenir. Alors élevons le niveau ! Message reçu ?

 

Bernard MORAINE,

Maire sortant de Joigny.

Par philippe dit phiou - Publié dans : a lire
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Vendredi 24 juillet 2009

J’ai dîné cette semaine avec l’un de mes amis, spécialiste des politiques de prévention sismiques, fin connaisseur de la politique italienne. A l’heure où le G8 prend ses marques à L’Aquila, sur les décombres-mêmes du meurtrier séisme de l’an dernier, il me racontait que les descendants du séisme de Marsica, en 1915, habitaient toujours les baraquements construits à l’époque à la hâte pour reloger les rescapés! Et que les mots de Berlusconi « Il ne leur manque rien, ils ont des soins médicaux, de la nourriture chaude… Bien sûr, leur abri actuel est tout à fait provisoire mais justement, il faut prendre ça comme un week-end en camping » prononcés il y a un an alors que les ruines du séisme de L’Aquila fumaient encore avaient un sens cruel, mais concret, bien au-delà de la provocation à laquelle nous a habitués le sulfureux Premier Ministre italien.

Antoine vient d’écrire pour un grand quotidien national cet article qu’il m’autorise amicalement à reproduire ici. J’imagine qu’il intéressera notamment les lecteurs de ce blog, membres du CEFIJA. Antoine le Blanc est normalien, agrégé de géographie, docteur en géographie et Maître de Conférence. Il est notamment l’auteur de « Les politiques de conservation du patrimoine urbain comme outils de gestion du risque sismique. Trois exemples en Italie : Noto, Assise, Gémone »

 

 

La tenue du G8 cette semaine sur la scène du désastre de L’Aquila nous rappelle, de manière un peu abrupte, que les catastrophes peuvent occasionner un très important bénéfice politique et économique ; au point que certains les attendent parfois avec impatience… A L’Aquila en effet, comme dans de nombreuses autres villes italiennes, l’ampleur de la catastrophe s’explique plus par un système particulier de gestion urbaine, que par le séisme lui-même.

Les Abruzzes sont connus depuis longtemps pour être l’une des zones les plus à risque sismique de la péninsule ; des séismes de magnitude égale à 6,7 sur l’échelle ouverte de Richter ont frappé L’Aquila par le passé, tandis que les séismes de violence moyenne sont fréquents, d’après l’Institut National italien de Vulcanologie et de Géophysique (INGV). Le séisme du 6 avril 2009 était d’une magnitude de 5,8 sur l’échelle de Richter : forte, mais loin d’être exceptionnelle. Des règles strictes de construction sont connues depuis très longtemps dans la région, le respect de normes proprement parasismiques y est obligatoire depuis 1974, et ces dernières ont déjà été renforcées plusieurs fois.

Pourtant, le séisme a fait plus de 300 victimes et détruit une grande partie de la ville, laissant 50 000 personnes sans domicile. Le nombre de victimes et les dégâts matériels sont démesurés par rapport à sa violence moyenne du tremblement de terre. On peut comparer ici avec l’exemple japonais, où des séismes de cette magnitude, pourtant plus fréquents et dans des zones très peuplées, font incomparablement moins de dégâts (comme lors d’une série de violents séismes en 2005).

L’hôpital de L’Aquila, en particulier, est devenu le symbole tragique de malfaçons et de mauvaise gestion du risque sismique. La mise aux normes parasismiques des structures hospitalières est pourtant le principe le plus fondamental de toute gestion du risque sismique, puisque l’hôpital est le lieu de soin le plus important en cas de catastrophe. L’hôpital de L’Aquila était neuf, inauguré en 2000. Or il s’est effondré : ses piliers n’étaient pas aux normes parasismiques. Une enquête a été ouverte par le procureur de L’Aquila, suite à la découverte de ces malfaçons dans les constructions.

La situation témoigne de l’insuffisance des contrôles sur les réalisations des chantiers de construction et de réparation. C’est ici le maillon le plus faible de la chaîne de responsabilité. Dans certaines régions italiennes, moins de 10 % des chantiers sont contrôlés, et encore cette statistique ne concerne que la construction légale.

Dans la région sismique de L’Aquila, de nombreux édifices monumentaux s’étaient déjà écroulés et avaient été reconstruits. La cathédrale, entre autres, s’était déjà effondrée plusieurs fois, et le bâtiment actuel est une œuvre reconstruite. Mais dans bien des cas, les travaux fréquents de restauration privilégient la rénovation de façade plutôt que la réparation et la consolidation de la structure, ce qui revient à fragiliser l’édifice face au risque sismique.

Défauts de construction non réparés, consolidations parasismiques non effectuées, restaurations mal réalisées, alertes non écoutées : ces facteurs de risque sont récurrents, voire systématiques. La catastrophe était prévisible mais n’a pas été prévenue, et a même été accélérée par différentes actions.

Certains acteurs politiques et économiques y trouvent leur compte. Qu’une tragédie soit exploitée à des fins politiques ou lucratives n’est pas une invention récente. Le pouvoir s’affirme plus dans les situations de crise que dans la mise en place de politiques de prévention. La prévention implique d’interdire des constructions, et d’imposer des coûts supplémentaires à des électeurs dans des objectifs abstraits, pour un risque théorique, considéré comme lointain. A l’inverse, la gestion de l’urgence est extrêmement rentable politiquement, car les autorités peuvent déplorer la catastrophe « naturelle » aux côtés des victimes et annoncer des aides d’urgence. La réaction rapide des reponsables politiques et leur présence sur les lieux d’une catastrophe sont souvent très médiatisées.

Au plan économique, la fréquence irrégulière et l’intensité non prévisible des séismes sont de fait compensées par un système qui augmente la vulnérabilité des bâtiments et concentre les moyens sur un petit nombre d’édifices : de sorte que, si les séismes sont rares ou irréguliers, les dégâts causés sont, eux, beaucoup plus fréquents et réguliers ; les marchés de la reconstruction sont stabilisés. La reconstruction du Frioul après 1976 a coûté près de 10 milliards d’euros à l’Etat italien ; celle de la région de Naples après le séisme de 1980 a coûté 30 milliards d’euros ; celle de la région d’Assise après 1997, déjà plus de 8 milliards d’euros. Après le séisme de L’Aquila, le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni a estimé les dégâts à 12 milliards d’euros. Ainsi les marchés de la reconstruction sont non seulement lucratifs, mais stabilisés.

Cet afflux massif et régulier d’argent engendre des craintes quant à son utilisation, craintes étayées par la fréquence des malfaçons et renforcées par la rareté des contrôles sur les constructions. A L’Aquila, à peine l’argent de la reconstruction commence-t-il à être distribué, que la polémique sur son utilisation apparaît. Dans un premier temps, le maire Massimo Cialente avait nommé comme délégué à la reconstruction Pierluigi Tancredi, un conseiller communal déjà condamné plusieurs fois par la justice pour sa gestion frauduleuse de l’argent public. Les protestations des habitants ont poussé ce conseiller à démissionner de cette charge. Mais la polémique n’est pas close, car l’homme que le maire a désigné pour le remplacer, Mario di Gregorio, a également été condamné à de la prison pour prise illégale d’intérêts.

Un autre facteur, le tourisme, intervient pour consolider ce système, en accentuant la différence de traitement entre bâtiments patrimoniaux et habitations.

Pour la reconstruction, les habitations ne sont pas considérées comme prioritaires par rapport aux édifices patrimoniaux. Certes, les motivations identitaires et culturelles sont très importantes, et l’histoire justifie l’attention portée aux monuments. Mais le contraste entre patrimoine monumental et habitations est croissant, et parfois choquant. Par exemple, à Assise, après le séisme de 1997, d’immenses moyens ont afflué du monde entier pour restaurer la basilique de Saint-François et d’autres monuments, en urgence, avant le grand jubilé de l’an 2000. Pendant ce temps, la population locale n’a pas eu droit aux mêmes égards : douze ans après le séisme, plus de 500 personnes sont encore logées dans des préfabriqués. La dynamique touristique est essentielle, puisque le séisme de 1997 avait causé une baisse de plus de 33 % de la fréquentation touristique à Assise l’année suivante.

Or, on reconstruit de plus en plus à l’identique le patrimoine monumental détruit, type de reconstruction qui coûte extrêmement cher ; par exemple, la reconstruction à l’identique de la cathédrale de Noto (Sicile), qui s’était effondrée en 1996, a coûté plus de 40 millions d’euros. A l’inverse, on ne reconstruit jamais à l’identique les maisons détruites, dont l’importance collective est jugée moindre. Les maisons déstabilisées par un séisme sont donc le plus souvent rasées, et les habitants sont évacués. Le problème est qu’en Italie, cette reconstruction, contrairement aux discours politiques convenus, prend des années, voire des décennies. Depuis le séisme du Molise en 2002, un millier de personnes vivent encore dans les préfabriqués. Les sans-abri du séisme du Belice, en 1968, ont habité des baraquements jusqu’en 2006. Plus de 4000 personnes habitent encore dans les baraquements construits après le séisme de Marsica en 1915 ! Après le séisme de Messine en 1908, des baraquements avaient été installés : 10 000 personnes, descendants des victimes, logent encore dans plus de 3300 de ces baraquements (mais la cathédrale de Messine, elle, avait été reconstruite à l’identique)…

En outre, quand la reconstruction est effective, elle modifie considérablement la façon de vivre la ville. Gémone, petite ville du nord de l’Italie, presque entièrement détruite par un violent séisme en 1976, illustre bien cette tendance. La cathédrale et quelques autres monuments ont été reconstruits à l’identique. Le reste de la ville a été reconstruit rapidement, mais les habitants du centre ont changé leurs habitudes et leur lieu d’habitation. La vie est descendue dans la plaine : le cœur historique ancien ne bat plus ; il tente une reconversion touristique. Juste à côté, le village de Venzone a, lui, été entièrement reconstruit à l’identique. Il est devenu une destination touristique, un village musée que ses habitants ont quitté.

A L’Aquila, les milliers de personnes logées sous les tentes savent que leur « week-end en camping » (expression employée par Silvio Berlusconi lors de la mise en place des campements d’urgence) risque de durer plusieurs années. Mais le centre historique, lui, sera reconstruit rapidement ; et probablement à l’identique. En attendant le prochain tremblement de terre ?


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Fiche technique :
Avec Yasmine Belmadi, Pierre-Loup Rajot, Mohammed Damraoui, Margot Abascal, Dora Dhouib, Karim Belkhadra, Réjane Kerdaffrec et Malik Zidi. Réalisation : Sébastien Lifshitz. Scénario : Stéphane Bouquet & Sébastien Lifshitz. Montage : Stéphane Mahet & Jeanne Moutard. Directeur de la photographie : Pascal Poucet. Musiques : AKHENATON, Rob DOUGAN, L'orient imaginaire et ALLA.
Durée : 48 mn. Disponible en VF.

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Résumé :
Rémi, 18 ans, participe un jour à un casting pour rompre la monotonie de sa vie. Marc, le réalisateur, est charmé par Rémi. Les deux hommes couchent ensemble. Déboussolé par cette expérience ainsi que par la maladie de son père, Rémi erre dans les rues, multipliant les rencontres sexuelles, filles et garçons confondus.

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L’avis d’Olivier Nicklaus :
L'adolescence est l'un des grands sujets du cinéma d'ici, de Truffaut à Téchiné pour prendre des exemples presque clichés. Dans ce moyen métrage (45 mn), Sébastien Lifshitz se montre largement à la hauteur de l'héritage en renouvelant avec talent la manière de filmer la douleur et l'exaltation de cet âge des possibles.

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Son adolescent, Rémy, un lycéen d'origine maghrébine, se rend un jour à un casting où il se fait draguer par le metteur en scène. Cette scène houleuse et tendue est le centre nerveux du film. A tel point que Sébastien Lifshitz l'a fragmentée et disséminée tout au long du récit. Une formidable intuition qui engage à parler de metteur en scène à son propos. Car entre deux plans du casting au sens strict, les autres scènes deviennent le casting de l'identité que Rémy se cherche. Face à son père, il tient le rôle du fils prévenant et travailleur. Face à sa soeur, il joue le grand frère méditerranéen et responsable.

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Face au personnage de Margot Abascal, il s'essaie à l'emploi d'amoureux. Mais il est surtout préoccupé par les garçons. Un rôle un peu ingrat quand on a 18 ans : Rémy a bien du mal à articuler le "Je suis pédé" fatal. Au détour d'une scène, dans les toilettes sombres d'un sex-shop de la rue Saint-Denis, il rencontre un garçon pour une relation qu'on imagine purement sexuelle. Et puis une tendresse amoureuse prend le relais, et sans que grand-chose se soit passé ou dit, on sent Rémy délesté à la fin de la scène. Ce partenaire de passage est incarné par Sébastien Lifshitz lui-même, doublement présent par ce rôle et par le personnage du metteur en scène.

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Une transparence un peu soulignée, mais après tout pas si courante. Et si le film échappe à la pure théorie, à la maîtrise stérile, c'est à la faveur de trouées bienvenues dans la narration. Ainsi, ce beau plan au début du film où une araignée court sur le torse nu de Rémy. La scène n'offre que ça, mais l'offre complètement. Plus tard, on sentira de façon presque épidermique la rumeur de la nuit. En ce sens, le film mérite complètement son titre. Les corps y sont à vif. Les sens, en alerte. Et pendant la fameuse scène de casting à répétition, la plus violente, Yasmine Belmadi et Pierre-Loup Rajot se donnent généreusement dans un affrontement intime. Mais vient quand même un moment où le spectateur se sent de trop. Il est alors temps que Les Corps ouverts se referme.

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Ce qu’en pense Vincent Dieutre :
Les Corps ouverts
est un film envoûtant. Rien ne nous sera imposé, ni la sacro-sainte histoire, ni aucun jugement ou analyse. Il faut tout ouvrir comme disent les danseurs, s'ouvrir au film comme son jeune personnage s'ouvre au monde.
Un monde auquel Rémi cherche avec nonchalance à donner un sens tant bien que mal. Pour cela, au gré des rues, des hasards, des rencontres, il glane des bouts de certitudes, des sensations imprécises. C'est Paris, c'est aujourd'hui, c'est, très exactement la peinture d'un éclatement de soi.

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Et le film avance, entre l'affection d'un réalisateur aux projets vagues, le père qu'il faut aider à mourir doucement, et l'errance de ce jeune homme bientôt adulte, à la recherche de sa sexualité. Pas pressé de trouver, la flânerie est si belle. Il apprendra qu'il est beau, qu'il est fils d'immigré, et qu'il a le droit d'être aimé. Et nous, de cette balade instable, entre boites de nuit et cuisine vieillotte, entre masculin et féminin, nous n'aurons que les brides, les morceaux choisis.
Alors on pense à Pasolini, à Warhol, mais Les Corps ouverts est d'abord un film extrêmement contemporain, touchant et tendu. Sebastien Lifshitz arrive à y dire la complexité du monde, des gens, et des situations, sans tricher ni grossir : car il plonge son cinéma comme son spectateur, dans la fragile sidération du fragment.

Pour plus d’informations :

Tour de France : pour doper l’action le 16 juillet !

 

L’Union Locale de Tonnerre, en lien avec l’Union Départementale, a décidé d’une action le jour du départ du tour de France de Tonnerre le 16 juillet 2009 pour mettre en avant le problème de l’emploi sur le bassin tonnerrois.  Le but de cette manifestation est d’exprimer nos revendications, notre colère devant le laxisme des élus locaux, pas de nuire au Tour de France. L’organisation du Tour a autorisé une prise de parole CGT avant le départ, vers 11h.

Les Tonnerrois sont bien évidemment appelés par l’Union Locale à être nombreux au départ. Mais, peut-être que certains d’entre vous feront aussi le déplacement pour assister au spectacle de la grande boucle ?

RDV à partir de 10h30 devant les locaux de l’UL CGT de Tonnerre. 

Bonjour

C'est parti pour un week end Glamour !

Vendredi prochain c'est la Nuit des célibataires, si vous êtes à la recherche de l'âme soeur c'est votre soirée !

Samedi soir : Jet set, glamour, classe et élegance : Welcome to St Tropez pour la "Nuit Blanche" L'entrée vous sera offerte si vous êtes vêtus entièrement de blanc !

 

 

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